FICHE SANTÉ
réalisée par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène
Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme.
Dans les statistiques de mortalité, les cancers
du corps et du col de l'utérus sont regroupés. Ceci est
imposé par l'imprécision des certificats de décès.
En réalité ces deux cancers se distinguent par leurs localisations,
leurs facteurs de risque et leurs pronostics. Schématiquement le
cancer du corps de l'utérus concerne des femmes de plus de 60 ans
et le cancer du col de l'utérus peut survenir chez des femmes plus
jeunes. Les facteurs de risque du cancer du col sont liés à
la vie génitale et sexuelle (infections surtout virales, multiplicité
des partenaires) et à des situations socio-économiques défavorables.
Ceux du cancer du corps utérin sont différents : déséquilibres
hormonaux, obésité, première grossesse tardive, hyperplasie
de l'endomètre, et antécédents familiaux de cancer.
En France, les cancers de l'utérus sont au troisième rang
des localisations cancéreuses chez les femmes, après le
cancer du sein et le cancer colo-rectal. Le Réseau français
des Registres du cancer estime le nombre de nouveaux cas annuels en France
à 3 300 pour le cancer du col et à 4 600 pour celui du corps
de lutérus.
Depuis 1950, on observe une diminution des taux de mortalité en
France par cancer de l'utérus chez les femmes de 35-64 ans.
Cependant, pendant la période 1993-1995, il a causé environ
3 050 décès annuels dont plus des deux tiers chez des femmes
de 65 ans ou plus. En matière de prévention du cancer du
col, l'efficacité du dépistage par frottis cervico vaginal
a été démontrée.
En France une conférence de consensus a préconisé,
en 1990, la réalisation d'un frottis tous les trois ans chez les
femmes de 25 à 65 ans. Cependant, lâge du début
du dépistage reste controversé.
Bien que le nombre de frottis actuellement effectués soit susceptible
d'assurer la couverture de cette population, leur
répartition n'est pas optimale : les femmes de plus de 45 ans,
âge à partir duquel l'incidence de ce cancer augmente, ne
bénéficient pas d'une surveillance suffisante ; les femmes
de milieux socio-économiques défavorisés, participant
moins aux démarches de dépistage, nécessiteraient
une approche spécifique.
En moyenne, 20 décès
par cancer de lutérus ont été enregistrés
chaque année dans la Drôme entre 1993 et 1996.
La structure dâge
comparable, la mortalité entraînée par ce type
de cancer dans le département est équivalente à
la moyenne française.
Près de 60 Drômoises
ont été hospitalisées pour cancer de lutérus
dans les trois principaux centres hospitaliers en 1997.
Indicateurs
20 décès annuels
par cancer de lutérus
Durant les années 1993-1996, le cancer de
lutérus a entraîné 20 décès
par an chez les Drômoises.
Ce nombre correspond à un taux comparatif (voir définition
ci-dessous) de 7,8 décès pour 100 000 femmes. Il ne diffère
pas significativement des taux observés au niveau de la région
(8,7) et de la France entière (9).
Taux
comparatifs de mortalité par cancer de l'utérus en 1993-96 (taux pour 100 000 femmes)
Le taux comparatif de mortalité,
ou taux standardisé direct, est défini comme le taux
que lon observerait dans le département si celui-ci
avait la même structure par âge que la population de
référence (ici la population française estimée
au 1er janvier 1995, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par
âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes,
entre les deux sexes et entre territoires différents.
Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations 95)
Une baisse continue de la mortalité
par cancer de lutérus entre 1988-91 et 1993-96
La mortalité par cancer de lutérus continue de
décroître.
Le taux comparatif de mortalité est passé de 8,7 décès
pour 100 000 en 1988-91 à 7,8 en 1993-96, soit une diminution
denviron 10% en lespace de 6 ans. Cette évolution
est similaire à celle observée sur lensemble de
la France.
La baisse de la mortalité entraînée par les cancers
de lutérus peut sexpliquer par les progrès
diagnostiques et thérapeutiques, et par lamélioration
de la mise en oeuvre du dépistage par frottis cervico-vaginal.
