FICHE SANTÉ
réalisée par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène
Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme.
Le cancer de la prostate est actuellement en France
le cancer le plus fréquent chez les hommes après le cancer
du poumon.
Le nombre de nouveaux cas est estimé à 22 000 par an (1990),
soit un taux dincidence brut de 70 pour 100 000 hommes. 52% dentre
eux sont à un stade localisé. On constate une augmentation
régulière du nombre de cas de 1982 à 1990 (environ
8,8% en moyenne par an, et davantage depuis 1987). Plusieurs explications
sont évoquées : vieillissement de la population, meilleure
déclaration des cas, utilisation de méthodes diagnostiques
plus sensibles, augmentation effective de la pathologie.
Deux éléments sont évoqués à lorigine
de la survenue du cancer prostatique. Les grandes variations ethniques
et géographiques dincidence observée font supposer
une sensibilité génétique. Le rôle de lenvironnement
est également suspecté devant les augmentations rapides
dincidence et de mortalité des populations migrantes (Asie
vers Etats Unis).
La mortalité (en taux standardisé) progresse denviron
1% par an ; on observe une augmentation du nombre de décès
qui est passé dun peu plus de 6 800 en 1980 à près
de 9 400 en 1996. Toutefois, cette augmentation touche essentiellement
les hommes de 75 ans et plus, chez qui ils représentent 20% des
décès par cancer.
Le pronostic du cancer de la prostate dépend de l'extension de
la maladie, donc de la précocité du diagnostic et de la
prise en charge. Mais le dépistage systématique se heurte
à labsence de méthodes applicables dans ce cadre.
En particulier, le risque est grand de dépister et de traiter des
cancers latents qui nauraient aucune influence sur la vie du sujet.
On estime ainsi que 40% des hommes au delà de 50 ans sont porteurs
de lésions histologiques cancéreuses, mais que seul 8% développeront
un cancer clinique et 3% en décéderont. La mise au point
dun test permettant de prévoir lévolution de
la maladie permettrait de résoudre ce problème.
Près de 80 décès
annuels par cancer de la prostate ont été enregistrés
dans la Drôme entre 1993 et 1996, soit un taux comparatif
de 48,5 décès pour 100 000 hommes.
Indépendamment du
vieillissement de la population, la probabilité de décès
par cancer de la prostate croît dans le département
depuis 1992, particulièrement dans les tranches dâge
supérieures (75 ans et plus).
Près de 160 Drômois
suivis pour un cancer de la prostate en 1997 dans les trois principaux
hôpitaux du département.
Indicateurs
Près de 80 décès
annuels
Durant les années 1993-1996, le nombre annuel
moyen de décès par cancer de la prostate était
de 79 dans la Drôme.
Ce nombre correspond à un taux comparatif (voir définition
ci-après) de 48,5 décès pour 100 000 hommes. Il
ne diffère pas significativement des taux observés au
niveau de la région (46,8) et de la France entière (45,8).
Le taux brut de décès, qui nannule pas leffet
des structures par âge sur la mortalité, est en revanche
très élevé dans la Drôme (58 décès
pour 100 000, pour une moyenne nationale de 51), essentiellement en
raison de la forte proportion de personnes âgées résidant
dans le département.
Taux
comparatifs de mortalité par cancer de la prostate en 1993-96 (taux pour 100 000)
Le taux comparatif de mortalité,
ou taux standardisé direct, est défini comme le taux
que lon observerait dans le département si celui-ci
avait la même structure par âge que la population de
référence (ici la population française estimée
au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par
âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes,
entre les deux sexes et entre territoires différents.
Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimation 95)
Une mortalité en hausse
depuis 1992
Depuis 1991-94, le taux comparatif de mortalité
progresse dans la Drôme après plusieurs années de
baisse continue.
De 44 pour 100 000 en 1991-1994, il est passé à près
de 49 en 1993-96, soit une augmentation de 11% en deux ans.
Cette évolution, qui ne sexplique pas par le vieillissement
de la population, est spécifique au département, le taux
comparatif de mortalité restant stable au cours de la même
période au niveau national. Il est possible quelle reflète
une meilleure identification de la maladie.
