Fiche actualisée en mai 1999 Consulter la version 2004
 

LE CANCER DE LA PROSTATE


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
Dernières données disponibles
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Le contexte national
 
 
Le cancer de la prostate est actuellement en France le cancer le plus fréquent chez les hommes après le cancer du poumon.
Le nombre de nouveaux cas est estimé à 22 000 par an (1990), soit un taux d’incidence brut de 70 pour 100 000 hommes. 52% d’entre eux sont à un stade localisé. On constate une augmentation régulière du nombre de cas de 1982 à 1990 (environ 8,8% en moyenne par an, et davantage depuis 1987). Plusieurs explications sont évoquées : vieillissement de la population, meilleure déclaration des cas, utilisation de méthodes diagnostiques plus sensibles, augmentation effective de la pathologie.
Deux éléments sont évoqués à l’origine de la survenue du cancer prostatique. Les grandes variations ethniques et géographiques d’incidence observée font supposer une sensibilité génétique. Le rôle de l’environnement est également suspecté devant les augmentations rapides d’incidence et de mortalité des populations migrantes (Asie vers Etats Unis).
La mortalité (en taux standardisé) progresse d’environ 1% par an ; on observe une augmentation du nombre de décès qui est passé d’un peu plus de 6 800 en 1980 à près de 9 400 en 1996. Toutefois, cette augmentation touche essentiellement les hommes de 75 ans et plus, chez qui ils représentent 20% des décès par cancer.
Le pronostic du cancer de la prostate dépend de l'extension de la maladie, donc de la précocité du diagnostic et de la prise en charge. Mais le dépistage systématique se heurte à l’absence de méthodes applicables dans ce cadre. En particulier, le risque est grand de dépister et de traiter des cancers latents qui n’auraient aucune influence sur la vie du sujet. On estime ainsi que 40% des hommes au delà de 50 ans sont porteurs de lésions histologiques cancéreuses, mais que seul 8% développeront un cancer clinique et 3% en décéderont. La mise au point d’un test permettant de prévoir l’évolution de la maladie permettrait de résoudre ce problème.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  Près de 80 décès annuels par cancer de la prostate ont été enregistrés dans la Drôme entre 1993 et 1996, soit un taux comparatif de 48,5 décès pour 100 000 hommes.
     
    Indépendamment du vieillissement de la population, la probabilité de décès par cancer de la prostate croît dans le département depuis 1992, particulièrement dans les tranches d’âge supérieures (75 ans et plus).
     
    Près de 160 Drômois suivis pour un cancer de la prostate en 1997 dans les trois principaux hôpitaux du département.
 
     
  Indicateurs

 
 
  Près de 80 décès annuels
 
 

Durant les années 1993-1996, le nombre annuel moyen de décès par cancer de la prostate était de 79 dans la Drôme.
Ce nombre correspond à un taux comparatif (voir définition ci-après) de 48,5 décès pour 100 000 hommes. Il ne diffère pas significativement des taux observés au niveau de la région (46,8) et de la France entière (45,8).
Le taux brut de décès, qui n’annule pas l’effet des structures par âge sur la mortalité, est en revanche très élevé dans la Drôme (58 décès pour 100 000, pour une moyenne nationale de 51), essentiellement en raison de la forte proportion de personnes âgées résidant dans le département.

 
  Taux comparatifs de mortalité par cancer de la prostate en 1993-96
(taux pour 100 000)
 
 
  Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française estimée au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimation 95)
 
     
 
  Une mortalité en hausse depuis 1992
 
 

Depuis 1991-94, le taux comparatif de mortalité progresse dans la Drôme après plusieurs années de baisse continue.
De 44 pour 100 000 en 1991-1994, il est passé à près de 49 en 1993-96, soit une augmentation de 11% en deux ans.
Cette évolution, qui ne s’explique pas par le vieillissement de la population, est spécifique au département, le taux comparatif de mortalité restant stable au cours de la même période au niveau national. Il est possible qu’elle reflète une meilleure identification de la maladie.

