Fiche actualisée en mai 1999 Consulter la version 2004
 

LES TUMEURS


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
Dernières données disponibles
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Le contexte national
 
 
Selon l’estimation effectuée par le Réseau des Registres français des cancers (FRANCIM), auquel participe le Registre de l’Isère, le nombre annuel de nouveaux cas diagnostiqués en France est passé de 171 000 en 1975 à 240 000 en 1995. Cette augmentation de l’incidence est liée à l’accroissement et au vieillissement de la population, et d’autre part à l’augmentation des taux standardisés d’incidence de 386 à 482 chez l’homme et de 255 à 309 chez la femme entre ces deux années.
Environ un million de séjours dans les services de soins de courte durée ont été motivés en 1993 par une pathologie tumorale (dont 700 000 par une tumeur maligne), ce qui représente 8,4% de l’ensemble des séjours (Enquête de morbidité hospitalière du Ministère de la Santé, 1993).
Les pathologies tumorales sont la première cause de mortalité chez l’homme avec 32% des décès entre 1993 et 1995, et la deuxième chez la femme (23%) après les maladies de l’appareil circulatoire (36%). Chaque année, on enregistre environ 146 000 décès par tumeurs, dont 60% chez les hommes et 70% chez les personnes âgées de 65 ans et plus. Les deux principales causes de cancer chez l’homme sont le cancer du poumon (20 000 décès par an) et celui de la prostate (9 300 décès par an) ; chez la femme, ce sont le cancer du sein (10 700 décès par an) et celui de l’intestin (7 900). La mortalité par cancer toutes localisations confondues tend à diminuer depuis le milieu des années 80 chez l’homme et diminue depuis 1950 chez la femme.
Depuis plusieurs années, des actions de prévention sont menées à travers des campagnes d'information et de sensibilisation anti-tabagique et anti-alcoolique, accompagnées de certaines mesures réglementaires. Les deux facteurs de risques les plus clairement identifiés sont en effet l'alcool et le tabac, qui seraient responsables de plus de 30 % de l'ensemble des cancers. Plus récemment ont été mises en place des expériences de dépistage systématique du cancer du col de l'utérus,du sein et du cancer colo-rectal.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  Près de 1 040 décès annuels par cancer ont été enregistrés dans la Drôme entre 1993 et 1996, dont 630 chez les hommes.
     
    La mortalité départementale par tumeur est significativement inférieure à celle de la France pour les hommes comme pour les femmes.
     
    Près de 2 100 Drômois étaient hospitalisés pour cancer dans les centres hospitaliers du département en 1997.
 
     
  Indicateurs

 
  Ces données concernent tous les patients drômois présentant un cancer hospitalisés pendant l’année dans les Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar. Les doubles comptes (patients suivis à la fois par deux hôpitaux) n’ayant pu être éliminés, ces données surévaluent légèrement le nombre réel de patients concernés.
 
     
 
  Une mortalité inférieure à la moyenne française
 
 

Durant les années 1993-1996, le nombre annuel moyen de décès par tumeur était de 1 038 dans la Drôme : 628 hommes et 410 femmes.
Les taux comparatifs (voir encadré) correspondant à ces effectifs s’élèvent à 421 décès pour 100 000 personnes chez les hommes et à 194 pour les femmes. La Drôme est en situation de nette sous-mortalité par cancer par rapport à la moyenne nationale, pour les hommes (taux comparatif de 468 au niveau français) comme pour les femmes (taux national : 209). C’est le département où le niveau de mortalité par cancer est le plus bas en Rhône-Alpes.

 
  Taux comparatif de mortalité par tumeur en 1993-96
(pour 100 000 personnes)
 
 
  Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française estimée au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimation 95)
 
 
 
 
  Une relative stabilité de la mortalité chez les hommes depuis 1991-1994
 
 

Après une période de baisse, le risque de décès par cancer chez les hommes reste stable dans la Drôme depuis la fin des années 1980. Le taux comparatif de mortalité, qui avait baissé de 4% entre 1988-91 et 1991-94, a gardé à peu près le même niveau au cours des années suivantes. Cette évolution est spécifique au département, le taux comparatif continuant de décroître au niveau national.
Chez les femmes, dans la Drôme comme en France, le taux de mortalité a très peu changé au cours de cette période.

