Fiche actualisée en Novembre 2004. Consulter la version 1999
 
 
 
     
 


  Fiche Santé Drôme
  le contexte national
  la situation dans la Drôme
  Dernières données disponibles
  adresses utiles

 
FICHE SANTE DROME
LE CANCER DU COLON-RECTUM

Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
     
 
Le contexte national (France)
 
     
  La France est un pays à risque élevé de cancer colo-rectal avec un taux d'incidence voisin de ceux des autres pays d'Europe Occidentale. Alors que l’incidence a augmenté entre 1980 et 2000, la mortalité est en baisse : +29% et +31% pour les taux d’incidence masculine et féminine contre –6% et –9% pour les taux de mortalité masculine et féminine (taux standardisés sur la population européenne). Cette évolution dissociée semble liée à un diagnostic plus précoce associé à une amélioration du traitement : baisse de la mortalité opératoire et hausse de l'opérabilité.
Le nombre de nouveaux cas annuels de cancers du colon et du rectum estimés par le Réseau Français des Registres du Cancer (FRANCIM) pour l'année 2000 est de 19 431 hommes et de 16 826 femmes. Le taux d'incidence standardisé sur la population européenne est estimé à 59 pour 100 000 hommes et à 37 pour 100 000 femmes. Ces cancers se situent par leur fréquence au 3ème rang chez les hommes après les cancers de la prostate et du poumon et au 2ème rang chez les femmes après le cancer du sein.
Avec 15 973 décès en 2000, les cancers du colon-rectum se situent au 2ème rang des décès par cancer tous sexes confondus. Le taux de mortalité pour 100 000 en 1998-2000, standardisé sur la population française, est de 40 chez les hommes et de 23 chez les femmes.
Ce cancer est rare avant 50 ans et l'âge médian lors du diagnostic est de 72 ans en 2000. A partir de 55 ans l'incidence et la mortalité augmentent régulièrement pour atteindre leur maximum pour les plus de 85 ans.
Ce cancer a été l'objet de nombreuses études pour repérer les facteurs de risque. Les principaux facteurs de risque sont les lésions précancéreuses (adénomes) : on estime que les trois quarts des cancers colo-rectaux résultent de la transformation maligne d'un adénome. On observe également une augmentation du risque de cancer en rapport avec les formes étendues de colites ulcéreuses (rectocolite hémorragique et maladie de Crohn). Des facteurs génétiques sont probablement impliqués avec des facteurs environnementaux et le rôle de l'alimentation est reconnu. Certains aliments peuvent favoriser la survenue de ces cancers (graisse animale, viande, alcool) alors que d'autres ont un rôle protecteur (légumes, fruits).
La prévention repose sur la mise en évidence au niveau du colon et du rectum de polypes adénomateux et de cancer à un stade précoce. Des programmes de dépistage de masse se développent en France avec la réalisation d'un test de recherche de saignement occulte dans les selles (Hémocult®). Le plan cancer élaboré en 2003 par le gouvernement prévoit de poursuivre et d'évaluer les expérimentations de dépistage dans vingt départements afin de définir d'ici 4 ans une stratégie nationale.
 
 
Haut de page
 
     
 
La situation dans la Drôme
 
     
  Faits marquants  
 
>   La mortalité par cancer du côlon-rectum dans la Drôme en 1998-2000 est équivalente à celle de la France.
>   Entre 1989-1991 et 1998-2000, la mortalité par cancer du côlon-rectum a subi une baisse sensible chez les hommes. Elle est fluctuante chez les femmes.
>   Le cancer du côlon-rectum représentent 3% des admissions en ALD dans la Drôme entre 2000 et 2002.
>   Chez les drômois, près de 70% des séjours hospitaliers pour cancer du côlon-rectum concernent des personnes âgées de 65 ans et plus en 2004.
 
     
  Indicateurs  
 
>   Une mortalité masculine en baisse depuis 1988-1990
Entre 1998 et 2000, 129 drômois sont décédés chaque année par cancer du côlon-rectum. Ces données correspondent à un taux comparatif de 35 décès pour 100 000 hommes et 26 décès pour 100 000 femmes. La mortalité des hommes est plus élevée que celle des femmes. Par rapport à la France, la mortalité par tumeurs dans la Drôme est statistiquement équivalente aussi bien chez les hommes que chez les femmes.
Dans le département de la Drôme, entre 1988-1990 et 1998-2000, la mortalité par cancer du côlon-rectum a subi une baisse sensible chez les hommes. Chez les femmes, la mortalité a fluctué au cours de cette période. La mortalité des hommes est 35% supérieure à celle des femmes.
   
