Fiche actualisée en mai 1999. Consulter la version 2004
 
   
     
 


  Fiche Santé Drôme
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FICHE SANTE DROME
LES DIFFICULTES LIEES AU LOGEMENT

Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
     
     
 
 
 
  Les situations de précarité ne sont pas seulement associées à l’absence de ressources, mais aussi aux conditions de vie qui en découlent, notamment le logement. Le logement est, en effet, un élément important de l’insertion des individus, puisqu’il conditionne la vie quotidienne et les relations dans la société.
L’absence de données systématiques sur les difficultés d’accès au logement des personnes en situation de précarité porte autant sur les aspects liés à l’offre existante que sur les éléments permettant d’apprécier les besoins. Toutefois, les informations sur certaines catégories de logement apportent un éclairage sur ce problème : les logements privés à très faible loyer, le logement social provisoire (centres d’hébergement et de réadaptation sociale ou CHRS, centre maternel, centre d’accueil, foyers...), et les logements sociaux (gérés par différents organismes HLM). Cette dernière catégorie, de loin la plus importante, est la plus satisfaisante dans la mesure où la qualité du logement peut se conjuguer avec des prix accessibles, compte tenu des aides éventuelles.
L’exploitation de l’enquête logement 1992 met en évidence la très forte érosion du parc de logements privés et publics à très faible loyer. On constate que les logements à bas loyer concernent des ménages à revenus diversifiés et que les ménages à faibles ressources n’y sont, en proportion, que faiblement représentés. Ce qui s’expliquerait en partie par les exigences de solvabilité de la part de certaines catégories de bailleurs.
L’offre de places dans les CHRS se situe entre l’urgence et les logements intermédiaires. En France métropolitaine on compte, en 1996, plus de 850 CHRS et centres maternels qui offrent environ 32 600 places d’hébergement. Les foyers pour travailleurs migrants (Sonacotra et UNAFO) proposent un mode de logement accessible aux personnes isolées en situation précaire (contrats de travail temporaires, RMI, préretraites...), de même que les foyers pour jeunes travailleurs (FJT) depuis 1996.
La loi “Besson” du 31 mai 1990 visait à garantir le droit au logement. La loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions poursuit la mobilisation des collectivités publiques, associations ou autres partenaires privés. Elle précise les publics prioritaires en matière de droit au logement, oblige à renforcer les moyens destinés à l’analyse des besoins sur un territoire donné, renforce la prévention des expulsions et prévoit le repérage et le traitement des logements source de saturnisme infantile.
 
 

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  Faits marquants  
 
>   Au 30.06.1998, 85% des demandeurs de HLM ont des revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources HLM.
>   La Drôme est dans la région, après la Loire, l’un des départements les plus touchés par la “vacance” de logements dans le parc HLM
(7% de logements vacants en 1998, contre 4% en Rhône-Alpes).
>   Un taux d’équipement en logements sociaux plutôt bas : 45 logements pour 1 000 habitants en 1997 (66 en France).
>   Environ 51 000 personnes étaient allocataires d’aides au logement en 1997.
 
     
  Indicateurs  
 
>   1288 ménages inscrits dans le fichier des mal-logés à la fin de l’année 1998
    Au cours de l’année 1998, 1 225 nouveaux ménages ont été inscrits au fichier des mal-logés tenu par la DDASS, soit 25% de plus qu’en 1997.
40% de ces ménages (488) présentaient des critères d’urgence (expulsion, logement insalubre, logement temporaire, surpeuplement...).
75 logements en 1997 et 50 en 1998 ont été déclarés insalubres. 30 logements sur ces 125 restaient occupés le 31 mars 1999 faute de solutions de relogement adaptés.
    Les logements déclarés insalubres en 1997-1998 dans la Drôme
   
Sources : DDASS
     
>   Une proportion croissante de demandeurs HLM disposant de ressources réduites
    Les demandes HLM font l’objet d’un système de recueil d’informations auprès des différents organismes d’HLM, centralisé par la Direction Départementale de l’Equipement du département.
Au 30 juin 1998, 2 721 demandes effectives de logement HLM avaient été déposées auprès des différents organismes, soit 6 demandes pour 1 000 habitants. La demande est particulièrement forte dans le secteur de Montélimar et celui de Valence.
La demande totale de logements HLM s’est accrue au cours des dernières années, et la part des ménages à faibles ressources y est devenue très importante. 85% des demandes concernaient des ménages aux revenus inférieurs à 60% des plafonds de ressources HLM. Cette proportion va de 76% dans le secteur de Nyons à 92% dans celui de Romans.
    Les demandeurs HLM dans la Drôme au 30.06.1998
   



