Fiche actualisée en mai 1999. Consulter la version 2004
 
   
     
 


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FICHE SANTE DROME
LA CONSOMMATION DE SOINS EN LIBERAL

Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
     
     
 
 
 
  Selon les Comptes Nationaux de la Santé, la consommation médicale totale a atteint en France 716 milliards de francs en 1996, soit en moyenne 12 300 F par habitant. Un peu moins de la moitié de cette somme (49%) est consacrée aux soins hospitaliers, 27% aux soins ambulatoires, 18% aux médicaments et 2% à la médecine préventive. Depuis 1970, la croissance en volume de la consommation médicale ralentit : un peu moins de 5% en moyenne chaque année entre 1985 et 1990, moins de 2% par an entre 1993 et 1996.
La plus grosse partie de la dépense de santé n’est pas déboursée directement par les ménages : ainsi, lors de soins en milieu hospitalier, les patients ne font pas l’avance de frais. Par ailleurs, la part des dépenses qui restent à la charge de l’assuré varie selon le type de soins : l’assurance maladie finance 89% de l’ensemble des dépenses hospitalières, contre seulement 57% des soins ambulatoires et 33% des soins dentaires en 1996.
Selon le type de soins, on observe de profondes disparités de consommation entre groupes de population. En ce qui concerne les soins de ville, les femmes sont plus consommatrices que les hommes mais cette règle générale admet des exceptions aux âges extrêmes de la vie, chez les nouveaux-nés et les personnes âgées ... qui sont par ailleurs les plus forts consommateurs d’actes de médecin. Le milieu social influence également la consommation médicale. Le nombre moyen d’actes de spécialistes par habitant varie pratiquement du simple au double entre les ouvriers et les exploitants agricoles d’une part, les cadres et les professions agricoles d’autre part. En revanche, les recours aux généralistes sont nettement plus fréquents chez les agriculteurs que chez les cadres supérieurs, avec cependant des écarts de niveau de consommation moins importants que pour les spécialistes. En matière d’hospitalisation, la hiérarchie est quasiment inversée. Le taux d’hospitalisés est maximal pour les membres des ménages d’ouvriers et minimal pour ceux d’artisans-commerçants et de cadres supérieurs.
Entre 1985 et 1994, les recours aux spécialistes ont augmenté plus rapidement que les recours aux généralistes, avec respectivement un taux de croissance annuel moyen de 4,3% et 1,3%. Selon les résultats de l’enquête santé, les soins dentaires sont le seul domaine où le nombre d’actes par habitant n’augmente pas.
 
 

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  Faits marquants  
 
>   Le nombre d’actes d’omnipraticiens par habitant s’élève à 4,5 en 1996, et celui des actes de spécialistes à 3,7.
>   Le nombre d’actes de spécialistes par habitant est équivalent à la moyenne française ; il a fortement progressé, en particulier pour les psychiatres.
>   Le nombre d’actes d’infirmiers par habitant s’est accru de près de 50% entre 1990 et 1996.
 
     
 
Précision

Les données présentées sur cette fiche, fournies par le département statistique de la CNAMTS, sont issues du SNIR (système national inter-régime), système d’information qui concerne l’activité libérale des professions de santé ayant donné lieu à remboursement par les caisses des différents régimes d’assurance-maladie.

Ces données de remboursement constituent des indicateurs de consommation médicale en secteur libéral, c’est-à-dire en secteur ambulatoire et en cliniques privées.

Leur utilisation dans cette perspective doit toutefois tenir compte d’un certain nombre de limites : tout d’abord, les données concernent l’activité de professionnels de santé libéraux du département, et non les remboursements d’actes ou de prescriptions à la population domiciliée. La consommation est donc surestimée dans les départements touristiques, ainsi que dans ceux qui sont attractifs en termes de soins (lieux de cures thermales, villes de CHU...).
 
     
  Indicateurs  
 
>   Une consommation d’actes d’omnipraticiens* inférieure à la moyenne française
    Au cours de l’année 1996, les omnipraticiens exerçant dans la Drôme ont effectué environ 1,9 millions d’actes et les spécialistes 1,6 millions. Rapportés à la population drômoise, ces nombres correspondent à 4,5 actes par habitant pour les omnipraticiens (cf encadré) et à 3,7 pour les spécialistes.
La consommation d’actes d’omnipraticiens par habitant est relativement élevée par rapport aux autres départements rhônalpins (moyenne régionale : 4), mais inférieure à la consommation moyenne en France (4,9). Rhône-Alpes est l’une des régions les plus faiblement consommatrices, après l’Ile-de-France. Dans une certaine mesure, l’écart par rapport à la moyenne régionale peut s’expliquer par la proportion importante de personnes âgées dans ce département.
Le nombre moyen d’actes de spécialistes par habitant (3,7) est très proche des moyennes régionale et nationale.

