Actualisation - 2000     Fiche actualisée 2005

LE SIDA


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réactualisée en octobre 2005 par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
 
Dernières données disponibles
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Le contexte national
 
 
Depuis le début de l’épidémie jusqu’au 30 juin 1998, plus de 47 600 personnes ont développé un sida en France (métropole et outre-mer). Plus de 75% de ces cas sont concentrés dans seulement six régions (Ile-de-France, PACA, Aquitaine, Rhône-Alpes,
Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées). Ce nombre rapporté à la population estimée en 1995 représente environ 800 cas cumulés par million d’habitants.
La plupart des malades ayant développé un sida sont des hommes (82%) et parmi eux, 43% ont entre 30 et 39 ans. Ce sont les relations homosexuelles qui constituent le mode de contamination le plus fréquent (55%), puis la pratique de la toxicomanie intraveineuse (21%) et les relations hétérosexuelles (13%).
Les caractéristiques des malades (sexe, âge, mode de contamination) concernent des personnes contaminées pour la plupart il y a plusieurs années. Elles peuvent être différentes de celles des personnes plus récemment séropositives au VIH.
Contrairement aux cas de sida, il n'existe pas en France de déclaration obligatoire des cas de séropositivité dépistée. Toutefois, le Réseau National de Santé Publique estime le nombre de personnes atteintes par le VIH entre 100 000 et 110 000.
La baisse du nombre de nouveaux cas de sida, amorcée en 1995, s’est accentuée de façon brutale au second semestre 1996 (-29%) et s’est confirmée, bien que moins forte au premier semestre 1997 (-17%). Cette diminution est forte chez les usagers de drogues injectables (-36%) et les homo/bisexuels (-32%). Elle a été plus faible chez les hétérosexuels (-21%).
La diminution des décès par sida a été spectaculaire : -37% entre les deux semestres de 1996 et -40% au premier semestre de 1997. La diffusion récente de nouvelles associations de médicaments anti-rétroviraux explique ce phénomène. En effet, la diminution de nouveaux cas concerne essentiellement les patients qui connaissaient leur séropositivité et suivaient un traitement anti-rétroviral, soit un peu moins de 50% des cas.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  La Drôme est plutôt relativement peu touchée par l’épidémie : 338 cas par million d’habitants au 30 juin 1998 depuis l’apparition de la maladie contre 476 en Rhône-Alpes et 836 en France.
     
    L’épidémie a connu une forte baisse depuis 1996, suite aux nouvelles associations d’anti rétroviraux utilisées (trithérapie). De même, le nombre de décès a très fortement diminué en 1997.
     
    La sida a entraîné 14 décès dans le département en 1996.
     
    159 patients séropositifs pris en charge par le service de médecine 7 du Centre hospitalier de Valence en 1998, dont une majorité ne présentent pas de manifestations cliniques.
 
     
  Indicateurs

 
 
  141 cas domiciliés dans la Drôme depuis l’apparition de la maladie
 
 

Au 30 juin 1998, 141 personnes ont été atteintes par le sida depuis le début de l’épidémie. Ce nombre correspond à un taux de 338 cas de sida par million d’habitants, inférieur aux moyennes régionale (476) et nationale (France
métropolitaine : 836). A l’intérieur de la région, la Drôme occupe avec la Savoie une position intermédiaire, plutôt proche des départements les moins touchés (Ain, Ardèche et Loire), alors que deux autres départements se démarquent par un fort développement de l’épidémie (Haute-Savoie et Rhône).
Rappelons qu’il s’agit du nombre de cas cumulés depuis le début de l’épidémie (que ces personnes soient vivantes ou décédées) rapporté à la population moyenne de la période considérée (1986-1998).

 
  Cas de sida cumulés jusqu’au 30.6.1998
 
 
  Rhône-Alpes : 2 567 - France : 47 646
 
     
  Cas cumulés de sida en Rhône-Alpes diagnostiqués jusqu'au 30.6.98
 
 
 

Source : RNSP, INSEE

 
 
 
 
Le sida fait partie des maladies dont la déclaration est obligatoire. C’est au médecin qui établit le diagnostic qu’incombe la responsabilité d’effectuer cette déclaration, de manière non nominative, auprès des médecins inspecteurs de santé publique des DDASS. Il existe un délai plus ou moins long entre la date du diagnostic et celle de la déclaration à la DDASS. Pour tenir compte de ce délai, le Réseau National de Santé Publique, qui gère les déclarations au niveau national, corrige les données récentes en effectuant, quand cela est techniquement possible, des redressements sur les deux dernières années de déclaration. On dispose ainsi de données provisoires sans devoir attendre que tous les cas diagnostiqués aient été déclarés. Les données définitives peuvent être légèrement différentes de ces estimations.
 
     
 
  Moins de 10 nouveaux cas par an depuis 1995
 
 

Selon les données fournies par le Réseau National de Santé Publique, le nombre de nouveaux cas domiciliés dans le département a augmenté progressivement jusqu’en 1989, a subi une hausse importante en 1990 et s’est stabilisé en 1992-1994 au niveau de 16/17 nouveaux cas diagnostiqués par an. Le nombre maximal de nouveaux malades a été atteint durant l’année 1994 (23 nouveaux cas).
A partir de 1995, une forte baisse s’est amorcée, bien que les données disponibles pour les années les plus récentes soient encore non définitives : 9 nouveaux cas comptabilisés en 1995 (-60% par rapport à 1994), 8 en 1996, 6 en 1997, et 5 en 1998.
Cette baisse est à mettre sur le compte des nouvelles associations d’anti-rétroviraux proposées avant l'apparition de la maladie.
Depuis 1996, les nouveaux cas se répartissent de manière similaire entre les homo / bisexuels, les toxicomanes intraveineux et les hétérosexuels.

