Fiche actualisée en mai 1999. Consulter la version 2003
 
   
     
 


  Fiche Santé Drôme
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FICHE SANTE DROME
LA PAUVRETE - PRECARITE

Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
     
     
 
 
 
  La notion de “nouvelle pauvreté” est apparue au début des années 80. Elle ajoute aux formes traditionnelles de pauvreté formes plus récentes liées à des situations de précarité. Les études sur les inégalités qui se sont multipliées depuis 10 ans montré que la pauvreté résulte également des conditions de vie des ménages. Parce qu’elles cumulent de nombreux désavantages dans divers domaines tels que l’emploi, le logement, la protection sociale, la santé, les personnes en situation pauvreté sont exclues des habitudes et des activités de la société dans laquelle elles vivent.
Mesurer la pauvreté-précarité présente alors des difficultés qui tiennent à la définition même de ces notions et aux sources d’information disponibles. Le manque de ressources financières des individus ou des ménages reste malgré tout le critère plus utilisé. La notion de pauvreté correspond alors à un seuil minimal de survie.
En France, en décembre 1997, on dénombre plus de 2 500 000 bénéficiaires d’allocations d’assistance attribuées en dessous d’un certain niveau de ressources. Il s’agit de bénéficiaires de l’Allocation Adulte Handicapé (A.A.H.), de l’Allocation Parent Isolé (A.P.I.), du Fonds National de Solidarité (F.N.S.) et du Revenu Minimum d’Insertion. Depuis sa mise en place en 1988, le R.M.I. a vu son nombre d’allocataires passer de 335 000 en décembre 1989 à près de 1,1 million au 30 juin 1998. Le R.M.a permis de mieux évaluer l’importance de la pauvreté-précarité en France en révélant des situations ignorées jusque là services sociaux, notamment chez les hommes seuls. Cependant, le R.M.I. n’étant attribué qu’à partir de 25 ans, les problèmes de pauvreté rencontrés par les jeunes adultes restent très mal connus.
On observe actuellement en France l’émergence de populations en état de grande pauvreté. Ces personnes dont le nombre évalué à environ 400 000, vivent dans une extrême pauvreté : ce sont les sans-abri, les sans domicile stable, les squatters... populations posent des problèmes tant d’identification que de prise en charge.
 
 

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  Faits marquants  
 
>   En 1996, le revenu net imposable moyen s’élève à près de 79000 F dans la Drôme. Il est de 87 000 F pour la France.
>   Au 31 décembre 1997, 7% de la population adulte drômoise perçoit une allocation d’assistance ; ce pourcentage, un plus élevé que la moyenne nationale (6,7%), est sensiblement supérieur à celui de Rhône-Alpes (5,4%).
>   De 1985 à 1997, le nombre d’allocataires de l’A.A.H. et de l’A.P.I. a augmenté alors que celui du F.N.S. diminuait.
 
     
  Indicateurs  
 
>   Un revenu imposable moyen de 78 926 F
    Avec un revenu net imposable moyen s’élevant à 78 926 F par contribuable en 1996, la Drôme se situe en-dessous des moyennes régionale (86 125 F) et nationale (87 139 F). La Drôme est l’un des départements de Rhône-Alpes les plus défavorisés en matière de revenu, avec l’Ardèche et la
Loire.
Cette situation s’explique par un taux de chômage particulièrement important (12% en 1997) et une sous-représentation des catégories socio-professionnelles à haut niveau de revenu (cadres...). Le revenu moyen est inférieur à celui de Rhône-Alpes pour les deux catégories de foyers fiscaux, imposables et non imposables.
    Revenu net imposable moyen en 1996
   
Le revenu net imposable moyen correspond au revenu brut global de l’année moins les charges déductibles et les abattements spéciaux, rapporté au nombre de contribuables (imposés ou non).

Source : Direction Générale des Impôts
     
>   54% de contribuables non imposables en 1996
    En 1996, le nombre de contribuables non imposables s’élève à près de 115 000 dans la Drôme. Cet effectif représente 54% du total des contribuables, proportion la plus élevée des départements rhônalpins après l’Ardèche (56%), et sensiblement supérieure à la moyenne nationale (49%).
    Part des contribuables non imposables en Rhône-Alpes en 1996 (%)
   



Source : Direction Générale des Impôts
     
>   7% de la population adulte drômoise perçoit une allocation d’assistance
    Au 31 décembre 1997, la Drôme compte près de 20 000 personnes percevant une allocation distribuée en dessous d’un certain niveau de ressources : Allocation aux Adultes Handicapés (A.A.H.), Allocation de Parent Isolé (A.P.I.), Revenu Minimum d’Insertion (R.M.I.) ou Fonds National de Solidarité (F.N.S.). Ce nombre correspond à 7% de la population adulte, pourcentage proche de la moyenne nationale (6,7%), mais sensiblement supérieur à celui de Rhône-Alpes (5,4%).
La proportion des allocataires dans la population drômoise ne diffère pas sensiblement de la moyenne nationale. Par rapport à Rhône-Alpes, la Drôme se démarque de la région par une proportion élevée d’allocataires du F.N.S. (9,8% des personnes de 65 ans et plus), du R.M.I. et de l’A.A.H (respectivement 3% et 2,1% des 18-59 ans). La part importante des personnes âgées allocataires du F.N.S. s’explique en partie par la forte représentation des professions agricoles parmi les retraités drômois.
    Bénéficiaires d’allocations attribuées en dessous d’un niveau de ressources au 31.12.1997
   