* Médecins généralistes et médecins ayant un mode d’exercice particulier : homéopathes, acupuncteurs...
    Nombre d'actes d'omnipraticiens par habitant en 1996
   
Source : CNAMTS-SNIR

Omnipraticiens :
(1) consultations
(2) visites
(3) autres (actes en K, Z...)
    Nombre d'actes de spécialistes par habitant en 1996
   
Source : CNAMTS-SNIR

Spécialistes :

(1) consultations
(2) autres (visites, actes en K, Z...)
     
>   Une croissance de 10% des actes d’omnipraticiens entre 1990 et 1996
    Le nombre d’actes d’omnipraticiens par habitant est passé de 4,1 à 4,5 entre 1990 et 1996, soit une croissance de 10%, comparable à celle observée sur l’ensemble de la France (+ 8%). Cette hausse concerne uniquement les consultations (+ 19%), alors que le nombre de visites par habitant a légèrement diminué entre ces deux années.
    Nombre d’actes par habitant effectués par des omnipraticiens en 1990 et en 1996
   

Sources : CNAMTS-SNIR, INSEE (estimations)
     
>   Une forte progression des actes de psychiatrie
    Globalement, les recours aux spécialistes sont à peu près aussi fréquents en Rhône-Alpes qu’en France, avec un nombre moyen d’actes par habitant s’élevant à 3,7 en 1996 (3,9 au niveau national). Depuis 1990, ce taux s’est accru de 24%.
Parmi les principales spécialités, la radiologie est celle qui génère le plus grand nombre d’actes (20% des actes de spécialistes dans la Drôme), suivie par la gynécologie-obstétrique et la cardiologie.
Le nombre d’actes a progressé pour l’ensemble des spécialistes, mais à un rythme très variable selon la discipline. Les taux de croissance les plus élevés sont observés pour les actes de dermatologie (+ 19%) et surtout de psychiatrie (+ 55%), dont la très forte progression est à mettre en rapport avec l’augmentation de la densité en psychiatres libéraux durant la même période (+ 20%, alors que la densité en psychiatres salariés est restée stable).
    Evolution du nombre d’actes par habitant effectués par des spécialistes
entre 1990 et en 1996
   

Source : CNAMTS-SNIR
     
>   Prescriptions de pharmacie : un montant inférieur à la moyenne nationale
    L’ensemble des prescriptions pharmaceutiques faites par les médecins libéraux (omnipraticiens et spécialistes) de la Drôme s’élève à 1 491 F par habitant en 1996. Ce montant est un peu inférieur au montant moyen national (1 562 F).
La prescription pharmaceutique par habitant s’est accrue de 50% par rapport à 1990 (+ 34% à l’échelle de la France).
Cet indicateur ne concerne que les prescriptions remboursables par l’assurance maladie, et couvre donc partiellement l’ensemble des consommations pharmaceutiques de la population.
    Prescription pharmaceutique moyenne par habitant en 1996 (en Francs)
   


Source : CNAMTS-SNIR

* Omnipraticiens et spécialistes
     
>   Une forte progression des actes d’infirmiers
    L’activité des laboratoires d’analyses rapportée à la population est restée presque stable entre 1990 et 1996, dans la Drôme comme dans l’ensemble de la France, après avoir connu une hausse importante durant les années précédentes.
La fréquence des recours aux auxiliaires médicaux a progressé de 49% pour les infirmiers et de 16% pour les masseurs -kinésithérapeutes entre 1990 et 1996 dans le département. On estime au plan national que 62% des actes infirmiers concernent des soins de nursing (lettre-clé AIS) effectués au domicile des malades, le plus souvent des personnes âgées. Comme en France, le nombre d’actes d’orthophonistes par habitant a augmenté d’un tiers durant cette période.
    Evolution de l’activité des laboratoires et des auxiliaires médicaux par habitant entre 1990 et 1996
   

Source : CNAMTS-SNIR

* Nombre d’actes par auxiliaire, non compris ceux effectués dans les centres de soins pour les infirmiers
 
     
 

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>   Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (C.N.A.M.T.S.)
66, avenue du Maine
75694 PARIS CEDEX 14
Tél. : 01-42-79-30-30 – Fax : 01-42-79-32-99
Site : http://www.cnamts.fr
3615 LASECU
>   Caisse Primaire d’Assurance Maladie (C.P.A.M.)
6, Avenue du Président Herriot B.P. 1000
26024 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-75-53-53
>   Caisse de Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.)
29, rue Frédéric Chopin
26025 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-68-68
Site : http://www.msa.fr
 
 

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