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| FICHE SANTE DROME |
| LES AFFECTIONS CARDIO-VASCULAIRES |
Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
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Les affections cardiovasculaires en France et dans tous les pays développés
occupent une place prépondérante dans la mortalité et
la morbidité. Elles constituent la première cause de décès
(31% en 2000), le premier motif d'admission en affection de longue durée
(360 000 par an entre 2001 et 2002) et le troisième motif d'hospitalisation
(1 211 000 séjours en 2002 dans les services de soins de
courte durée).
Les données de morbidité sont très parcellaires en France.
On estime les nombres annuels d'infarctus du myocarde à 120 000
et d'accidents vasculaires cérébraux à 130 000.
Il existe trois registres des cardiopathies ischémiques (Haute-Garonne,
Bas-Rhin et communauté urbaine de Lille) qui sont intégrés
au programme international Monica réalisé dans 27 pays depuis
1984. D'après ces données, une grande disparité géographique
de la maladie apparaît avec une incidence plus élevée
dans les pays du Nord et de l'Est de l'Europe. La France et les régions
françaises s'inscrivent dans la continuité du gradient décroissant
nord-sud de mortalité et de morbidité cardio-vasculaire.
Les affections cardio-vasculaires ont provoqué 161 330 décès
en 2000. Les cardiopathies ischémiques, les accidents vasculaires
cérébraux et les insuffisances cardiaques sont à l’origine
de 66% de ces décès. Depuis une vingtaine d'années,
la mortalité due à ces affections diminue en raison de la réduction
de certains facteurs de risque et des progrès thérapeutiques.
Entre 1990 et 1999, la baisse a été plus forte pour les décès
par maladies vasculaires cérébrales (18%) que pour les décès
par cardiopathie ischémique (9%) qui sont devenus les plus fréquents.
Selon les données Eurostat 1997-1999, disponibles pour 14 des 15 pays
de l'Union européenne, la France connaît la plus faible mortalité
cardio-vasculaire.
Parmi les nombreux facteurs de risque reconnus des maladies cardio-vasculaires
on peut citer le tabagisme, l'hypertension artérielle, l'hypercholestérolémie
et le diabète non insulino dépendant. La réduction de
ces facteurs de risque passe par des actions de prévention en direction
du grand public et des patients atteints d'affection cardio-vasculaire ainsi
que par une mobilisation des professionnels de santé en matière
de dépistage et de prise en charge de ces maladies. Un programme national
triennal de réduction des risques cardio-vasculaires a été
annoncé en 2002 par le Ministère de la Santé avec cinq
composantes : action sur les facteurs de risque, éducation thérapeutique
ciblée et spécifique, promotion des recommandations de bonnes
pratiques cliniques et thérapeutiques, réflexion sur l'organisation
des soins et la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux,
renforcement épidémiologique.
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Faits marquants |
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La mortalité par maladies cardio-vasculaires en 1998-2000 dans la Drôme est équivalente à celle de la France chez les hommes et inférieure chez les femmes. |
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Entre 1988-1990 et 1998-2000, la mortalité par maladies cardio-vasculaires a subi une baisse. |
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Les maladies cardio-vasculaires représentent 35% des admissions en ALD dans la Drôme entre 2000 et 2002. |
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En 2004, 8 300 séjours hospitaliers pour maladies cardio-vasculaires ont été effectués par des drômois, dont 60% concernent des hommes. |
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Indicateurs |
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Une mortalité en baisse entre 1988-1990 et 1998-2000
Entre 1998 et 2000, 1 247 drômois sont décédés
annuellement par maladies cardio-vasculaires. Ceci correspond à un
taux comparatif de 377 décès pour 100 000 hommes et 232
décès pour 100 000 femmes. Par rapport au taux de la France,
on observe dans la Drôme une mortalité équivalente chez
les hommes et une sous-mortalité chez les femmes.
Dans la Drôme comme en France, depuis 1988-1990, la mortalité
par maladies cardio-vasculaires a subi une baisse aussi bien chez les hommes
que chez les femmes (les taux masculins et féminins ont baissé
respectivement de 22% et 25%). L’écart entre la Drôme et la
France s’est réduit.
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Taux comparatifs annuel de mortalité par maladies cardio-vasculaires en 1998-2000 *

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990; 1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
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Evolution des taux comparatifs annuels de mortalité par maladies cardio-vasculaire entre 1989 et 1999

