Fiche actualisée en mai 1999 Consulter la version 2004
 

LES AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
Dernières données disponibles
  Adresses utiles
 

 

     
 
Le contexte national
 
 
En France comme dans tous les pays développés, les affections cardio-vasculaires occupent une place prépondérante dans la mortalité et la morbidité. Elles constituent la première cause de décès (plus de 170 000 décès par an), le troisième motif d'hospitalisation (10% des séjours hospitaliers de soins de courte durée), le premier motif d'admission en affection de longue durée (255 000 admissions chaque année).
Depuis une vingtaine d'années, la mortalité due à ces affections diminue. Cette baisse est surtout liée à celle des décès par accidents vasculaires cérébraux (-29% en dix ans) devenus moins fréquents que les décès par infarctus du myocarde (-13%).
La mortalité par maladies cardio-vasculaires varie beaucoup selon les pays. Actuellement, la France se situe parmi les pays qui ont le plus faible taux de mortalité pour chacune des principales affections cardio-vasculaires.
Trois registres en France (Communauté Urbaine de Lille, départements du Bas-Rhin et de la Haute Garonne) et un peu plus de 30 dans le monde, enregistrent de façon exhaustive sur leur territoire le nombre de nouveaux cas d'infarctus du myocarde survenant chaque année chez les personnes âgées de 25 à 64 ans. Les premiers résultats montrent la grande disparité géographique de la maladie, avec une incidence plus élevée dans les pays du Nord de l'Europe.
Les données des registres des cardiopathies ischémiques apprennent aussi que la mortalité hospitalière par infarctus du myocarde a fortement chuté à partir du milieu des années 80, mais attirent l'attention sur les progrès qui restent à faire dans la réduction des délais de prise en charge de ces malades et sur l’importance de la prévention primaire.
Parmi les nombreux facteurs de risque reconnus des maladies cardio-vasculaires, on peut citer le tabagisme, l'hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et le diabète non insulino-dépendant. Certains sont susceptibles de faire l'objet d'une politique de prévention active.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  Plus de 1 300 décès annuels par maladies cardio-vasculaires ont été enregistrés dans la Drôme entre 1993 et 1996.
     
    La mortalité départementale par maladies cardio-vasculaire s est équivalente à celle de la France, mais on observe une sous-mortalité par cardiopathie ischémique.
     
    Près de 1 060 Drômois étaient hospitalisés pour cardiopathie ischémique ou maladie vasculaire cérébrale dans les centres hospitaliers du département en 1997.
 
     
  Indicateurs

 
  Ces données concernent tous les patients drômois hospitalisés pendant l’année dans les Centres Hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar, présentant en diagnostic principal une cardiopathie ischémique ou une maladie vasculaire cérébrale.

 
 
  Une mortalité équivalente à la moyenne française
 
 

Durant les années 1993-1996, le nombre annuel moyen de décès par maladies cardio-vasculaires était de 1 319 dans la Drôme : 631 hommes et 688 femmes.
Les taux comparatifs (voir encadré) correspondant à ces effectifs s’élèvent à 377 décès pour 100 000 personnes chez les hommes et à 234 chez les femmes. Ces taux ne diffèrent pas significativement des moyennes régionale et nationale.

 
  Taux comparatif de mortalité par maladies cardio-vasculaires en 1993-96
 
 
  Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française estimée au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimation 95)
 
 
 
 
  Un taux comparatif de mortalité en hausse chez les hommes
 
 

Après une période de baisse, le risque de décès par maladies cardio-vasculaires tend à augmenter légèrement chez les hommes dans la Drôme. Il est passé de 369 décès pour 100 000 en 1991-94 à 377 en 1993-1996. Cette évolution est spécifique au département. Durant la même période, la taux comparatif de mortalité observé au niveau national continue de baisser régulièrement.
Chez les femmes, la diminution du taux comparatif de mortalité est continue depuis les début des années 1990, dans la Drôme comme sur l’ensemble de la France.
Toutefois, l’écart entre le taux drômois et le taux national tend à se réduire.

