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| FICHE
SANTE DROME |
| LA
CONSOMMATION DE SOINS EN LIBERAL |
Fiche réalisée par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité
d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme.
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Selon les Comptes Nationaux de la Santé,
la consommation médicale totale a atteint en France 716 milliards
de francs en 1996, soit en moyenne 12 300 F par habitant. Un peu moins
de la moitié de cette somme (49%) est consacrée aux soins
hospitaliers, 27% aux soins ambulatoires, 18% aux médicaments
et 2% à la médecine préventive. Depuis 1970, la
croissance en volume de la consommation médicale ralentit : un
peu moins de 5% en moyenne chaque année entre 1985 et 1990, moins
de 2% par an entre 1993 et 1996.
La plus grosse partie de la dépense de santé nest
pas déboursée directement par les ménages : ainsi,
lors de soins en milieu hospitalier, les patients ne font pas lavance
de frais. Par ailleurs, la part des dépenses qui restent à
la charge de lassuré varie selon le type de soins : lassurance
maladie finance 89% de lensemble des dépenses hospitalières,
contre seulement 57% des soins ambulatoires et 33% des soins dentaires
en 1996.
Selon le type de soins, on observe de profondes disparités de
consommation entre groupes de population. En ce qui concerne les soins
de ville, les femmes sont plus consommatrices que les hommes mais cette
règle générale admet des exceptions aux âges
extrêmes de la vie, chez les nouveaux-nés et les personnes
âgées ... qui sont par ailleurs les plus forts consommateurs
dactes de médecin. Le milieu social influence également
la consommation médicale. Le nombre moyen dactes de spécialistes
par habitant varie pratiquement du simple au double entre les ouvriers
et les exploitants agricoles dune part, les cadres et les professions
agricoles dautre part. En revanche, les recours aux généralistes
sont nettement plus fréquents chez les agriculteurs que chez
les cadres supérieurs, avec cependant des écarts de niveau
de consommation moins importants que pour les spécialistes. En
matière dhospitalisation, la hiérarchie est quasiment
inversée. Le taux dhospitalisés est maximal pour
les membres des ménages douvriers et minimal pour ceux
dartisans-commerçants et de cadres supérieurs.
Entre 1985 et 1994, les recours aux spécialistes ont augmenté
plus rapidement que les recours aux généralistes, avec
respectivement un taux de croissance annuel moyen de 4,3% et 1,3%. Selon
les résultats de lenquête santé, les soins
dentaires sont le seul domaine où le nombre dactes par
habitant naugmente pas.
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Faits
marquants |
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Le nombre
dactes domnipraticiens par habitant sélève
à 4,5 en 1996, et celui des actes de spécialistes
à 3,7. |
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Le nombre dactes
de spécialistes par habitant est équivalent
à la moyenne française ; il a fortement progressé,
en particulier pour les psychiatres. |
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Le
nombre dactes dinfirmiers par habitant sest
accru de près de 50% entre 1990 et 1996. |
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Précision
Les données présentées sur cette fiche,
fournies par le département statistique de la CNAMTS,
sont issues du SNIR (système national inter-régime),
système dinformation qui concerne lactivité
libérale des professions de santé ayant donné
lieu à remboursement par les caisses des différents
régimes dassurance-maladie.
Ces données de remboursement constituent des indicateurs
de consommation médicale en secteur libéral,
cest-à-dire en secteur ambulatoire et en cliniques
privées.
Leur utilisation dans cette perspective doit toutefois tenir
compte dun certain nombre de limites : tout dabord,
les données concernent lactivité de professionnels
de santé libéraux du département, et
non les remboursements dactes ou de prescriptions à
la population domiciliée. La consommation est donc
surestimée dans les départements touristiques,
ainsi que dans ceux qui sont attractifs en termes de soins
(lieux de cures thermales, villes de CHU...). |
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Indicateurs |
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Une consommation dactes
domnipraticiens* inférieure à la moyenne
française |
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Au
cours de lannée 1996, les omnipraticiens exerçant
dans la Drôme ont effectué environ 1,9 millions
dactes et les spécialistes 1,6 millions. Rapportés
à la population drômoise, ces nombres correspondent
à 4,5 actes par habitant pour les omnipraticiens (cf
encadré) et à 3,7 pour les spécialistes.
La consommation dactes domnipraticiens par habitant
est relativement élevée par rapport aux autres
départements rhônalpins (moyenne régionale
: 4), mais inférieure à la consommation moyenne
en France (4,9). Rhône-Alpes est lune des régions
les plus faiblement consommatrices, après lIle-de-France.
Dans une certaine mesure, lécart par rapport
à la moyenne régionale peut sexpliquer
par la proportion importante de personnes âgées
dans ce département.
Le nombre moyen dactes de spécialistes par habitant
(3,7) est très proche des moyennes régionale
et nationale.
