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| FICHE
SANTE DROME |
| LA
CONSOMMATION DE SOINS EN LIBERAL |
Fiche réalisée par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité
d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme. |
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En 2001, les français
ont dépensé 148 milliards d'euros pour leur santé
soit 9,5% du produit intérieur brut (PIB) et 2 437 euros par habitant.
La France est avec l'Allemagne le pays de l'Union Européenne qui
consacre la part la plus élevée de sa richesse à
la santé.
Sur la période 1995-2000, les dépenses de santé ont
augmenté (hors inflation) en moyenne d'environ 1,5% par an. L'objectif
national des dépenses d'assurance maladie (ONDAM) est régulièrement
dépassé.
Au cours des dernières années, les recours aux soins ont
été facilités notamment grâce aux nombreuses
évolutions enregistrées en matière de fonctionnement
du système de santé comme l'introduction de la couverture
maladie universelle (CMU).
D'après l'étude réalisée par D.Raynaud(1),
la consommation de soins libéraux est influencée par différentes
variables socio-démographiques comme l'âge, le sexe, le niveau
d'éducation, l'état matrimonial, la taille du ménage,
le niveau social et la position sur le marché du travail. Les effets
de l'âge et du sexe sont très significatifs pour les dépenses
ambulatoires. Ce sont les enfants de moins de 3 ans, les femmes en âge
de procréer et les personnes âgées de plus de 65 ans
qui ont le plus fréquemment recours aux soins ambulatoires.
D'une manière générale, pour la médecine de
ville, les dépenses de santé auprès des généralistes
et des spécialistes sont croissantes avec l'âge et s'accélèrent
à partir de 50 ans. Les dépenses en auxiliaires médicaux
(soins infirmiers, soins de kinésithérapie) croissent fortement
avec l'âge. Au contraire, au delà de 60 ans, les dépenses
d'optiques n'augmentent plus et les dépenses dentaires sont décroissantes.
Pour certains soins, il existe un lien étroit entre la consommation
de soins libéraux et le milieu social. En effet, les dépenses
dentaires et d'optiques des cadres de même que leurs dépenses
de médecine spécialisée sont supérieures à
la moyenne tout milieu social confondu, alors que celles des ouvriers
sont inférieures à cette moyenne. En revanche, les dépenses
de généralistes apparaissent globalement peu liées
au milieu social.
Les motifs de recours à la médecine de ville sont différents
selon l'âge et le sexe. Les résultats de l'enquête
permanente sur la prescription médicale montrent que chez les enfants,
les motifs les plus fréquents concernent les maladies de l'appareil
respiratoire. Chez les femmes de 15-44 ans, c'est principalement la contraception
qui motive le plus de recours suivie des affections aiguës des voies
respiratoires supérieures. Chez les hommes de même âge
ce sont les affections aiguës des voies respiratoires supérieures
suivies des affections du dos. Après 45 ans, les recours aux soins
pour les maladies hypertensives sont plus fréquents et après
75 ans, les maladies de l'appareil circulatoire en général.
(1) Denis Raynaud, Les déterminants individuels
des dépenses de santé, DREES, dossiers solidarité
et santé, les dépenses de santé n° 1 janvier
mars 2002, la documentation française. |
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Faits
marquants |
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Les drômois
effectuent autant de consultations chez les omnipraticiens
qu'en France (4 par personne en 2001) et moins de consultations
de spécialistes (1,7 contre 1,9 par personne). |
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Le nombre moyen
de consultations en gynéco-obstétrique a baissé
de 5% entre 1998 et 2001. |
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La consommation
d'actes paramédicaux a subi une hausse entre 1998 et
2001. |
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Indicateurs |
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Un nombre de consultations
équivalent au niveau national chez les omnipraticiens |
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Au
cours de l'année 2001, les drômois ont effectué
environ 1,43 millions de consultations chez les omnipraticiens(2),
soit 4 consultations par personne. Chez les spécialistes,
le nombre de consultations est de plus de 620 500, soit 1,7
consultations par personne.
Les nombres de consultations par personne auprès des
omnipraticiens sont relativement proches entre la Drôme
et la France. Par contre, chez les spécialistes, il
est plus faible dans la Drôme qu'en France
Par rapport aux autres départements rhônalpins,
le nombre de consultations chez les omnipraticiens est le
plus élevé. Cet écart peut s'expliquer
par la proportion importante de personnes âgées
plus élevée dans la Drôme. Pour les spécialistes,
la Drôme détient le quatrième taux derrière
l'Isère, la Savoie et le Rhône.
Les omnipraticiens ont effectué plus de 243 600 visites
chez les drômois, soit en moyenne 0,7 visite par personne,
moins que la moyenne nationale (1,0). Quant aux spécialistes,
ils effectuent très peu de visites.
