Fiche actualisée en mai 1999 Consulter la version 2004
 

LE CANCER DU CÔLON-RECTUM


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
Dernières données disponibles
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Le contexte national
 
 
En France, le nombre de nouveaux cas annuels de cancers du côlon et du rectum, estimé par le Réseau Français des Registres du Cancer (FRANCIM), pour l’année 1995 est de 15 298 femmes et de 18 107 hommes. Le taux d’incidence pour cette période est estimé à 39,5 pour 100 000 femmes et à 64,5 pour 100 000 hommes. Ces cancers occupent la seconde place après les cancers du poumon chez les hommes et après les cancers du sein chez les femmes. La majorité des cas (61%) sont des cancers du côlon. Les autres, moins fréquents, sont les cancers du rectum (27%) ou de la jonction recto-sigmoïdienne (12%).
Avec 16 000 décès annuels, les cancers du côlon et du rectum constituent la seconde cause de décès par cancer, tous sexes confondus. Ce cancer est rare avant 45 ans, l’incidence et la mortalité croissent à partir de cet âge. L’âge moyen de décès est d’environ 70 ans.
Ce cancer a fait l’objet de nombreuses études pour repérer les facteurs de risque. Les lésions précancéreuses que sont les adénomes (tumeurs bénignes autrement désignées sous le terme de polypes) sont reconnues comme principaux facteurs de risque. On estime que les trois quarts des cancers côlo-rectaux résultent de la transformation maligne d’un adénome. On observe également une augmentation du risque de cancer en rapport avec les formes étendues de colites ulcéreuses (formes sévères de rectocolite hémorragique et de maladie de Crohn). Par ailleurs le rôle de l’alimentation est reconnu dans la mesure où certains aliments peuvent favoriser la survenue de ces cancers (graisses animales, viande, alcool) alors que d’autres ont un rôle protecteur (légumes, fruits).
Actuellement, la politique de prévention s’oriente vers la mise en oeuvre d’une stratégie de dépistage précoce, utilisant un test de recherche de saignement occulte dans les selles (Hémoccult).
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  Près de 120 décès annuels par cancer du côlon-rectum ont été enregistrés dans la Drôme entre 1993 et 1996.
     
    La mortalité associée à cette pathologie est équivalente dans la Drôme à la moyenne nationale pour les hommes comme pour les femmes.
     
    Plus de 320 Drômois ont été hospitalisés pour cancer côlo-rectal par les trois principaux centres hospitaliers en 1997.
 
     
  Indicateurs

 
  Ces données concernent tous les patients drômois présentant un cancer du côlon-rectum hospitalisés pendant l’année dans les Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar.
Les doubles comptes (patients suivis à la fois par deux hôpitaux) n’ayant pu être éliminés, ces données surévaluent légèrement le nombre réel de patients concernés.
 
     
 
  Une mortalité équivalente à la moyenne française
 
 

Durant la période 1993-1996, près de 120 décès par cancer du côlon-rectum étaient enregistrés chaque année dans la Drôme.
Ces effectifs correspondent à un taux comparatif (voir définition ci-dessous) de 41,4 décès pour 100 000 chez les hommes et de 26,2 chez les femmes. Ces taux ne diffèrent pas significativement de la moyenne française (respectivement 44,4 et 26 décès pour 100 000).

 
  Taux comparatif de mortalité par cancer du côlon-rectum en 1993-96
 
 
  Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française estimée au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimation 95)

* Ecart significatif avec le taux national
 
 
 
 
  Une baisse sensible de la mortalité chez les hommes depuis 1989-1992
 
 

L’évolution de la mortalité par cancers côlo-rectaux depuis la fin des années 1980 n’est pas la même selon le sexe.
Chez les hommes, le taux comparatif a fortement baissé entre 1988-92 et 1991-94, passant de 52 à 44,2 décès pour 100 000 habitants. Cette baisses’est prolongée, de manière plus progressive, jusqu’en 1993-96. Elle ne suit pas la tendance observée au niveau national (quasi stabilité du taux de mortalité).
Chez les femmes, au contraire, le taux comparatif de mortalité s’est accru durant la même période, passant de 24,4 en 1988-91 à plus de 28 durant la période 1991-94. Il s’est stabilisé par la suite jusqu’en 1993-96.

 
  Evolution des taux comparatifs de mortalité par cancer du côlon-rectum entre 1988-91 et 1993-96
 
 
 


 


Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)

 
     
 
  Une cause de mortalité fortement liée à l’âge
 
 

Entre 1993 et 1996, les cancers du côlon et du rectum sont à l’origine de 3% de l’ensemble des décès, et de 12% des décès par tumeurs dans la Drôme. Il s’agit de la deuxième grande cause de mortalité par tumeurs après les cancers broncho-pulmonaires.
Les taux de mortalité sont fortement croissants avec l’âge.
La moitié des décès surviennent après 75 ans chez les hommes, et 63% chez les femmes. A partir de 85 ans, le taux de mortalité par cancer du côlon-rectum atteint 410 décès pour 100 000, soit quatre fois plus que chez les 65-74 ans.

 
  Mortalité par âge par cancer du côlon-rectum en 1993-1996
(effectifs annuels et taux pour 100 000)
 
 
  Sources : INSERM SC8

* * Taux pour 100 000 (hommes et femmes)
 
     
 
  190 Drômois admis chaque année en affection de longue durée pour cancer côlo-rectal
 
  190 personnes domiciliées dans la Drôme étaient nouvellement admises chaque année par les régimes d’assurance maladie en affection de longue durée (ALD) pour cancers du côlon-rectum durant la période 1993-1995.
Ce nombre représente environ 12% du total des admissions en ALD pour tumeurs dans la Drôme. La classe d’âge la plus représ entée est celle des 55-64 ans (36%), alors que les 15-34 ans et les personnes âgées de 75 ans et plus sont proportionnellement moins nombreuses.
 
 
En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD) est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 affections ou groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés et ayants droit du régime général, du régime agricole et du régime des professions indépendantes. Elles ont été fournies par les services médicaux de ces trois régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens annuels de premiers avis favorables entre 1993 et 1995. Ces nombres dépendent de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation, le comportement des assurés et de leurs médecins traitants ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
 
  Les admissions en affection de longue durée pour cancer du côlon-rectum dans la Drôme en 1993-1995 (moyenne annuelle)
 
 
  Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM

Données manquantes pour la CCMSA - estimation ORS
 
 
 
 
  Plus de 320 Drômois hospitalisés pour cancer côlo-rectal dans les trois principaux centres hospitaliers en 1997
 
 

Selon les statistiques des départements d’information médicale des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar, ces trois hôpitaux ont suivi environ 323 patients hospitalisés pour cancers du côlon-rectum. Il s’agit essentiellement de cancers du côlon (225 personnes hospitalisées, soit 70% du total).
Les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes (53%)
Les personnes hospitalisées pour cancers côlo -rectaux sont en grande majorité des personnes âgées. La moyenne d’âge avoisine en effet 75 ans, et plus de deux patients sur trois sont âgés de 65 ans et plus.

 
  Les patients hospitalisés pour cancer du côlon-rectum dans les centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar en 1997
 
 
 


 


Sources : Départements d’Information Médicale (DIM) des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar

 
     
  Dernières données disponibles - période 1997 à 1999

 
 
  Décès par Cancers du Colon-Rectum
 
   
     
 
  Nombre annuels de décès par Cancers du Colon-Rectum par sexe et par âge (Drôme)
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
 

Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82

E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr

Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local d’un poste fixe)


Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05

Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer
Site national : http://www.fnclcc.fr

 
 

 

 
 

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