 
  Evolution des taux comparatifs de mortalité* par cancer de la prostate entre 1989 et 1995
 
 
 

* Taux comparatifs sur quatre ans

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)
 
     
 
  73% des décès par cancer de la prostate surviennent après 74 ans
 
 

Près de trois décès sur quatre par cancer de la prostate surviennent après 74 ans. Il s’agit de la première cause de décès par cancer dans cette classe d’âge, avant les cancers du poumon et du côlon-rectum.
Le taux de mortalité par cancer de la prostate chez les Drômois de 75 ans et plus est plus élevé que la moyenne nationale.

 
  Mortalité par âge par cancer de la prostate en 1993-1996
(Effectifs annuels et taux pour 100 000)
 
 
 
* Taux brut de mortalité

Sources : INSERM SC8, INSEE (estimation 95)
 
     
 
  Une mortalité supérieure à celle de la France chez les 85 ans et plus depuis 1994
 
 

De 1985 à 1994, les taux de mortalité par cancer de la prostate de 75 à 84 ans est resté relativement stable (aux environs de 395 décès pour 100 000) et proche de la moyenne nationale.
Chez les 85 ans et plus, on observe au contraire une hausse significative du taux de mortalité jusqu’en 1989, suivie d’une baisse rapide en 1990-1993. La Drôme était en surmortalité pour cette classe d’âge en 1989-1990.
Une tendance à la recrudescence du taux de mortalité semble se faire jour depuis 1993 pour l’ensemble des classes d’âge supérieures à 74 ans.

 
  Evolution des taux de mortalité de 1985 à 1995
(Taux pour 100 000 hommes*)
 
 
 



* Courbes lissées sur trois ans

Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)

 
     
 
  Près de 160 admissions annuelles en affection de longue durée pour cancer de la prostate
 
 

Entre 1993 et 1995, près de 160 cas par an de cancer de la prostate ont été reconnus au titre des affections de longue durée (ALD) par la sécurité sociale dans la Drôme.
Ce type de néoplasie représente environ 17% des affections de longue durée pour cause tumorale dans le
département.
40% des hommes admis en ALD pour cancer de la prostate sont âgés de 75 ans et plus.

 
  Les admissions en affection de longue durée pour cancer de la prostate dans la Drôme en 1993-1995
 
 
  Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM

Données manquantes pour la CCMSA - estimation ORS
 
     
 
En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD) est établie par décret. Elle porte actuellement sur 30 affections ou groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés et ayants droit des régimes général et agricole. Ne sont pas comptés les assurés et ayants droit du régime des professions indépendantes. Ces données ont été fournies par les services médicaux de la CNAMTS, de la CCMSA et de la CANAM, et sont présentées sous forme de nombres annuels moyens de premiers avis favorables entre 1993 et 1995.
Ce nombre dépend de la morbidité départementale, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation, le comportement des assurés et de leurs médecins traitants ou encore l’avis des médecins conseils. Il ne s’agit donc pas d’un nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
 
     
 
  Près de 160 Drômois suivis pour cancer de la prostate dans les trois principaux centre hospitaliers du département
 
 

Selon les départements d’information médicale des centre hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar, près de 160 Drômois étaient hospitalisés pour cancer de la prostate dans ces établissements en 1997. 92% d’entre eux sont âgés de 65 ans ou plus.

 
  Les Drômois hospitalisés pour cancer de la prostate dans trois centres hospitaliers de la Drôme en 1997
 
 
 

Sources : Départements d’information médicale des centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar
 
     
  Ces données concernent tous les patients drômois hospitalisés pour un cancer de la prostate pendant l’année dans les Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar. Les doubles comptes (patients suivis à la fois par deux hôpitaux) n’ayant pu être éliminés, ces données surévaluent légèrement le nombre réel de patients concernés.  
     
  Dernières données disponibles - période 1997 à 1999

 
 
  Décès par Cancers de la Prostate
 
   
     
 
  Nombre annuels de décès par Cancers de la Prostate et par âge (Drôme)
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
 

Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82

E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr

Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local d’un poste fixe)


Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
Site national : http://www.fnclcc.fr

 
 

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