Actions menées par le C.H.S. : historique
 
 
 
  1925-1994  
           
  1925-1944
Le Comité d'Hygiène Sociale de la Drôme (C.H.S.) fut créé en 1925, pour faire face aux fléaux sociaux et plus particulièrement à la tuberculose. Il prit le relais du Comité Départemental d'Assistance et de Préservation Antituberculeuse, fondé en 1925, à l'initiative de la Fondation Rockefeller.
En 1927, deux ans après sa création, le CHS fut reconnu d'utilité publique.
Pour mener à bien sa mission d'hygiène sociale, il mit en place des dispensaires à Valence, Montélimar, et Romans, dont il put assumer le fonctionnement grâce à la Campagne du Timbre Antituberculeux menée auprès d'un public généreux. Le Comité National de Lutte contre la Tuberculose de son côté prenait en charge une partie des rémunérations du personnel médical.
A partir de 1934, d'autres dispensaires furent créés à Crest, Die, Nyons, St Vallier. Tous assuraient par leur service médical (médecins spécialistes, infirmières visiteuses) des consultations hebdomadaires gratuites et le cas échéant les formalités de placement des malades dans les établissements de cure.
D'autre part, les dispensaires furent mis à contribution pour participer à l'oeuvre de la Filiale Drômoise de l'Oeuvre Grancher pour placer en famille saine, des enfants vivant en milieu tuberculeux. Chaque année, quelques 60 enfants allaient ainsi en bénéficier.
En 1937, le CHS organisa aussi ses premières colonies de vacances, maintenues pendant la guerre grâce à l'appui du Comité Départemental de la Croix Rouge. De même, ses autres missions furent maintenues avec l'aide du département.

 
     
 
La tuberculose :
Maladie infectieuse et contagieuse longtemps restée incurable, la tuberculose frappa de plein fouet jusqu'au milieu du vingtième siècle, faisant des dizaines de millions de victimes. Parmi celles-ci, Voltaire emporté par la maladie en 1778, Frédéric Chopin (1841), Alfred de Musset (1847), Franz Kafka (1924), George Orwell (1950)...
Causée par le bacille de Koch (microbe découvert en 1882 par Robert Koch) et transmise par simple respiration, la tuberculose s'attaque le plus souvent aux poumons, mais peut toucher d'autres organes.
Depuis les années 50, la vaccination du BCG, les traitements antibiotiques adaptés, l'amélioration des conditions d'hygiène ont permis de faire reculer sensiblement l'épidémie.
Néanmoins, cette maladie qu'on croyait oubliée, reste encore aujourd'hui l'une des premières causes de mortalité en Asie et Afrique subsaharienne, et a réapparu dans les pays industrialisées, sous une forme souvent résistante aux traitements.
 
     

1945-47
Une série d’ordonnances sur la réorganisation des services de Santé annonça la création d'une Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales. Le C.H.S. fut alors privé de sa mission principale, la gestion des dispensaires incombant à la nouvelle D.D.A.S.S. On lui attribua néanmoins la mission des aides, en collaboration avec les dispensaires, la poursuite des Campagnes du Timbres, ainsi que la gestion de la filiale Oeuvre Grancher. De même, l’organisation des colonies de vacances reprit à partir de 1946.

1947-1991
Privée de sa vocation principale, l'association drômoise chercha alors de nouvelles orientations. Grâce à ses fonds de réserves, elle put acquérir le vaste domaine de Cavalière, propriété située au Lavandou (83). L'objectif était double : créér un centre d'accueil pour enfants drômois déficients (l'Aérium "la Mariène" fonctionna de 1950 à 1958) et un centre de colonies de vacances.
Ce dernier fut réalisé par la construction de pavillons dortoirs, financés par les villes de Montélimar, Romans et Valence, le C.H.S. prenant à sa charge l'édification des services communs : cuisine, réfectoire, infirmerie, sanitaires... Un quatrième pavillon vit le jour associant à ce grand projet intercommunal les villes de Bourg-lès-Valence, Portes-lès-Valence, Chateauneuf-du-Rhône, Pierrelatte, Saillans, Crest, St Vallier. Ce centre de vacances d'une capacité d'accueil de 225 enfants fonctionna ainsi dès 1952.
En complément, une villa ("Les Stoechades") avec accès direct à la plage fut acquise et réaménagée pour permettre les activités de baignades des enfants (sanitaires, douches de rinçage, infirmerie...) ...) et la pratique d’activités nautiques comme la voile.
Autant d'infrastructures qui jusqu'à la vente du domaine de Cavalière en 1991, permirent ainsi l'accueil de colonies, de classes de mer, de stages sociaux éducatifs, de stages sportifs ou de séjours médicaux (handicapés, services d'hôpitaux, maisons de retraites...)

1992-1994
Suite à la vente du domaine de Cavalière, le C.H.S. décida de redéployer ses activités en faveur de la lutte des fléaux sociaux, par un soutien financier à diverses structures drômoises. En 1994, il réalisa d'importantes donations à :

- la Ligue pour l'Adaptation du Diminué Physique au Travail (L.A.D.A.P.T.), association reconnue d'utilité publique depuis 1934 : la donation de cinq millions de francs a ainsi permis l'extension et la restructuration des locaux du Centre des Baumes, centre de rééducation fonctionnelle de Valence.

- la Fédération des Oeuvres Laïques (F.O.L.) : la donation de deux millions de francs a financé la rénovation du Centre de Montagne de la Jarjatte (26), centre de vacances.

- l’Oeuvre St Jeannaise : la donation d'un million de francs a permis la rénovation du Centre de Vacances de St Tropez (83), un centre de vacances pour tous (familles, groupes sportifs, enfants, personnes âgées...)

 
     
 
Les présidents du CHS depuis sa fondation

1925-1933 : Docteur Paul-Louis SIMON - médecin général des troupes coloniales envoyé en Inde anglaise par l'Institut Pasteur, il découvrit le mode de transmission de la peste en 1898.
1933-1948 : M. Paul LOUBET, fils du Président de la République Emile LOUBET, Conseil Général de Montélimar
1948-1984 : Docteur André DUSSAUT, ancien médecin spécialisé des dispensaires, phtisiologue puis médecin radiologue à Romans
1984-1985 : M. Henri BOURRETTE, chef divisionnaire honoraire de la Préfecture de la Drôme puis directeur départemental de la D.D.A.S.S.
1986-1988 : M. Maurice PIC, Sénateur, Président du Conseil Général de la Drôme et Maire de Montélimar
Depuis 1988 : M. Roger LERON, ancien 1er adjoint au Maire de Valence, ancien Député et Conseiller Régional, Président de l’ACNUSA (Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires)
 
     
  voir suite : 1995-2001  
     
 
 
 
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