| Le contexte national
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L’urgence en matière de santé est généralement
définie comme « un phénomène qui survient de
façon brutale et inattendue, qui surprend et inquiète—à
tort ou à raison- l‘intéressé et/ou son
entourage ». Alors que le terme d’urgence peut-être
associé à une détresse vitale, cette définition
souligne la nécessité d’une réponse rapide à
toute demande non programmée quelle que soit la gravité du
problème. En dehors du secteur libéral, l’organisation de la
prise en charge des urgences repose sur des services du secteur public et
privé. Dans le domaine public, la prise en charge est assurée
par le service d’aide médicale d’urgence (SAMU), les services mobiles
d’urgence et de réanimation (SMUR), les services d’accueil des
urgences des hôpitaux (SAU), les unités de proximité,
d’accueil et de traitement des urgences (UPATOU), les sapeurs-pompiers, les
centres anti-poisons, la police et la gendarmerie. Dans le domaine
privé, il s’agit des médecins libéraux, des ambulanciers
libéraux, des établissement privés de soins et des
associations humanitaires.
Depuis le début des années 1990, les SAMU et les
sapeurs-pompiers de tous les départements sont incités
à collaborer et à interconnecter leurs centres d’appels -centre
de réception et de régularisation des appels (CRRA) pour le
SAMU et centre de traitement de l’alerte (CTA) pour les sapeurs-pompiers.
Cela permet une meilleure orientation et adaptation des réponses en
fonction de la demande exprimée : conseil médical, choix du
mode d’intervention et du mode d’acheminement des malades. De nombreux
départements ont signé des conventions SAMU/SDIS (services
d’incendie et de secours) leur permettant d’opérer conjointement.
L’acheminement médicalisé des urgences vers les
établissements hospitaliers est assuré principalement par les
sapeurs-pompiers et les SMUR. En 2002, les 389 SMUR répartis sur le
territoire français ont effectué près de 647 000
sorties. Entre 1997 et 2002, l’activité des services d’urgence
hospitaliers a progressé (+30%) alors que la part d’hospitalisation
qui en découle diminue. En 1997, ces services enregistraient
près de 11 millions de passages suivis dans 30% des cas par une
hospitalisation, contre un peu plus de 14 millions de passages suivis de
18% d’hospitalisations en 2002.
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| La situation dans la Drôme
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Faits marquants
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La Drôme dispose en 2003 d’un service d’accueil des urgences, d’un SAMU, de trois SMUR et de 3 UPATOU .
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122 000 passages dans les services d’urgence hospitaliers ont été comptabilisés en 2003, dont 13% ont donné lieu à une hospitalisation.
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Les SMUR du département ont effectué près de 5 000 sorties en 2002.
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En 2003, les sapeurs-pompiers ont effectué un peu plus de 18 000 sorties sanitaires, dont 15% pour accidents de la circulation.
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Indicateurs
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Les structures de prise en charge de l’urgence dans la Drôme
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En 2003, la Drôme dispose d’un service d’accueil des urgences (SAU),
dépendant du centre hospitalier de Valence. Le département dispose
également d’un SAMU avec un centre 15, situé à Valence, de trois
SMUR (Valence, Montélimar, Romans/Saint-Vallier) et de trois unités de
proximité, d’accueil, de traitement et d’orientation des urgences (UPATOU),
installées à Montélimar, Die et dans les hôpitaux
Drôme-Nord (Romans, Saint-Vallier). Il existe aussi un centre de consultations
non programmées au centre hospitalier de Crest. De plus, la clinique Pasteur,
située dans la partie ardéchoise de l’agglomération de Valence
accueille de nombreux drômois au sein de son UPATOU.
Les sapeurs pompiers disposent d’un réseau de trois centres de secours
principaux (CSP), de dix-huit centres de secours (CS) et de soixante-cinq centres de
premières interventions (CPI).
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| Structure de prise en charge et de régulation des urgences en 2003
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Sources : INSEE (estimations) Exploitation ORS
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SAMU (Service d’Aide Médicale Urgente) et Centre 15 : Service ou pôle
d’activité hospitalier chargé de la réception et du traitement
des appels médicaux d’urgence, de l’organisation et de l’enseignement des
secours médicaux, de la coordination des transports médicalisés
et de la préparation de l’accueil hospitalier des malades, des blessés
ou des parturientes.
SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) : Service ou pôle
d’activité d’un service hospitalier chargé d’apporter hors de l’enceinte
hospitalière des soins aux malades et aux blessés et de les transporter
dans des conditions de réanimation satisfaisantes en lien avec le SAMU.
SAU (Service d’Accueil et de Traitement des Urgences) : Service d’urgence hospitalier.
Les SAU font l’objet d’une habilitation et doivent répondre à des normes
en matières d’équipement, en particulier la présence d’un plateau
technique important pouvant prendre en charge les urgences lourdes.
UPATOU (Unité de Proximité, d’Accueil, de Traitement et d’Orientation des
Urgences) : unité de proximité qui accueille et procède à
l'examen clinique de toute urgence, y compris psychiatrique. Si elle ne peut pas traiter
elle-même la pathologie, elle réoriente les patients vers les structures de
soins ad hoc.