 
  Nombre de nouveaux cas de sida diagnostiqués chaque année dans la Drôme jusqu’en 1997*
 
 
 



* Du fait des délais entre la date du diagnostic du sida et la date où le cas est déclaré, le nombre enregistré en 1998 sous-estime le nombre réel de cas. Il n’est donc pas pris en compte dans ce graphique pour ne pas introduire un biais dans l’évolution de l’épidémie.

Source : RNSP

 
     
 
  159 séropositifs pris en charge à l’hôpital de Valence en 1998
 
 

159 patients séropositifs ont été pris en charge dans le service de médecine 7 du Centre hospitalier de Valence en 1998. Ce nombre représente la grande majorité des patients pris en charge dans les hôpitaux de la Drôme. 84% d’entre eux résident dans le département. Les trois quarts d’entre eux sont des hommes. Cette file active est en progression de 14% depuis 1996 (139 patients).
Le mode de contamination le plus important est constitué par les relations homosexuelles (42%), suivi par les relations hétérosexuelles (29%) et la toxicomanie intra-veineuse (18%). Pour 11% des cas, le mode de contamination n’est pas connu.
La répartition par stade de la maladie fait apparaître une majorité de patients séropositifs asymptomatiques (52%). 32% des patients présentent des manifestations cliniques, et 16% sont atteints par le sida. 8 patients sur les 25 atteints par la maladie sont entrés dans le sida par une tuberculose. Entre 1996 et 1998, la proportion des séropositifs sans manifestations cliniques s’est accrue d’environ 4,4 points, tandis que celle des patients atteints de sida diminuait (- 2,3 points).

 
  Séropositifs pris en charge au Centre hospitalier de Valence, par mode de contamination* (1998)
 
 
  * Hors transfusion sanguine (moins de 1% des cas)

Source : Centre hospitalier de Valence, Service de Médecine 7
 
     
  Séropositifs pris en charge au Centre hospitalier de Valence, par stade de la maladie (1998)
 
 
 

Source : Centre hospitalier de Valence, Service de Médecine 7
 
     
 
  Une très forte baisse du nombre de décès par sida en 1997
 
 

Après une relative stabilité au cours de la période 1993-1996, la mortalité par sida a chuté en 1997, passant de 14 à 2 par rapport à l’année précédente (résultat provisoire).
Cette baisse résulte des nouvelles associations médicamenteuses retardant l’apparition de la maladie.

 
  Evolution du nombre de décès par sida 1993-1997
 
 
 
(*) France métropolitaine

(**) Résultats provisoires

Source : INSERM SC8
 
     
  Dernières données disponibles - période 1999 à 2001

 
 
  Nombre de Décès par Sida
 
   
 

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Adresses utiles
 
     
 
  Conseil Général
Direction du développement social et de la santé (D.S.26)
Sous direction Prévention Santé
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1132
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-70-00 - Fax : 04-75-79-70-07

Association Drômoise M.S.T. SIDA (A.D.M.S)
Prévention, documentation
Drôme Prévention Santé
36 b, rue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-49-09 – Fax : 04-75-78-49-05

Planing Familial
Accueil, information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida
1, place Mirabel Chambaud
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-03-09

Centre de planification DS 26
Accueil, consultation et information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida…
36, bis avenue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-81-72

Tous les centres de planification du département participent à la prévention du sida et à l’information. La liste est consultable sur la Fiche Santé "Autour de la grossesse"

Espace Santé Jeunes
Médecine préventive pour les étudiants et jeunes en recherche d’emploi
2, rue Rossini
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-62-11

Point Relais Oxygène
Accueil et écoute pour toutes les questions liées à l’adolescence pour les jeunes, parents, professionnels
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54

Tempo
Lieu d’accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages et traitements de substitution, centre de post-cure et gestion de famille d’accueil.
4, rue Ampère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-40-17-70 – Fax : 04-75-40-12-55
e-mail : contact@tempo.asso.fr
site : http://www.tempo.asso.fr

Arcades
Accueil, accompagnement pour les personnes en situation ou en risque de prostitution
1, rue Madier de Monjau
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-03-86


Dans tous les établissements d’hospitalisation publics ou privés de la Drôme, il est possible de prescrire un traitement d’urgence en cas d’exposition au VIH :

Services d’urgence des principales villes du département :
Hôpital de Valence - Tél. : 04-75-75-74-19
Hôpital de Romans - Tél. : 04-75-05-75-06
Hôpital de Montélimar - Tél. : 04-75-53-40-39

Services hospitaliers référents (la journée sauf week-end et jours fériés) :
Hôpital de Valence : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-75-75-71
Service de dermatologie - Tél. : 04-75-75-75-49
Hôpital de Montélimar : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-53-40-76


Conseil et orientation :

Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit su Sida et des hépatites et des MST (C.I.D.A.G.) :
Valence (Hôpital) Tél. : 04-75-75-75-49
Valence (Pôlygone) Tél. : 04-75-42-35-70
Montélimar Tél. : 04-75-01-29-04
Romans Tél. : 04-75-70-82-66

Sida Info Service : 24h sur 24
Appel confidentiel et gratuit d’un poste fixe
Tél. : 0 800 840 800
 
 

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