Evolution
des taux comparatifs de mortalité* par cancer de la prostate entre
1989 et 1995
* Taux comparatifs sur quatre ans
Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)
73%
des décès par cancer de la prostate surviennent après
74 ans
Près de trois décès sur quatre
par cancer de la prostate surviennent après 74 ans. Il sagit
de la première cause de décès par cancer dans cette
classe dâge, avant les cancers du poumon et du côlon-rectum.
Le taux de mortalité par cancer de la prostate chez les Drômois
de 75 ans et plus est plus élevé que la moyenne nationale.
Mortalité
par âge par cancer de la prostate en 1993-1996 (Effectifs annuels et taux pour 100 000)
* Taux brut de mortalité
Sources : INSERM SC8, INSEE (estimation 95)
Une mortalité supérieure
à celle de la France chez les 85 ans et plus depuis 1994
De 1985 à 1994, les taux de mortalité par cancer de la
prostate de 75 à 84 ans est resté relativement stable
(aux environs de 395 décès pour 100 000) et proche de
la moyenne nationale.
Chez les 85 ans et plus, on observe au contraire une hausse significative
du taux de mortalité jusquen 1989, suivie dune baisse
rapide en 1990-1993. La Drôme était en surmortalité
pour cette classe dâge en 1989-1990.
Une tendance à la recrudescence du taux de mortalité semble
se faire jour depuis 1993 pour lensemble des classes dâge
supérieures à 74 ans.
Evolution
des taux de mortalité de 1985 à 1995 (Taux pour 100 000 hommes*)
* Courbes lissées sur trois ans
Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)
Près de 160 admissions
annuelles en affection de longue durée pour cancer de la
prostate
Entre 1993 et 1995, près de 160 cas par an
de cancer de la prostate ont été reconnus au titre des
affections de longue durée (ALD) par la sécurité
sociale dans la Drôme.
Ce type de néoplasie représente environ 17% des affections
de longue durée pour cause tumorale dans le
département.
40% des hommes admis en ALD pour cancer de la prostate sont âgés
de 75 ans et plus.
Les
admissions en affection de longue durée pour cancer de la prostate
dans la Drôme en 1993-1995
Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM
Données manquantes pour la CCMSA - estimation ORS
En cas
daffections comportant un traitement prolongé et une
thérapeutique particulièrement coûteuse,
le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression
du ticket modérateur normalement à la charge de lassuré
dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites
de longue durée (ALD) est établie par
décret. Elle porte actuellement sur 30 affections ou groupes
daffections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés
et ayants droit des régimes général et agricole.
Ne sont pas comptés les assurés et ayants droit du
régime des professions indépendantes. Ces données
ont été fournies par les services médicaux
de la CNAMTS, de la CCMSA et de la CANAM, et sont présentées
sous forme de nombres annuels moyens de premiers avis favorables
entre 1993 et 1995.
Ce nombre dépend de la morbidité départementale,
mais aussi dautres paramètres comme la réglementation,
le comportement des assurés et de leurs médecins traitants
ou encore lavis des médecins conseils. Il ne sagit
donc pas dun nombre de nouveaux malades, comme dans le cas
dun registre de morbidité.
Près de 160 Drômois
suivis pour cancer de la prostate dans les trois principaux centre
hospitaliers du département
Selon les départements dinformation
médicale des centre hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère
et Montélimar, près de 160 Drômois étaient
hospitalisés pour cancer de la prostate dans ces établissements
en 1997. 92% dentre eux sont âgés de 65 ans ou plus.
Les
Drômois hospitalisés pour cancer de la prostate dans trois
centres hospitaliers de la Drôme en 1997
Sources : Départements dinformation médicale
des centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et
Montélimar
Ces données
concernent tous les patients drômois hospitalisés pour un
cancer de la prostate pendant lannée dans les Centres hospitaliers
de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar. Les doubles
comptes (patients suivis à la fois par deux hôpitaux) nayant
pu être éliminés, ces données surévaluent
légèrement le nombre réel de patients concernés.
Dernières
données disponibles - période 1997 à 1999
Décès par Cancers
de la Prostate
Nombre annuels de décès
par Cancers de la Prostate et par âge (Drôme)
Ligue
contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières
; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82 E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr Site national :http://www.ligue-cancer.asso.fr
Cancer Info Service Service téléphonique
d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
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Centre Hospitalier Général
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Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05
Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
Site national : http://www.fnclcc.fr