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| FICHE SANTE DROME |
| LE CANCER DE L’UTERUS |
Fiche réalisée par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
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Les cancers de l’utérus regroupent deux localisations principales,
le col et le corps qui sont deux maladies distinctes en termes d’histoire
naturelle, d’âge de survenue, de facteurs de risque et de pronostic.
Les principaux facteurs de risque identifiés du cancer du corps de
l’utérus sont la surcharge pondérale et les déséquilibres
hormonaux (œstrogènes non associés à des progestatifs
comme traitement substitutif de la ménopause). Il touche les femmes
à partir de 40 ans, essentiellement au delà de 60 ans.
Pour le cancer du col de l’utérus, il est largement montré
qu’il est lié à une maladie sexuellement transmissible et que
le papillomavirus (HPV) en est le principal facteur étiologique. Il
concerne essentiellement les femmes de 20 à 50 ans.
Le réseau français des registres du cancer (Francim) estime
à 8 400, le nombre de nouveaux cas de cancers de l'utérus
pour l’année 2000, ce qui en fait la troisième localisation
cancéreuse chez les femmes après le sein et le colon. Le taux
d'incidence (standardisée sur la population européenne) a baissé
entre 1980 et 2000 pour le cancer du col, passant de 18,3 à 10,1 pour
100 000 femmes (3 400 cas en 2000); il est stable pour le corps et se
situe à 13,2 en 2000 (5 000 cas).
Les statistiques de mortalité ne permettent pas de distinguer les
deux localisations en raison d’une proportion importante de localisations
utérines non précisées. Avec environ 2 800 décès
en 2000, les cancers de l’utérus constituent la sixième cause
de décès par cancers chez la femme. Le taux de mortalité
(standardisé sur la population française au recensement de
1990) diminue depuis vingt ans, passant de 12,6 à 8,2 décès
pour 100 000 femmes. Les données des registres montrent que cette
baisse du taux de mortalité concerne essentiellement le cancer du
col, celui du corps représentant désormais la majorité
des décès.
En, 2000, le cancer de l’utérus a représenté près
de 16 000 séjours dans les établissements hospitaliers
de court séjour, et environ 7 600 admissions en affection de
longue durée auprès des trois principaux régimes d’assurance
maladie.
Actuellement, seul le cancer du col permet un dépistage systématique.
Les recommandations de l'ANAES de 1995 préconisent un dépistage
par frottis du cancer du col tous les trois ans, après deux frottis
normaux à un an d'intervalle, chez les femmes de 20 à 65 ans.
Le dépistage individuel reposant sur le frottis cervico-vaginal s'est
largement développé en France avec 5,5 millions de frottis
remboursés par l'assurance maladie en 2000. La fréquence de
réalisation du dépistage varie cependant beaucoup d'une population
à l'autre avec notamment un déficit de suivi chez les femmes
de plus de 45 ans et les femmes en situation de précarité.
Le développement du dépistage individuel du cancer du col de
l'utérus, par l’élargissement de l’offre et par l’information,
est inscrit dans le plan cancer lancé en 2003 par le ministère
de la Santé avec un objectif de 80% de couverture. Actuellement, le
taux moyen de participation des femmes de 25 à 69 ans serait de 25%.
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Faits marquants |
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La mortalité par cancer de l’utérus dans la Drôme en 1998-2000 est équivalente à celle de la France, mais supérieure à celle de Rhône-Alpes. |
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Entre 1989-1991 et 1998-2000, la mortalité par cancer de l’utérus a subi une hausse sensible dans la Drôme. |
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Le cancer de l’utérus représente 2,2% des admissions en ALD dans la Drôme entre 2000 et 2002. |
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Chez les drômoises, 50% des séjours hospitaliers pour cancer de l’utérus concernent des personnes âgées de 65 ans et plus en 2004. |
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Indicateurs |
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Une mortalité par cancer de l’utérus en hausse à partir de 1994-1996
Entre 1998 et 2000, le cancer de l’utérus a entraîné
28 décès annuellement chez les drômoises. Ce nombre correspond
à un taux comparatif de 11 décès pour 100 000 femmes.
Le taux dans la Drôme ne diffère pas significativement de celui
observé en France, par contre il est supérieur au taux régional.
Dans le département de la Drôme, sur la période 1988-1990
et 1998-2000, la mortalité par cancer de l’utérus a subi une
hausse sensible à partir de 94-96, après une stabilité
relative du taux. Dans le même temps, la tendance est à la baisse
au niveau national.
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Taux comparatifs annuels de mortalité par cancer de l’utérus en 1998-2000 *

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990; 1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
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Evolution des taux comparatifs annuels de mortalité par cancer de l’utérus entre 1989 et 1999

Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS * Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et 1990; 1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991…
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Deux tiers des décès par cancers de l’utérus surviennent à 65 ans et plus.