 
  Evolution des taux comparatifs de mortalité par tumeur entre 1988-91 et 1993-96
 
 
 


 


Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)

 
     
 
  Une mortalité fortement croissante avec l’âge
 
 

Le taux brut de mortalité par cancer s’élève à 243 décès pour 100 000 dans la Drôme.
La mortalité par tumeur est assez faible jusqu’à 25 ans. A partir de cet âge, le taux de décès augmente de plus en plus rapidement. Le taux de mortalité est en effet 35 fois plus élevé à partir de 85 ans qu’entre 25 et 54 ans. A tous les âges, les taux masculins sont plus élevés que les taux féminins (plus de deux fois supérieurs à partir de 55 ans).
Par rapport à l’ensemble des décès, les tumeurs représentent la première grande cause de mortalité de 45 à 74 ans pour les hommes comme pour les femmes (47% de la mortalité générale). A partir de 75 ans, les maladies cardio-vasculaires deviennent la principale cause de décès.

 
  Mortalité par tumeur selon le sexe et l’âge en 1993-1996
(effectifs annuels et taux pour 100 000)
 
 
  Source : INSERM SC8, INSEE (estimations)

* Taux pour 100 000 personnes dans la tranche d’âge
 
     
 
  Des localisations cancéreuses différentes selon le sexe
 
 

Les huit localisations cancéreuses les plus fréquentes représentent environ les trois quarts des décès par tumeur pour les hommes comme pour les femmes.
Chez les hommes, les cancers entraînant le plus de décès sont ceux de la trachée, des bronches et du poumon (près d’un quart de la mortalité par cancer). Les cancers de l’intestin et de la prostate représentent chacun plus de 10% du total des décès. On peut noter également le poids important des cancers des voies aéro-digestives supérieures (lèvres -oropharynx, oesophage, larynx).
Chez les femmes, le cancer du sein est la première cause de décès par tumeur (avec près d’un décès sur cinq), suivi par les cancers de l’intestin (15%).
Les tumeurs gynécologiques (utérus et ovaires) représentent au total 11% des décès par cancer. Le cancer du poumon (6%) a un poids beaucoup moins important que chez les hommes.

 
  Les décès par tumeur pour les huit premières localisations cancéreuses (1993-1996)
 
 
   
 
 
 


 


Sources : INSERM SC8

 
     
 
  Près de 2 100 Drômois hospitalisés pour cancer dans les trois centres hospitaliers de la Drôme en 1997
 
 

Selon les statistiques des Départements d’information médicale des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar, ces trois hôpitaux ont suivi près de 2 100 patients hospitalisés pour cancer en 1997.
Ces patients sont majoritairement des hommes (1 150 patients, soit 55% du total).
Chez les hommes, trois types de cancer représentent la moitié des motifs d’hospitalisation : les cancers broncho-pulmonaires (21%), les cancers du côlon-rectum(15%) et de la prostate (14%).
Près de 30% des femmes hospitalisées sont traitées pour un cancer du sein. Les autres cancers les plus fréquents sont ceux du côlon-rectum (15%) et de l’utérus (7%).

 
  Les patients drômois hospitalisés pour tumeur dans les centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar en 1997
 
 
  Sources : Départements d’Information Médicale (DIM) des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar
 
     
  Dernières données disponibles - période 1997 à 1999

 
 
  Ensemble des Tumeurs
 
   
     
 
  Tumeurs - Hommes
 
   
     
 
  Tumeurs - Femmes
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
  Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82

E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr

Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local d’un poste fixe)


Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
Site national : http://www.fnclcc.fr
 
 

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