Fiche actualisée en Mars 2005   Consulter la version 1999

LE SIDA


dans la Drôme
 
  FICHE SANTÉ réactualisée en Mars 2005 par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
  Adresses utiles

Le contexte national
 
En France (métropole et outre-mer), en 2003 selon l’Institut de Veille Sanitaire, 1 323 nouveaux cas de SIDA ont été notifiés portant le nombre de personnes atteintes de SIDA depuis le début de l’épidémie jusqu’au 31 mars 2004* à 58 411 dont 25 000 sont encore vivantes (sans tenir compte de la sous déclaration des cas et des décès).
Parmi les pays de la région Europe, en nombre de cas diagnostiqués selon les données de l’OMS de l’année 1999, la France est précédée par l'Espagne et suivie de l'Italie. En rapportant à la population, l'Espagne est largement en tête (1426 cas par million d'habitants), suivie par la Suisse (923), la France (845) et l'Italie (796). En terme de taux d’incidence le Portugal (88,3 cas par million d'habitants) rejoint l'Espagne (71,1) devant l’Italie (36,0) et la France (24,9).
Depuis l'apparition de la maladie, plus du tiers des personnes ayant développé un sida sont des hommes âgés de 30 à 39 ans (35%). Sur l'ensemble des cas cumulés, 42% des malades ont été contaminés lors de rapports homosexuels, 22% lors d'un usage de drogue par voie intraveineuse et 23% lors de rapports hétérosexuels. La part des malades contaminés lors de relations hétérosexuelles n'a cessé d’augmenter entraînant une féminisation des nouveaux cas.
L’information épidémiologique sur la séropositivité devrait s’améliorer en France. Pour suivre la dynamique de l’épidémie, la France dispose depuis 2003 d’un système de surveillance plus efficient basé sur la déclaration des nouveaux tests positifs par les laboratoires de biologie médicale et par les médecins prescripteurs.
La sous déclaration du VIH, calculée par rapport aux données de dépistage est de 35% ce qui permet d’estimer à 6 000 le nombre de nouveaux diagnostics VIH en 2003.
En 2003, les rapports hétérosexuels représentent le principal mode de contamination parmi les cas de sida (58%) et les nouveaux diagnostics d’infection à VIH (64%).
La diminution des cas de sida chez les usagers de drogues qui se poursuit depuis 1996 et la faible proportion des nouveaux diagnostics d’infection à VIH en 2003 confirment que la politique de réduction des risques a eu un impact positif sur la transmission du VIH. Cependant, la transmission du virus responsable de l’hépatite C (VHC) se poursuit dans cette population, il faut donc rester très vigilant d’autant que la baisse des ventes de seringues, possible indicateur de comportement de partage de seringue, est observée depuis 1999 en France. A noter que les modes de transmission du VIH et du VHC sont identiques. Une vaste enquête, appelée « Coquelicot », sera conduite en 2004 par l’InVS dans 6 villes afin d‘étudier les comportements à risque des usagers de drogues vis à vis du VIH et du VHC.
Par ailleurs, les évolutions thérapeutiques et l’application des trithérapies antirétrovirales ont bouleversé le pronostic de la maladie en permettant dans la majorité des cas un contrôle de l’infection. Ce changement est probablement à l’origine d’un relâchement de la vigilance face à la prise de risque, notamment sexuelle, constatée depuis quelques années.
 
 
   
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La situation dans la Drôme
 
Faits marquants

 
  Les drômois sont relativement moins touchés par l’épidémie de Sida : 397 cas par million d’habitants au 30 juin 2003 depuis l’apparition de la maladie contre 560 en Rhône-Alpes et 980 en France.

      217 drômois étaient suivis pour une infection VIH en 2002 (cas déclarés et séropositifs compris) dont 16% dans un établissement hors du département.

      Le nombre de décès par Sida est en baisse : 13 décès annuels de drômois sur la période 1991-1996 contre 3 sur la période 1997-2000.

Indicateurs

  173 drômois atteints de sida depuis l’apparition de la maladie
Au 30 juin 2003, 173 drômois ont été atteints par le sida depuis le début de l’épidémie. Ce nombre correspond à un taux de 397 cas de sida pour un million d’habitants, taux inférieur. aux moyennes régionale (560) et nationale (980). A l’intérieur de la région, la Drôme occupe avec la Savoie une position intermédiaire (5ème taux le plus élevé), alors que deux départements se démarquent par un taux relativement fort (Haute-Savoie et Rhône).
Rappelons qu’il s’agit du nombre de cas cumulés depuis le début de l’épidémie (que ces personnes soient vivantes ou décédées) rapporté à la population moyenne de la période considérée (1986-1998).