Taux comparatifs annuels de mortalité par cancer du côlon-rectum en 1998-2000 *

Sources : INSERM CépiDc, INSEE
Exploitation ORS
* Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990;
1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
  Evolution des taux comparatifs annuels de mortalité par cancer du côlon-rectum entre 1989 et 1999

Sources : INSERM CépiDc, INSEE
Exploitation ORS
* Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990;
1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
 
     
 
>   Une cause de mortalité fortement liée à l’âge.
Entre 1998 et 2000, les cancers du côlon et du rectum sont à l’origine de 3% de l’ensemble des décès, et de 12% des décès par tumeurs dans la Drôme. Il s’agit de la deuxième grande cause de mortalité par tumeurs après les cancers broncho-pulmonaires (hommes et femmes confondus).
Les taux de mortalité sont fortement croissants avec l’âge. La moitié des décès surviennent après 75 ans chez les hommes, et 62% chez les femmes. Par rapport à la France, les taux masculins dans la Drôme sont inférieurs à ceux de la France, à l’inverse des taux féminins qui sont supérieurs. 
    Mortalité par cancer du côlon-rectum selon l’âge en 1998-2000 (Effectif annuel et taux annuel pour 100 000)
   

Sources : INSERM CépiDc, INSEE
Exploitation ORS
 
     
 
>   233 drômois admis en affection de longue durée par an pour cancer du côlon-rectum.
Entre 2000 et 2002, 233 admissions en affections de longue durée (ALD) ont été accordées pour cancer du côlon-rectum chez des drômois. Elles représentent un peu moins de 3% de l’ensemble des ALD du département (7 928 cas) et 11% des ALD pour tumeurs (1 996 cas).
Le nombre d’admissions en ALD croît avec l’âge et 36% d’entre elles concernent des personnes de 75 ans et plus (31% chez les hommes et 41% chez les femmes).
    Admissions en affections de longue durée pour cancer du côlon-rectum
dans la Drôme en 2000-2002 (Nombre moyen annuel)
   

Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM
Exploitation ORS
 
     
 
>   70% des séjours hospitaliers des drômois pour cancer du côlon-rectum concernent des personnes de 65 ans et plus en 2004.
Selon les statistiques du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI), les drômois ont effectué en 2004, suite à un cancer du côlon-rectum, 439 séjours hospitaliers dans un établissement de santé de court séjour en France. Parmi ceux là, près de 70% concernent des personnes âgées de 65 ans et plus (67% chez les hommes et 74% chez les femmes). Ces séjours ont engendré 6 876 journées d’hospitalisation.
    Les séjours hospitaliers des drômois selon l’âge en 2004 pour cancer du côlon-rectum,
quel que soit le lieu d’hospitalisation en France
   

Source : PMSI 2004
Exploitation ORS

Les séjours de la Catégorie Majeure (CM) 24 c'est-à-dire séances, décès immédiat, transfert immédiat, affections traitées dans la journée, ceux de la CM 90 (erreurs et séjours inclassables) c'est-à-dire les séjours ne pouvant être classés dans aucun Groupe Homogène de Malades (GHM) et ceux comportant un code géographique de résidence du patient erroné n’ont pas été pris en compte.
 
     
 
Précision
  • Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française au recensement de 1999, les deux sexes confondus).
    Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, les deux sexes et entre territoires différents.
  • En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD) est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 groupes d’affections.
    Les données figurant dans ce document concernent les assurés et ayants droit du régime général, du régime agricole et du régime des professions indépendantes. Elles ont été fournies par les services médicaux de ces trois régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens annuels de premiers avis favorables entre 2000 et 2002. Ces nombres dépendent de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation, le comportement des assurés et de leurs médecins traitants ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
 
 
  Dernières données disponibles  
 
   
  Période 1999-2001

Décès par Cancers du Colon-Rectum
 
 
 
   
  Nombre annuels de décès par Cancers du Colon-Rectum par sexe et par âge

Données de Drôme
 
 
 
Haut de page
 
     
 
Adresses utiles
 
     
 
  Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82

E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr

Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local d’un poste fixe)


Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05
 
 
Haut de page
 
 

Pour quitter cette fiche, fermer la fenêtre