Sources : SESI, CNAF, CCMSA, INSEE
(estimation au 01.01.1996)
     
>   Un transfert des situations de pauvreté des personnes âgées vers les personnes en âge d’activité
    Dans un contexte d’amélioration de la couverture vieillesse, le nombre des allocataires du F.N.S. est en nette régression depuis 1984 dans la Drôme (baisse de 51% en onze ans).
On observe, en revanche, une forte augmentation des allocataires de l’A.A.H. et de l’A.P.I., respectivement + 66% et + 45% entre 1984 et 1997.
L’accroissement le plus fort des effectifs concerne les allocataires du R.M.I, en augmentation de 209% depuis la mise en place de ce revenu (1989) Cette hausse est intermédiaire entre celle constatée au niveau national (+ 190%) et celle de Rhône-Alpes (+ 241%).
Au total, le nombre de personnes recevant une allocation d’assistance a progressé de 19% entre 1989 et 1997.
    Evolution du nombre de bénéficiaires des allocations d’assistance dans la Drôme entre 1984 et 1997
(base 100 en 1984 pour l’AAH, API, FNS ; base 100 en 1989 pour le RMI)
   



Sources : SESI, CNAF, CCMSA
     
>   Environ 1 060 IVG effectuées en 1995
    Un peu plus de 1 060 interruptions volontaires de grossesses ont été pratiquées chez des Drômoises en 1995. Ce nombre correspond à un taux de 17 interruptions volontaires de grossesse pour 100 conceptions (voir explication ci-dessous). Le recours à l’IVG dans le département est équivalent à la moyenne nationale.
Le taux d’IVG est fortement lié à l’âge. Très élevé chez les mineures (57% des grossesses donnant lieu à une IVG), il décroît ensuite nettement et atteint son minimum chez les 25-29 ans (11%). Entre 35 et 39 ans, une grossesse sur quatre se termine par une IVG. A partir de 45 ans, le taux d’IVG s’élève à 79%.
    Nombre d’IVG et taux pour 100 conceptions selon l’âge de la femme en 1995
   


Source : SESI

Méthode : les IVG domiciliées sont comptabilisées suivant le lieu de résidence de la femme. Le recours à l’IVG est calculé en rapportant les IVG domiciliées aux conceptions. Les conceptions sont obtenues en additionnant les naissances vivantes, les morts-nés et les IVG.
     
   
Conditions d'attribution des allocations d'assistance

Fonds National de Solidarité (F.N.S.) (loi du 30.06.1956) : il a pour objet d’assurer, sous certaines conditions, un minimum de ressources à toute personnes âgée d’au moins 65 ans (ou 60 ans en cas d’inaptitude au travail) disposant de faibles revenus. Le F.N.S. est servi de façon différentielle, de manière à porter les ressources personnelles du requérant au niveau du minimum vieillesse, soit 3 471 F pour une personne seule au 1er janvier 1998.

Allocation aux Adultes Handicapés (A.A.H.) (loi du 01.10.1975) : avoir au moins 20 ans (ou 16 à 20 ans et n'être plus à charge) et moins de 60 ans. Avoir une incapacité permanente d’au moins 80% et être reconnu inapte au travail par la Commission technique pour l’orientation et le
reclassement des handicapés (COTOREP). Ne pas bénéficier d’un avantage vieillesse, d’invalidité ou d’une rente d’accident du travail d’un montant supérieur à celui de l’A.A.H. Lorsque cet avantage est d’un montant inférieur, l’A.A.H. est réduite dudit montant. Ne pas percevoir des
ressources dépassant le plafond annuel des ressources, soit 39 250 F pour une personne seule. Le montant mensuel de l’A.A.H. est de 3 471 F au 1er janvier 1998.

Allocation de Parent Isolé (A.P.I.) (loi du 09.07.1976) : être une personne seule pour assurer la prise en charge d’un ou plusieurs enfants. Elle est également accordée aux femmes seules célibataires qui attendent un enfant. L’A.P.I. est versée jusqu’à ce que le plus jeune des enfants ait atteint l’âge de 3 ans. Au 1er janvier 1998, le montant mensuel de l’A.P.I. est de 3 198 F pour le parent et de 1 066 F par enfant.

Revenu Minimum d’Insertion (R.M.I.)
(loi du 01.12.1988) : il s’adresse aux personnes ayant un niveau de ressources qui ne leur permet pas de vivre correctement et qui empêche toute action autonome d’insertion. Ces personnes doivent avoir au moins 25 ans, 18 à 25 ans si elles ont au
moins un enfant à charge. L’ouverture du droit au R.M.I. est subordonnée au fait que les ressources du bénéficiaire doivent être inférieures au montant du R.M.I. auquel il peut prétendre, soit 2 429 F pour une personne seule au 01.01.1998. Le R.M.I. est une allocation différentielle égale à la différence entre le montant du R.M.I. calculé selon la composition de la famille, et celui de l’ensemble des ressources des personnes au foyer.
 
     
 

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>   Annuaire travail social et psychiatrie
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