(2) Omnipraticiens : médecins
généralistes et médecins ayant un mode
d'exercice particulier (homéopathes, acupuncteurs
)
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Consommation
en soins en médecine libérale en 2001 (nombre
de consultations par personne protégée) |
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Source :
CNAMTS (FIIP)
Exploitation ORS
Population protégée
: la population protégée par les régimes
d'assurance maladie concerne les personnes gérées
par ces régimes (assurés+ayants droits).
Tous les indicateurs sont calculés sur la base
de la population protégée du Régime
général (CNAMTS). |
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Une croissance de 5% des
actes d'omnipraticiens entre 1998 et 2001 |
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Le nombre d'actes d'omnipraticiens
par personne (consultations et visites) a subi une croissance
de près de 5% dans la Drôme, hausse supérieure
à celle observée sur l'ensemble de la France
(+3%). Cette augmentation observée aussi bien dans
la Drôme qu'en France est le résultat de la hausse
du nombre de consultations et dans le même temps d'une
baisse du nombre de visites par personne. |
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Consommation
dactes auprès des omnipraticiens
Nombre dactes pour 100 personnes protégées
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Sources : CNAMTS (FIIP), INSEE
Exploitation ORS |
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Une baisse des consultations
en gynéco-obstétrique des drômoises |
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Entre 1998 et 2001, le taux d'évolution
des consultations chez les spécialistes est de +2,4%
dans la Drôme. Cette hausse est inférieure à
celle de la France (+2,7%).
Parmi les principales spécialités, le plus grand
nombre de consultations concerne les ophtalmologues (16%),
les gynéco-obstétriciens (15%) et les psychiatres
(15%). Pour les psychiatres, le taux de croissance entre 1998
et 2001 est de +5%, chez les ophtalmologues il est de +7%.
Sur la même période, le nombre de consultations
chez les gynéco-obstétriciens a subi une baisse
de -5%. A noter que le nombre de gynéco-obstétriciens
est également en baisse.
Le nombre de consultations auprès de sages-femmes est
de plus de 9 600, soit 13,7 consultations pour 100 femmes
de 15-44 ans. Ce nombre moyen s'est accru de +38% dans la
Drôme entre 1998 et 2001 (+24% en France). Cette hausse
s'opère parallèlement à une hausse du
nombre de sages-femmes libérales dans la Drôme. |
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Consultations
auprès des spécialistes et des sages-femmes
Nombre pour 100 personnes protégées et évolution
en % |
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Sources : CNAMTS (FIIP), INSEE
Exploitation ORS
* Taux pour 100 femmes de 15-44 ans |
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Une hausse
de la consommation d'actes paramédicaux |
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L'activité des
auxiliaires médicaux rapportée à
la population des drômois a progressé entre 1998
et 2001 de +15% pour les infirmiers (+12% au niveau national).
Celle des masseurs-kinésithérapeutes a augmenté
de 22% (+20% en France). La hausse chez les orthophonistes
(+13%) est équivalente à celle observée
en France.
L'activité des dentistes est relativement plus
importante chez les drômois que chez les français.
Elle a beaucoup plus augmenté dans le département
(+15%) qu'au niveau national (+11%). Celle des laboratoires
d'analyses rapportée à la population est
moins importante dans la Drôme qu'en France. Mais elle
a connu une hausse dans la Drôme plus forte qu'en France
(+27% contre +20%). |
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Consommation
d'actes paramédicaux, d'actes de dentistes et d'actes
d'analyse de biologie
Somme de coefficients d'actes par personne protégée
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Sources : CNAMTS (FIIP), INSEE
Exploitation ORS |
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Précision
Les données présentées sur cette fiche,
fournies par le département statistique de la CNAMTS,
sont issues du FIIP (Fichier d'Information Inter régimes
sur les Prestations). Ce sont des données agrégées
de consommation concernant les seuls ressortissants du régime
général d'assurance maladie. Elles sont prises
en compte à la date des soins effectués. Elles
sont comptées par département de domicile des
patients et sont mesurées en nombre d'actes ou en somme
de coefficients d'actes. Pour les auxiliaires médicaux,
il s'agit : des actes D, DC, SC, SPR et TO pour les dentistes
; des actes AMI et AIS pour les infirmiers ; des actes AMK
et AMC pour les masseurs kinésithérapeutes ;
des actes AMO pour les orthophonistes et des actes AMY pour
les orthoptistes. |
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Caisse Nationale de lAssurance
Maladie des Travailleurs Salariés (C.N.A.M.T.S.)
66, avenue du Maine
75694 PARIS CEDEX 14
Tél. : 01-42-79-30-30 Fax : 01-42-79-32-99
Site : http://www.cnamts.fr
3615 LASECU |
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Caisse Primaire dAssurance
Maladie (C.P.A.M.)
6, Avenue du Président
Herriot B.P. 1000
26024 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-75-53-53 |
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Caisse de Mutualité
Sociale Agricole (M.S.A.)
29, rue Frédéric
Chopin
26025 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-68-68
Site : http://www.msa.fr |
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