POSU (Pôle Spécialisé d’Urgence) : crée à titre
exceptionnel, il a vocation à prendre en charge des soins hautement
spécialisées, touchant un même organe ou une même fonction.
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13% des passages aux urgences se soldent par une hospitalisation
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En 2003, les services d’accueil et de traitement des urgences de la Drôme ont
enregistré 121 789 passages soit un taux de 269 passages pour 1 000
habitants, supérieur au niveau national (241) et régional (244).
Seulement 13% de ces passages donnent lieu à une hospitalisation. Le nombre
d’hospitalisations pour 1 000 habitants après passages aux urgences est
moins élevé que la moyenne nationale mais au même niveau que la
moyenne régionale : 36 hospitalisations pour 1 000 habitants dans le
département contre 44 au niveau de la France et 34 en Rhône-Alpes.
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| Activité des services d’accueil des urgences dans les hôpitaux en 2003
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Sources : DRASS-DRESS (SAE), INSEE (estim.) Exploitation ORS
* Taux pour 1 000 habitants
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45 000 personnes accueillies en SAU et 77 000 en UPATOU
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Au cours de l’année 2003, 45 000 personnes ont été
accueillies au service d’accueil et de traitement des urgences de Valence, soit
plus d’un tiers des passages aux urgences dans la Drôme. Le reste des
passages aux urgences se répartissent entre les 3 UPATOU du département,
dont près de 50% à Montélimar et 43% à Romans/Saint-Vallier.
C’est dans l’UPATOU de Romans/Saint-Vallier que les hospitalisations sont les plus
nombreuses (près de 20%). Elles sont inférieures à 10% à
Valence.
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| Activité des services d’accueil des urgences dans les hôpitaux de la Drôme en 2003
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Sources : DRASS-DRESS (SAE), INSEE (estim.) Exploitation ORS
* Taux pour 1 000 habitants
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Un taux de sortie des SMUR supérieur à la moyenne nationale
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Les 3 services mobiles d’urgence et de réanimation (SMUR) de la Drôme
ont effectué environ 5 000 sorties en 2002, soit 11,2 sorties pour
1 000 habitants, un taux supérieur à la moyenne nationale
(10,5) et régionale (9,3). Les sorties se divisent en deux
catégories : sorties primaires (vers un lieu de détresse)
et secondaires (transport d’un établissement de soins vers un autre).
En 2002, les sorties primaires représentent, comme au niveau national,
79% du total des sorties dans le département, contre 76% au niveau
régional.
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Activité des services des SMUR en 2002
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Sources : DRASS, DRESS, INSEE (estimations) Exploitation ORS
* Taux pour 1 000 habitants
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81% des sorties primaires sont suivies d’un transport médicalisé par le SMUR
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Dans la Drôme, 8 sorties primaires du SMUR sur 10 sont suivies d’un transport
médicalisé, soit une part équivalente à celle de la
région (80%), mais supérieure à celle de la France (71%). Parmi
les sorties suivies d’un transport médicalisé, 83% des patients sont
transportés vers l’établissement siège du SMUR.
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Les sorties primaires des SMUR en 2002
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Sources : DRASS, DRESS, INSEE (estimations) Exploitation ORS
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18 000 sorties sanitaires effectuées par les sapeurs-pompiers en 2003
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En 2003, les sapeurs-pompiers de la Drôme ont réalisé un peu plus de
18 000 sorties sanitaires, soit 64% de leur activité globale. Les interventions
pour accidents de la route représentent 15% des sorties sanitaires. Par rapport aux
statistiques nationales et régionales, la Drôme se caractérise par une
fréquence importante de sorties dues à des accidents de la circulation (6,1
sorties pour 1 000 habitants, contre 5,4 sur l’ensemble de la France et 4,7 en
région Rhône-Alpes).
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Activité sanitaire des sapeurs-pompiers en 2003
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Sources : Direction de la sécurité civile, INSEE Exploitation ORS
* Nombre de sorties pour 1 000 habitants
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| Adresses utiles
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SAMU
Tél. : 15
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Police
Tél. : 17
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Pompiers
Tél. : 18
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Centre Anti-poisons (Lyon)
Tél. : 04-72-11-69-11
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Urgences du Centre Hospitalier de Valence
Accueil Tél. :04-75-75-74-19
Hospitalisation Tél. : 04-75-75-72-14
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Urgences du Centre Hospitalier de Montélimar
Ligne urgences Tél. : 04-75-53-40-39
Secrétariat Tél. : 04-75-53-40-42
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Urgences du Centre Hospitalier de Romans
Tél. : 04-75-05-75-06
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Urgences du Centre Hospitalier de Saint-Vallier
Tél. : 04-75-23-80-50
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Urgences Centre Hospitalier de Crest
Secrétariat Tél. : 04-75-25-37-10
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Préfecture de la Drôme
3, boulevard Vauban
26000 VALENCE
Tél. : 08-21-80-30-26 – Fax : 04-75-42-87-55
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Ministère de l’Intérieur
Direction de la Sécurité Civile
11, rue Cambacérès
75008 PARIS
Tél. : 01-40-07-60-60
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