Entre 1998 et 2000, chez les drômoises, les cancers de l’utérus
sont à l’origine de 1,6% de l’ensemble des décès, et
de 6% des décès par tumeurs. Il s’agit de la cinquième
cause féminine de mortalité par tumeurs après les cancers
du sein, du côlon-rectum, du poumon et du pancréas. Au niveau
national et régional, le cancer de l’utérus est au sixième
rang après les tumeurs de l’ovaire. En dix ans, la mortalité
a globalement augmenté. Par rapport à l’âge, elle a augmenté
chez les drômoises de 75 ans et plus. Par contre, aux âges inférieurs
elle a baissé.
Les taux de mortalité sont fortement croissants avec l’âge.
Très peu de décès surviennent avant 55 ans. Plus des
deux tiers surviennent après 65 ans. Par rapport à la France,
les taux dans la Drôme sont supérieurs à ceux de la France
à 75 ans et au delà.
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Mortalité par cancer de l’utérus selon l’âge (Effectif annuel et taux annuel pour 100 000) |
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Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS
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66 drômoises admises en affection de longue durée par an pour cancer de l’utérus.
Entre 2000 et 2002, 66 admissions en affection de longue durée (ALD)
ont été accordées pour cancer de l’utérus chez
des drômoises. Elles représentent 2,2% de l’ensemble des ALD
du département et 8,2% des ALD pour tumeurs.
Les admissions en ALD sont rares avant 35 ans. A partir de cet âge,
le nombre d’admissions n’est pas lié de manière sensible à
l’âge.
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Admissions en affections de longue durée pour cancer de l’utérus dans la Drôme en 2000-2002 (Nombre moyen annuel) |
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Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM Exploitation ORS Données manquantes pour la CANAM (2002), Estimation ORS
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Plus de 50% des séjours hospitaliers des drômoises pour cancer de l’utérus concernent les 65 ans et plus en 2004.
Selon les statistiques du Programme de Médicalisation des Systèmes d’Information (PMSI),
les drômoises ont effectué, en 2004, 74 séjours hospitaliers dans un établissement de santé de court séjour en France suite à un cancer de l’utérus.
Parmi ces séjours, 51% concernent des personnes âgées de 65 ans et plus. Aucun séjour ne concerne une personne de moins de 35 ans. Pour 66% des sééjours
de drômoises pour cancer de l’utérus, il s’agit d’un cancer du corps de l’utérus.
Ces séjours ont engendré 765 journées d’hospitalisation.
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Les séjours hospitaliers des drômois selon l’âge en 2004 pour cancer de l’utérus, quel que soit le lieu d’hospitalisation en France |
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Source : PMSI 2004 Exploitation ORS
Les séjours de la Catégorie Majeure (CM) 24 c'est-à-dire
séances, décès immédiat, transfert immédiat,
affections traitées dans la journée, ceux de la CM 90 (erreurs
et séjours inclassables) c'est-à-dire les séjours ne
pouvant être classés dans aucun Groupe Homogène de Malades
(GHM) et ceux comportant un code géographique de résidence
du patient erroné n’ont pas été pris en compte.
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Précision
- Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé
direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le département
si celui-ci avait la même structure par âge que la population
de référence (ici la population française au recensement de 1999, les deux sexes confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par âge
et autorisent les comparaisons entre deux périodes, les deux sexes
et entre territoires différents.
- En cas d’affections comportant un traitement prolongé et une
thérapeutique particulièrement coûteuse, le Code de la
Sécurité Sociale prévoit la suppression du ticket modérateur
normalement à la charge de l’assuré dans le cadre du risque
maladie. La liste de ces affections dites “de longue durée” (ALD)
est établie par décret. La liste actuelle porte sur 30 groupes d’affections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés
et ayants droit du régime général, du régime
agricole et du régime des professions indépendantes. Elles
ont été fournies par les services médicaux de ces trois
régimes et sont présentées sous forme de nombres moyens
annuels de premiers avis favorables entre 2000 et 2002. Ces nombres dépendent
de la morbidité, mais aussi d’autres paramètres comme la réglementation,
le comportement des assurés et de leurs médecins traitants
ou encore l’avis des médecins conseil. Il ne s’agit donc pas d’un
nombre de nouveaux malades, comme dans le cas d’un registre de morbidité.
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Dernières données disponibles |
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Période 1999-2001
Décès par Cancers de l'Utérus
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Nombre annuels de décès par Cancers de l'Utérus et par âge
Données de Drôme
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Ligue
contre le Cancer - Comité de la Drôme
Accueil, écoute, accompagnement, aides financières
; prévention (action pataclop), dépistage, aide à
la recherche
9, rue du lycée
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-81-52-00 Fax : 04-75-81-51-82
E mail : cd26@ligue-cancer.asso.fr
Site national : http://www.ligue-cancer.asso.fr
Cancer Info Service
Service téléphonique d'information, de conseil
et de soutien
du lundi au samedi de 8h à 20 h
Tél. : 0810 810 821
(prix appel local dun poste fixe)
Centre Hospitalier
179, bd Maréchal Juin
26953 VALENCE CEDEX 9
Tél. : 04-75-75-75-75
Centre Hospitalier Général
Quartier Beausseret, route de Crest
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-53-40-00
Centre Hospitalier Général
Route de Tain
26102 ROMANS-SUR-ISERE CEDEX
Tél. : 04-75-05-75-05 |
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