Fiche actualisée en mai 1999 Consulter la version 2004
 

LE CANCER DE L'UTÉRUS


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
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Le contexte national
 
 
Dans les statistiques de mortalité, les cancers du corps et du col de l'utérus sont regroupés. Ceci est imposé par l'imprécision des certificats de décès. En réalité ces deux cancers se distinguent par leurs localisations, leurs facteurs de risque et leurs pronostics. Schématiquement le cancer du corps de l'utérus concerne des femmes de plus de 60 ans et le cancer du col de l'utérus peut survenir chez des femmes plus jeunes. Les facteurs de risque du cancer du col sont liés à la vie génitale et sexuelle (infections surtout virales, multiplicité des partenaires) et à des situations socio-économiques défavorables. Ceux du cancer du corps utérin sont différents : déséquilibres hormonaux, obésité, première grossesse tardive, hyperplasie de l'endomètre, et antécédents familiaux de cancer. En France, les cancers de l'utérus sont au troisième rang des localisations cancéreuses chez les femmes, après le cancer du sein et le cancer colo-rectal. Le Réseau français des Registres du cancer estime le nombre de nouveaux cas annuels en France à 3 300 pour le cancer du col et à 4 600 pour celui du corps de l’utérus.
Depuis 1950, on observe une diminution des taux de mortalité en France par cancer de l'utérus chez les femmes de 35-64 ans.
Cependant, pendant la période 1993-1995, il a causé environ 3 050 décès annuels dont plus des deux tiers chez des femmes de 65 ans ou plus. En matière de prévention du cancer du col, l'efficacité du dépistage par frottis cervico vaginal a été démontrée.
En France une conférence de consensus a préconisé, en 1990, la réalisation d'un frottis tous les trois ans chez les femmes de 25 à 65 ans. Cependant, l’âge du début du dépistage reste controversé.
Bien que le nombre de frottis actuellement effectués soit susceptible d'assurer la couverture de cette population, leur
répartition n'est pas optimale : les femmes de plus de 45 ans, âge à partir duquel l'incidence de ce cancer augmente, ne bénéficient pas d'une surveillance suffisante ; les femmes de milieux socio-économiques défavorisés, participant moins aux démarches de dépistage, nécessiteraient une approche spécifique.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  En moyenne, 20 décès par cancer de l’utérus ont été enregistrés chaque année dans la Drôme entre 1993 et 1996.
     
    La structure d’âge comparable, la mortalité entraînée par ce type de cancer dans le département est équivalente à la moyenne française.
     
    Près de 60 Drômoises ont été hospitalisées pour cancer de l’utérus dans les trois principaux centres hospitaliers en 1997.
 
     
  Indicateurs

 
 
  20 décès annuels par cancer de l’utérus
 
 

Durant les années 1993-1996, le cancer de l’utérus a entraîné 20 décès par an chez les Drômoises.
Ce nombre correspond à un taux comparatif (voir définition ci-dessous) de 7,8 décès pour 100 000 femmes. Il ne diffère pas significativement des taux observés au niveau de la région (8,7) et de la France entière (9).

 
  Taux comparatifs de mortalité par cancer de l'utérus en 1993-96
(taux pour 100 000 femmes)
 
 
  Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département si celui-ci avait la même structure par âge que la population de référence (ici la population française estimée au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes, entre les deux sexes et entre territoires différents.

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations 95)
 
 
 
 
  Une baisse continue de la mortalité par cancer de l’utérus entre 1988-91 et 1993-96
 
 

La mortalité par cancer de l’utérus continue de décroître.
Le taux comparatif de mortalité est passé de 8,7 décès pour 100 000 en 1988-91 à 7,8 en 1993-96, soit une diminution d’environ 10% en l’espace de 6 ans. Cette évolution est similaire à celle observée sur l’ensemble de la France.
La baisse de la mortalité entraînée par les cancers de l’utérus peut s’expliquer par les progrès diagnostiques et thérapeutiques, et par l’amélioration de la mise en oeuvre du dépistage par frottis cervico-vaginal.

 
  Evolution des taux comparatifs de mortalité* par cancer de l’utérus
entre 1989 et 1995

 
 
 

Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)

* taux comparatifs sur quatre ans

 
     
 
  Deux tiers des décès surviennent chez des femmes de plus de 64 ans
 
 

Durant la période 1993-1996, les décès entraînés par des cancers de l’utérus ont représenté environ 1,1% de la mortalité féminine générale et 4,8% de la mortalité féminine par cancer dans la Drôme.
Les décès survenant avant l’âge de 55 ans sont très rares.
A partir de cet âge, le taux de mortalité croît fortement, et atteint son maximum chez les femmes âgées de 85 ans et plus (55 décès pour 100 000 femmes). Les deux tiers des décès surviennent chez des femmes de plus de 64 ans.

 
  Mortalité par âge par cancer de l’utérus
en 1993-1996
(Effectifs annuels et taux pour 100 000)
 
 
  Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations 95)

* taux brut de mortalité
 
     
 
  58 Drômoises admises chaque année en affection de longue durée pour cancer de l’utérus
 
 

En moyenne, 58 Drômoises ont été admises chaque anée en affection de longue durée (ALD) par les trois régimes de sécurité sociale durant la période 1993-1995. Ce nombre représente environ 4% de l’ensemble des admissions de Drômoises en ALD pour cancer.
Les ALD pour cancer de l’utérus sont très rares avant l’âge de 35 ans. Elles concernent dans 31% des cas des femmes de 55 à 64 ans. 61% des cas sont des cancers du col de l’utérus, 22% des cancers du corps de l’utérus, et dans 17% des cas la localisation n ’a pas été précisée.

 
  Les admissions en affection de longue durée pour cancer de l’utérus
dans la Drôme en 1993-1995
(moyenne annuelle)
 
 
 
Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM

Données manquantes pour la CCMSA - estimation ORS
 
     
 
Précisions

En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD) est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 affections ou groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés et ayants droit du régime général, du régime agricole et du régime des professions indépendantes. Elles ont été fournies par les services médicaux de ces trois régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens annuels de premiers avis favorables entre 1993 et 1995. Ces nombres dépendent de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation, le comportement des assurés et de leurs médecins traitants ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
 
     
 
  Près de 60 Drômoises hospitalisées pour cancer de l’utérus dans les principaux centres hospitaliers en 1997
 
 

Selon les statistiques des départements d’information médicale des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur- Isère et Montélimar, ces trois hôpitaux ont suivi environ 59 patientes hospitalisées pour un cancer de l’utérus. Il s’agit majoritairement de cancers du corps de l’utérus (31 femmes hospitalisées, soit 53% du total).
51% des patientes hospitalisées pour cancer de l’utérus sont âgées de 65 ans et plus.

 
  Les patientes hospitalisées pour cancer de l’utérus dans les centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar en 1997
 
 
  Ces données concernent toutes les patientes drômoises présentant un cancer de l’utérus hospitalisées pendant l’année dans les Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar.
Les doubles comptes (patientes suivies à la fois par deux hôpitaux) n’ayant pu être éliminés, ces données surévaluent légèrement le nombre réel de patientes concernées.

Sources : Départements d’Information Médicale (DIM) des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar
 
     
  Dernières données disponibles - période 1997 à 1999

 
 
  Décès par cancers de l'utérus
 
   
     
 
  Nombre annuels de décès par cancers de l'utérus et par âge (Drôme)
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
  Ligue contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières ; prévention (action pataclop), dépistage, aide à la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82

E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr

Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local d’un poste fixe)


Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75

Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00

Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05
 
 

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