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990; 1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
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Baisse de la mortalité par cardiopathies ischémiques et par maladies vasculaires cérébrales.
Les cardiopathies ischémiques (essentiellement constituées
par les infarctus du myocarde) et les maladies vasculaires cérébrales
sont les deux principales causes de décès par maladies cardio-vasculaires.
Entre 1988-1990 et 1998-2000 la mortalité pour ces deux causes a subi
une baisse, en France et dans la Drôme, aussi bien chez les hommes
que chez les femmes.
Pour les drômois, en 1998-2000, la mortalité chez les hommes
par cardiopathies ischémiques et par maladies vasculaires cérébrales
est statistiquement équivalente à la moyenne française.
Chez les femmes, elle est équivalente pour les maladies vasculaires
cérébrales, en revanche elle est inférieure pour les
cardiopathies ischémiques.
Pour l’ensemble des maladies cardio-vasculaires, la mortalité augmente
de manière exponentielle avec l'âge : le taux pour 100 000
passe de moins de 10 chez les 25-34 ans à plus de 5 800 chez
les 85 ans et plus (chez les hommes comme chez les femmes).
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Taux comparatifs annuels de mortalité par cardiopathies ischémiques et maladies vasculaires cérébrales en 1988-1990 et 1998-2000 *

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Taux annuel pour 100 000
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Taux annuel de mortalité par maladies cardiovasculaires par âge et sexe dans la Drôme en 1998-2000 *

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Taux annuel pour 100 000
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35% des admissions en ALD concernent des maladies cardio-vasculaires entre 2000-2002.
Entre 2000 et 2002, 2 770 admissions en affections de longue durée
(ALD) ont été accordées annuellement pour maladies cardio-vasculaires
chez des drômois. Elles représentent 35% de l’ensemble des ALD
de la Drôme (7 928 cas). Ces admissions correspondent à
cinq types d’affections : l’hypertension artérielle (30%), l’insuffisance
cardiaque (24%), l’artériopathie (22%), la maladie coronaire (13%)
et les accidents vasculaires cérébraux (11%). La répartition
de ces ALD diffère avec le sexe.
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Admissions en affections de longue durée pour maladies cardio-vasculaires dans la Drôme en 2000-2002 (Nombre moyen annuel) |
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Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM Exploitation ORS
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60% des séjours hospitaliers pour maladies cardio-vasculaires des drômois en 2004 concernent des hommes.
Selon les statistiques du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI), les drômois ont effectué en 2004, suite
à une affection cardio-vasculaire,
8 364 séjours hospitaliers dans un établissement de santé de court séjour en France, soit 12,8% de l’ensemble de leurs séjours dans ces établissements. Parmi ceux
là, la majorité (65%) concernent des personnes âgées de 65 ans et plus, et 32% des personnes de 35-64 ans. 60% de séjours des drômois concernent des hommes. Ces séjours
ont occasionné 67 095 journées d’hospitalisation.
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Les séjours hospitaliers des drômois selon l’âge en 2004 pour affections cardio-vasculaires, quel que soit le lieu d’hospitalisation en France |
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Source : PMSI 2004 Exploitation ORS
Les séjours de la Catégorie Majeure (CM) 24 c'est-à-dire
séances, décès immédiat, transfert immédiat,
affections traitées dans la journée, ceux de la CM 90 (erreurs
et séjours inclassables) c'est-à-dire les séjours ne
pouvant être classés dans aucun Groupe Homogène de Malades
(GHM) et ceux comportant un code géographique de résidence
du patient erroné n’ont pas été pris en compte.
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Précision
- Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé
direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département
si celui-ci avait la même structure par âge que la population
de référence (ici la population française au recensement de 1999, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge
et autorisent les comparaisons entre deux périodes, les deux sexes
et entre territoires différents.
- En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une
thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la
Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur
normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque
maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD)
est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés
et ayants droit du régime général, du régime
agricole et du régime des professions indépendantes. Elles
ont été fournies par les services médicaux de ces trois
régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens
annuels de premiers avis favorables entre 2000 et 2002. Ces nombres dépendent
de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation,
le comportement des assurés et de leurs médecins traitants
ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un
nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
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Dernières données disponibles |
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Période 1999-2001
Ensemble des Les affections cardio-vasculaires
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Les cardiopathies ischémiques
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Les maladies vasculaires cérébrales
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Beauvallon
Centre de Cure et de Réadaptation Spécialisées
(Dieulefit Santé)
B.P. 80
26220 DIEULEFIT
Tél. : 04-75-00-55-00
Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75
Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00
Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05 |
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