 
  Evolution des taux comparatifs de mortalité par maladies cardio-vasculaires entre 1988-91 et 1993-96
 
 
 


 


Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)

 
     
 
  Une sous-mortalité par cardiopathies ischémiques chez les femmes
 
 

Les cardiopathies ischémiques -constituées essentiellement par les infarctus du myocarde- et les maladies vasculaires cérébrales sont les deux principales causes de décès par maladies cardio-vasculaires.
A structure d’âge identique, la mortalité par cardiopathies ischémiques chez les femmes est significativement inférieure dans la Drôme à la moyenne française. La mortalité par maladies cérébro-vasculaires est en revanche équivalente à la moyenne nationalepour les deux sexes.

 
  Taux comparatifs de mortalité par cardiopathies ischémiques et maladies vasculaires cérébrales en 1993-96
 
 
  Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)

* Décès dus pour la plupart aux infarctus du myocarde
 
     
 
  Les cardiopathies ischémiques :
première cause de décès par affections circulatoires chez les hommes
 
 

En 1993-1996 on a enregistré chaque année 349 décès par cardiopathies ischémiques dans la Drôme (dont 58% d’hommes). Parmi ces décès, plus de 86% surviennent après 65 ans. Ces affections se manifestent surtout à l'âge adulte à partir de 25 ans et la surmortalité masculine est présente à tous les âges.
Les taux de mortalité par cardiopathies ischémiques augmentent avec l'âge, passant de 1 pour 100 000 habitants chez les 25-34 ans à plus de 1 150 pour 100 000 chez les 85 ans et plus.

 
  Taux de mortalité par cardiopathies ischémiques par âge et sexe
dans la Drôme (1993-96)

 
 
  Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)
 
 
 
 
  Les maladies vasculaires cérébrales :
première cause de décès par affection circulatoire chez les femmes
 
 

En 1993-96, on enregistre 348 décès annuels par maladies vasculaires cérébrales (dont 57% de femmes). Près de 92% surviennent après 65 ans.
La différence entre les hommes et les femmes est moins importante que pour les cardiopathies ischémiques. La surmortalité masculine est présente à tous les âges.
La mortalité croît également de manière exponentielle avec l'âge, le taux de mortalité, égal à 1 pour 100 000 habitants chez les 25-34 ans, atteint près de 2 000 pour 100 000 habitants chez les 85 ans et plus.

 
  Taux de mortalité par maladies vasculaires cérébrales par sexe et âge
dans la Drôme (1993-96)

 
 
 


 


Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)

 
     
 
  Plus de 1 050 Drômois hospitalisés pour cardiopathies ischémiques ou maladies cérébro-vasculaires dans les trois centres hospitaliers de la Drôme en 1997
 
 

Selon les statistiques des Départements d’information médicale des Centres Hospitaliers de Valence, Romans-sur- Isère et Montélimar, ces trois hôpitaux ont suivi environ 560 patients touchés par une cardiopathie ischémique, et près de 500 patients souffrant d’une maladie vasculaire cérébrale.
70% des personnes hospitalisées pour cardiopathie ischémique et 82% des personnes hospitalisées pour maladie vasculaire cérébrale sont âgées de 65 ans et plus.
Les hommes représentent 68% des patients suivis pour une cardiopathie ischémique.

 
  Les patients drômois hospitalisés pour affection cardio-vasculaire dans les Centres Hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar en 1997
 
 
  Sources : Départements d’Information Médicale (DIM) des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar
 
     
  Dernières données disponibles - période 1997 à 1999

 
 
  Ensemble des affections cardio-vasculaires
 
   
     
 
  Les cardiopathies ischémiques
 
   
     
 
  Les maladies vasculaires cérébrales
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
  Beauvallon – Centre de Cure et de Réadaptation Spécialisées (Dieulefit Santé)
B.P. 80
26220 DIEULEFIT
Tél. : 04-75-00-55-00

Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05
 
 

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