Fiche actualisée en Novembre 2004   Consulter la version 1999

LES MALADIES RESPIRATOIRES


dans la Drôme
 
  FICHE SANTÉ réactualisée en Novembre 2004 par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
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Le contexte national
 
A côté des cancers broncho-pulmonaires et de la tuberculose pulmonaire, les maladies respiratoires regroupent des affections très différentes d'évolution aiguë ou chronique, difficiles à classer et à évaluer en particulier chez le sujet âgé.
En France, ces affections ont été responsables de 35 600 décès en 2000 (sans les tumeurs de l'appareil respiratoire) soit près de 7 % des décès ce qui en fait la quatrième cause de mortalité derrière les maladies cardiovasculaires, les tumeurs et les traumatismes et empoisonnements. Bien qu’en raison d’un changement de classification ce chiffre soit inférieur à celui de l’année précédente, la part des décès liés aux maladies respiratoires est en augmentation sur la dernière décennie. Ceci est lié à l’accroissement de prévalence de facteurs de risque (tabagisme) et surtout au vieillissement de la population : le taux de mortalité par maladie respiratoire croît de manière exponentielle avec l’âge au delà de 65 ans
Le taux comparatif de mortalité croît avec l'âge, notamment au delà de 65 ans. On observe une surmortalité masculine due pour une large part à la plus forte consommation de tabac : le taux comparatif est deux fois supérieur chez les hommes. La proportion de femmes étant plus forte aux âges élevés, le nombre de décès est équivalent pour les deux sexes.
Cependant, les maladies respiratoires étant fréquentes et souvent d’évolution chronique, les indicateurs de mortalité ne traduisent que très partiellement leur poids économique et leur impact médico-social. Ainsi, 16 % des personnes de tous âges interrogées dans l’enquête « Santé soins et protection sociale – 2000 » du CREDES, déclaraient souffrir d’au moins une maladie respiratoire.
Par ailleurs, ces affections sont à l'origine de 5 % des séjours hospitaliers en 2000 et elles constituent le premier motif de recours aux soins de ville (CREDES – 1998) avec par ordre décroissant les affections des voies respiratoires supérieures, la bronchite et l'asthme.
L'insuffisance respiratoire chronique, stade évolutif ultime des pathologies respiratoires chroniques a provoqué, en moyenne annuelle entre 2001 et 2002, l'admission en affection de longue durée de 36 500 personnes.
Selon l'enquête Santé et Protection Sociale 1998 du CREDES, 3,5 millions de personnes souffrent d'asthme actuellement soit une prévalence de 5,8 % en population générale, prévalence qui semble s'accroître depuis la fin des années 70. Un programme de prise en charge et de prévention de l'asthme a été initié par le ministère de la santé en 2002.
On estime qu'il y a en France 2 à 3 millions de personnes atteintes de bronchite chronique. L'évolution potentielle de cette pathologie en bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) en fait toute la gravité. 700 000 à 1 million de personnes sont atteintes de BPCO dont le facteur de risque majeur est le tabagisme. Le temps de latence d'environ 20 ans entre le tabagisme et l'apparition de l'insuffisance respiratoire chronique permet de prévoir une hausse de la mortalité par BPCO dans les années à venir et une hausse de la prévalence des insuffisances respiratoires chroniques chez les femmes.
 
 
   
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La situation dans la Drôme
 
Faits marquants

 
  La mortalité par maladies respiratoires en 1998-2000 dans la Drôme est inférieure à celle de la France.

      Entre 1988-1990 et 1998-2000, la mortalité par maladies respiratoires a subi une baisse chez les hommes. Elle est restée stable chez les femmes.

      Les insuffisances respiratoires chroniques graves représentent 3% des admissions en ALD dans la Drôme entre 2001 et 2002.

      En 2004, 56% des séjours hospitaliers des drômois pour maladies respiratoires concernent des hommes.

Indicateurs

  Une mortalité masculine en baisse entre 1988-1990 et 1998-2000
Entre 1998 et 2000, 313 drômois sont décédés annuellement par maladies respiratoires correspondant à un taux comparatif de 102 décès pour 100 000 hommes et 57 décès pour 100 000 femmes. Par rapport à Rhône-Alpes et à la France, la mortalité dans la Drôme est inférieure chez les hommes. Par contre chez les femmes, on observe une mortalité équivalente.
Dans la Drôme, la mortalité par maladies respiratoires a baissé, depuis la période 1988-1990, chez les hommes (–25% pour le taux). Chez les femmes, dans la Drôme comme en France, le taux est resté stable.
La baisse de la mortalité par maladies respiratoires s’est accentuée artificiellement en 2000 à cause du changement de nomenclature des causes de décès (passage de la CIM9 à la CIM 10).

Taux comparatifs annuels de mortalité par maladies respiratoires en 1998-2000 *
Sources : INSERM CépiDc, INSEE         Exploitation ORS
* Taux pour 100 000 personnes
 
Evolution des taux comparatifs annuels de mortalité par maladies respiratoires entre 1989 et 1999**
Sources : INSERM CépiDc, INSEE         Exploitation ORS
** Année centrale : 1999 est la moyenne de 1998, 1999, 2000.
 