Evolution
des taux comparatifs de mortalité* par cancer de lutérus
entre 1989 et 1995
Sources : INSERM SC 8, INSEE (estimations)
* taux comparatifs sur quatre ans
Deux tiers des décès
surviennent chez des femmes de plus de 64 ans
Durant la période 1993-1996, les décès
entraînés par des cancers de lutérus ont représenté
environ 1,1% de la mortalité féminine générale
et 4,8% de la mortalité féminine par cancer dans la Drôme.
Les décès survenant avant lâge de 55 ans sont
très rares.
A partir de cet âge, le taux de mortalité croît fortement,
et atteint son maximum chez les femmes âgées de 85 ans
et plus (55 décès pour 100 000 femmes). Les deux tiers
des décès surviennent chez des femmes de plus de 64 ans.
Mortalité
par âge par cancer de lutérus
en 1993-1996 (Effectifs
annuels et taux pour 100 000)
Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations
95)
* taux brut de mortalité
58 Drômoises admises chaque
année en affection de longue durée pour cancer de
lutérus
En moyenne, 58 Drômoises ont été
admises chaque anée en affection de longue durée (ALD)
par les trois régimes de sécurité sociale durant
la période 1993-1995. Ce nombre représente environ 4%
de lensemble des admissions de Drômoises en ALD pour cancer.
Les ALD pour cancer de lutérus sont très rares avant
lâge de 35 ans. Elles concernent dans 31% des cas des femmes
de 55 à 64 ans. 61% des cas sont des cancers du col de lutérus,
22% des cancers du corps de lutérus, et dans 17% des cas
la localisation n a pas été précisée.
Les
admissions en affection de longue durée pour cancer de lutérus
dans la Drôme en 1993-1995(moyenne
annuelle)
Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM
Données manquantes pour la CCMSA - estimation ORS
Précisions
En cas daffections comportant un traitement prolongé
et une thérapeutique particulièrement coûteuse,
le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression
du ticket modérateur normalement à la charge de lassuré
dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites
de longue durée (ALD) est établie par
décret. La liste actuelle porte sur 30 affections ou groupes
daffections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés
et ayants droit du régime général, du régime
agricole et du régime des professions indépendantes.
Elles ont été fournies par les services médicaux
de ces trois régimes et sont présentées sous
forme de nombres moyens annuels de premiers avis favorables entre
1993 et 1995. Ces nombres dépendent de la morbidité,
mais aussi dautres paramètres comme la réglementation,
le comportement des assurés et de leurs médecins traitants
ou encore lavis des médecins conseil. Il ne sagit
donc pas dun nombre de nouveaux malades, comme dans le cas
dun registre de morbidité.
Près de 60 Drômoises
hospitalisées pour cancer de lutérus dans les
principaux centres hospitaliers en 1997
Selon les statistiques des départements dinformation
médicale des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur- Isère
et Montélimar, ces trois hôpitaux ont suivi environ 59
patientes hospitalisées pour un cancer de lutérus.
Il sagit majoritairement de cancers du corps de lutérus
(31 femmes hospitalisées, soit 53% du total).
51% des patientes hospitalisées pour cancer de lutérus
sont âgées de 65 ans et plus.
Les
patientes hospitalisées pour cancer de lutérus dans
les centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère et Montélimar
en 1997
Ces données
concernent toutes les patientes drômoises présentant
un cancer de lutérus hospitalisées pendant lannée
dans les Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère
et Montélimar.
Les doubles comptes (patientes suivies à la fois par deux
hôpitaux) nayant pu être éliminés,
ces données surévaluent légèrement le
nombre réel de patientes concernées.
Sources : Départements dInformation Médicale
(DIM) des Centres hospitaliers de Valence, Romans-sur-Isère
et Montélimar
Dernières
données disponibles - période 1997 à 1999
Décès
par cancers de l'utérus
Nombre annuels de décès
par cancers de l'utérus et par âge (Drôme)
Ligue
contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières
; prévention (action pataclop), dépistage, aide à
la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82 E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr Site national :http://www.ligue-cancer.asso.fr
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