Source : DDE 26

* Commission Locale de l’Habitat

** Part des demandeurs dont les ressources sont inférieures à 60% du plafond HLM
     
>   Un parc locatif social de 19 400 logements en 1997
    Une enquête annuelle sur le parc locatif social, exploitée au niveau national par le Ministère de l’équipement, du logement, des transports et du tourisme, est conduite chaque année par les Directions régionales de l’équipement. Cette enquête a pour objectif de connaître la structure du parc locatif social, les disparités de son implantation et son évolution.
Le parc locatif social de la Drôme compte au 1er janvier 1997 environ 19 400 logements, ce qui correspond à une densité de 45 logements pour 100 000 habitants (46 au 1er janvier 1998). Cette densité est inférieure à la densité moyenne en Rhône-Alpes et en France (66 logements pour 100 000). La région se caractérise par une forte disparité
de la densité en logements sociaux selon les départements. Elle s’étend de 34 en Ardèche à plus de 80 pour 100 000 dans le Rhône.
Le parc locatif social est relativement ancien dans la Drôme, 45% des logements datant de la période 1962-1974
(contre 38% en mo yenne régionale).
D’autre part, le nombre de logements vacants y est relativement élevé par rapport aux autres départements de la région : près de 7% des logements du parc locatif social étaient vacants à la fin de l’année 1998 dans le département, contre 4% pour la région Rhône-Alpes, selon le Conseil Départemental de l’Habitat. La vacance de logements est en baisse en milieu rural, mais les quartiers entrant dans la “politique de la ville” affichent globalement 61% de logements vacants (pour absence de candidats dans la moitié de cas).
    Densité du parc locatif social pour 1 000 habitants au 1er janvier 1997
   
Sources : DRE Rhône-Alpes,
Enquête “Parc locatif social” MELTT/DAEI/SES
INSEE estimations au 1.1.1996

Rappelons que le parc locatif social n’est pas occupé exclusivement par des familles en situation de précarité.
     
>   51 000 bénéficiaires d’aide au logement en 1997
    Les aides au logement sont attribuées par la Caisse Nationale d’Allocations Familiales (CNAF) selon les revenus des ménages et le nombre de personnes qui les composent. Les logements attribués dans ces conditions répondent à des normes précises. De plus, ces allocations sont un des éléments essentiels pour l’accès au logement des personnes en situation de précarité ou leur maintien dans les lieux.
Au 1er janvier 1997, en France métropolitaine, on compte plus de 6 millions de bénéficiaires d’une aide personnelle
au logement, soit un taux de 104 pour 100 000 habitants.
Le nombre de bénéficiaires dans la Drôme s’élève à plus de 51 000, dont environ 10 000 bénéficiaires de l’Allocation de Logement Familial, 15 500 pour l’Allocation de Logement Social (ALS) et 25 500 pour l’Aide personnalisée au logement (APL).
L’augmentation du nombre de bénéficiaires, très importante au cours des années 1993-94 en raison de l’extension du champ d’application des prestations, s’est stabilisé depuis en l’absence de modifications majeures.
    Nombre de bénéficiaires de prestations d’aide au logement dans la Drôme
   
Sources : CNAF, CCMSA
     
   
Précisions

L’allocation de logement social (ALS)
touche particulièrement des ménages aux ressources modestes tels que RMIstes, demandeurs d’emploi qui ne sont plus indemnisés etc.
L’allocation de logement familial (ALF) est généralement attribuée à des familles moins démunies que celles bénéficiant de l’ALS , mais pour qui la présence de personnes à charge maintient un quotient familial faible. Elle peut être attribuée pour une location ou pour une accession à la propriété.
L’aide personnalisée au logement (APL) est souvent destinée soit aux ménages résidant en logement HLM conventionné, soit aux accédants à la propriété bénéficiant de prêt aidé ou conventionné.
 
     
 

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>   Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.)
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1126
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-71-00 – Fax : 04-75-79-71-12
Site : http://rhone-alpes.sante.gouv.fr/missions/drome/26.htm
>   Direction Départementale de l’Equipement (D.D.E.)
4, place de Laennec
26000 VALENE
Tél. : 04-75-79-75-79
>   Caisse d’Allocations Familiales
10, rue Marcel Barbu
26023 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-59-59
Site : http://www.caf.fr
3615 CAF
>   Caisse de Mutualité Sociale Agricole (M.S.A.)
29, rue Frédéric Chopin
26025 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-68-68
Site : http://www.msa.fr
>   Association Départementale d’Information sur le Logement (A.D.I.L.)
44, rue Faventines B.P. 1022
26010 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-04-04
 
 

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