 
  68% des décès par maladies respiratoires sont dus à des bronchites chroniques ou des pneumonies
Les deux premières causes de décès par maladies respiratoires sont les les bronchites chroniques (35%) et pneumonies (33%). La grippe et l’asthme sont beaucoup moins fréquents (respectivement 8% et 4%). Près de 62% des décès par bronchite chronique, maladie fortement liée au tabagisme, concernent des hommes.
La mortalité due aux maladies respiratoires augmente avec l’âge de façon quasi exponentielle, particulièrement chez les hommes. 81% des décès par maladies respiratoires touchent des personnes de plus de 75 ans.

Nombre annuel de décès par maladies respiratoires dans la Drôme en 1998-2000 *
Sources : INSERM CépiDc, INSEE         Exploitation ORS
Taux annuel pour 100 000
* Bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)
 
La détermination des causes de décès pour des personnes souffrant d’affections respiratoires chroniques est difficile. Le diagnostic différentiel entre broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) et asthme pose d’autant plus de problèmes que le sujet est âgé. Par ailleurs, les BPCO peuvent être sous-estimées du fait qu’une affection respiratoire aiguë (pneumonie, grippe...) ou bien encore une affection cardiaque, est fréquemment citée comme la cause directe du décès. Aussi faut-il interpréter avec réserve les dénombrements par cause.
 
  Plus de 240 admissions par an en affection de longue durée pour insuffisance respiratoire chronique grave
Entre 2000 et 2002, 231 personnes ont été admises annuellement en affection de longue durée pour insuffisance respiratoire chronique grave dans la Drôme. Ce nombre représente 3% de l’ensemble des admissions dans le département de la Drôme. Plus de la moitié de ces admissions (58%) concerne des personnes âgées de 65 ans ou plus, et 5% des enfants de moins de 15 ans. Les hommes représentent 59% du total des admissions.
Admissions en affections de longue durée pour insuffisance respiratoire chronique grave dans la Drôme en 2000-2002 (Nombre moyen annuel)
 Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM         Exploitation ORS
 
 
  56% des séjours hospitaliers pour maladies respiratoires des drômois en 2004 concernent des hommes
Selon les statistiques du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI), les drômois ont effectué en 2004, suite à une affection respiratoire, 3 152 séjours hospitaliers dans un établissement de santé de court séjour en France, soit près de 4,8% de l’ensemble de leurs séjours dans un établissement du même type. Parmi ces séjours, 14% concernent des enfants de moins de 15 ans, près de 36% des personnes de 35-64 ans et 50% des personnes âgées de 65 ans et plus. Plus de 56% de ces séjours concernent des hommes. Ces séjours ont engendré 28 466 journées d’hospitalisation.
Les séjours hospitaliers des drômois selon l’âge en 2004 pour maladies respiratoires, quel que soit le lieu d’hospitalisation en France
 Source : PMSI 2004         Exploitation ORS

Les séjours de la Catégorie Majeure (CM) 24 c'est-à-dire séances, décès immédiat, transfert immédiat, affections traitées dans la journée, ceux de la CM 90 (erreurs et séjours inclassables) c'est-àdire les séjours ne pouvant être classés dans aucun Groupe Homogène de Malades (GHM) et ceux comportant un code géographique de résidence du patient erroné n’ont pas été pris en compte.
Précision
En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD) est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés et ayants droit du régime général, du régime agricole et du régime des professions indépendantes. Elles ont été fournies par les services médicaux de ces trois régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens annuels de premiers avis favorables entre 2000 et 2002. Ces nombres dépendent de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation, le comportement des assurés et de leurs médecins traitants ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
 
Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française au recensement de 1999, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.
   
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Adresses utiles
 
 
  Centre médical et Climatique Bellevue (Dieulefit Santé)   B.P. 71
  26220 DIEULEFIT
  Tél. : 04-75-46-96-50
 
      Centre Hospitalier
  179, bd Maréchal Juin
  26953 VALENCE CEDEX 9
  Tél. : 04-75-75-75-75
 
      Centre Hospitalier Général
  Quartier Beausseret, route de Crest
  26200 MONTELIMAR
  Tél. : 04-75-53-40-00
 
      Clinique de Pneumologie
  Quai Rieux
  26110 NYONS
  Tél. : 04-75-26-55-00
 
      Centre Hospitalier Général
  Route de Tain
  26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
  Tél. : 04-75-05-75-051
 
      Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
  Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
  9, rue du lycée
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82
  E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
  Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr
 
      Cancer Info Service
  Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
  du lundi au samedi de 8h à 20 h
  Tél. : 0810 810 821
  (prix appel local d’un poste fixe)
 
      Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
  Site national : http://www.fnclcc.fr
 
   
      Nous vous conseillons de consulter aussi les Fiches Santé Drôme :
  Le tabac et la santé
  L'air et la santé
  ainsi que notre article consacré à l'ambroisie
 
   
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