* Médecins
généralistes et médecins ayant un mode
dexercice particulier : homéopathes, acupuncteurs... |
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Nombre
d'actes d'omnipraticiens par habitant en 1996 |
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Source :
CNAMTS-SNIR
Omnipraticiens :
(1) consultations
(2) visites
(3) autres (actes en K, Z...) |
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Nombre d'actes
de spécialistes par habitant en 1996 |
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Source :
CNAMTS-SNIR
Spécialistes :
(1) consultations
(2) autres (visites, actes en K, Z...) |
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Une croissance de 10%
des actes domnipraticiens entre 1990 et 1996 |
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Le nombre dactes
domnipraticiens par habitant est passé de 4,1
à 4,5 entre 1990 et 1996, soit une croissance de 10%,
comparable à celle observée sur lensemble
de la France (+ 8%). Cette hausse concerne uniquement les
consultations (+ 19%), alors que le nombre de visites par
habitant a légèrement diminué entre ces
deux années. |
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Nombre
dactes par habitant effectués par des omnipraticiens
en 1990 et en 1996 |
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Sources : CNAMTS-SNIR, INSEE (estimations) |
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Une forte progression
des actes de psychiatrie |
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Globalement, les recours aux spécialistes
sont à peu près aussi fréquents en Rhône-Alpes
quen France, avec un nombre moyen dactes par habitant
sélevant à 3,7 en 1996 (3,9 au niveau
national). Depuis 1990, ce taux sest accru de 24%.
Parmi les principales spécialités, la radiologie
est celle qui génère le plus grand nombre dactes
(20% des actes de spécialistes dans la Drôme),
suivie par la gynécologie-obstétrique et la
cardiologie.
Le nombre dactes a progressé pour lensemble
des spécialistes, mais à un rythme très
variable selon la discipline. Les taux de croissance les plus
élevés sont observés pour les actes de
dermatologie (+ 19%) et surtout de psychiatrie (+ 55%), dont
la très forte progression est à mettre en rapport
avec laugmentation de la densité en psychiatres
libéraux durant la même période (+ 20%,
alors que la densité en psychiatres salariés
est restée stable). |
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Evolution
du nombre dactes par habitant effectués par des
spécialistes
entre 1990 et en 1996 |
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Source : CNAMTS-SNIR |
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Prescriptions
de pharmacie : un montant inférieur à la moyenne
nationale |
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Lensemble des prescriptions
pharmaceutiques faites par les médecins libéraux
(omnipraticiens et spécialistes) de la Drôme
sélève à 1 491 F par habitant en
1996. Ce montant est un peu inférieur au montant moyen
national (1 562 F).
La prescription pharmaceutique par habitant sest accrue
de 50% par rapport à 1990 (+ 34% à léchelle
de la France).
Cet indicateur ne concerne que les prescriptions remboursables
par lassurance maladie, et couvre donc partiellement
lensemble des consommations pharmaceutiques de la population. |
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Prescription
pharmaceutique moyenne par habitant en 1996 (en Francs) |
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Source : CNAMTS-SNIR
* Omnipraticiens et spécialistes |
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Une forte progression
des actes dinfirmiers |
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Lactivité des laboratoires
danalyses rapportée à la population
est restée presque stable entre 1990 et 1996, dans
la Drôme comme dans lensemble de la France, après
avoir connu une hausse importante durant les années
précédentes.
La fréquence des recours aux auxiliaires médicaux
a progressé de 49% pour les infirmiers et de 16%
pour les masseurs -kinésithérapeutes entre 1990
et 1996 dans le département. On estime au plan national
que 62% des actes infirmiers concernent des soins de nursing
(lettre-clé AIS) effectués au domicile des malades,
le plus souvent des personnes âgées. Comme en
France, le nombre dactes dorthophonistes par habitant
a augmenté dun tiers durant cette période. |
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Evolution
de lactivité des laboratoires et des auxiliaires
médicaux par habitant entre 1990 et 1996 |
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Source : CNAMTS-SNIR
* Nombre dactes par auxiliaire, non compris ceux
effectués dans les centres de soins pour les
infirmiers |
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Caisse Nationale de lAssurance
Maladie des Travailleurs Salariés (C.N.A.M.T.S.)
66, avenue du Maine
75694 PARIS CEDEX 14
Tél. : 01-42-79-30-30 Fax : 01-42-79-32-99
Site : http://www.cnamts.fr
3615 LASECU |
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Caisse Primaire dAssurance
Maladie (C.P.A.M.)
6, Avenue du Président
Herriot B.P. 1000
26024 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-75-53-53 |
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Caisse de Mutualité
Sociale Agricole (M.S.A.)
29, rue Frédéric
Chopin
26025 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-68-68
Site : http://www.msa.fr |
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