Cas cumulés de Sida par départements diagnostiqués jusqu’au 30 juin 2003
Rhône-Alpes : 3 144 - France : 57 224
 
Cas cumulés de Sida en Rhône-Alpes diagnostiqués jusqu’au 30 juin 2003 (taux par million d’habitants)
Sources : DRASS, ARH, INSEE        Exploitation ORS
  Baisse des nouveaux cas diagnostiqués depuis 1994
Selon les données fournies par les fiches de Déclarations Obligatoires de cas de Sida saisies par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), le nombre de nouveaux cas domiciliés dans la Drôme a subi une baisse sur la période 1994-1998, puis se stabilise autour de 6 cas annuels entre 1998 et 2000 (au delà, les données restent provisoires ,voir encadré). Sur la période avant 1994, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque année avait une tendance à la hausse. Le nombre maximal a été atteint pendant l’année 1994 (23 nouveaux cas). La baisse du nombre de cas est à mettre sur le compte des nouvelles associations d’anti-rétroviraux proposées avant l'apparition de la maladie.
Les relations homosexuelles et bisexuelles (29%), la toxicomanie intraveineuse (28%) et les relations hétérosexuelles (20%) sont les modes de contamination les plus fréquents parmi les nouveaux cas diagnostiqués.
A noter l’activité des Centres de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) qui, en 2004, ont effectué 1 057 tests VIH avec aucun cas positif et 534 tests VHC avec 1 cas positif.

Nombre de nouveaux cas de sida diagnostiqués chaque année dans la Drôme entre 1995 et 2002
Sources : DRASS, ARH         Exploitation ORS
* Données provisoires non redressées
  217 drômois suivis pour infection à VIH dans un établissement hospitalier en 2002
Le nombre de personnes suivies pour le VIH en 2002, domiciliées dans la Drôme, est de 217 (cas déclarés de SIDA et séropositifs) : 16% d’entre elles sont suivies dans un établissement hospitalier d’un autre département. Cette file active est en hausse de 56% depuis 1996 (139 patients).
Le mode de contamination le plus important est constitué par les relations homosexuelles (42%), suivies par les relations hétérosexuelles (30%) et la toxicomanie intra-veineuse (18%). Pour 10% des cas, le mode de contamination n’est pas connu.
La répartition par stade de la maladie fait apparaître, parmi les nouveaux cas diagnostiqués entre 1984 et 2002, une grande majorité de patients séropositifs (88%) et 16% de patients déjà atteints par le sida.
Patients suivis en 2002 domiciliés dans le département de la Drôme répartis selon le mode de contamination
 Sources : DRASS, ARH
 
Répartition des patients drômois selon le stade de la maladie par année à la première prise en charge dans un établissement hospitalier
 Sources : DRASS, ARH
  Une très forte baisse du nombre de décès par sida en 1997
Après une relative stabilité au cours de la période 1991-1996 (autour de 13 décès annuels), la mortalité par sida a chuté en 1997 (3 décès annuels entre 1997 et 2000). Cette baisse résulte des nouvelles associations médicamenteuses retardant l’évolution de la maladie.
Evolution du nombre de décès par sida entre 1995 et 2000
  Source : INSERM, CépiDC
  * France métropolitaine
 
Le SIDA fait partie des maladies dont la déclaration est obligatoire. C’est au médecin qui établit le diagnostic qu’incombe la responsabilité d’effectuer cette déclaration, de manière non nominative, auprès des médecins inspecteurs de santé publique des DDASS. Il existe un délai plus ou moins long entre la date du diagnostic et celle de la déclaration à la DDASS. Pour tenir compte de ce délai, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), qui gère les déclarations au niveau national, corrige les données récentes en effectuant, quand cela est techniquement possible, des redressements sur les deux dernières années de déclaration. Du fait des délais entre la date du diagnostic du sida et la date où le cas est déclaré, les nombres enregistrés en 2001, 2002 et 2003 sous-estiment les nombres réels de cas. On dispose ainsi de données provisoires sans devoir attendre que tous les cas diagnostiqués aient été déclarés. Les données définitives peuvent être légèrement différentes de ces estimations.
 
   
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Adresses utiles
 
 
  Conseil Général
  Direction du développement social et de la santé (D.S.26)

  Sous direction Prévention Santé
  13, avenue Maurice Faure
  B.P. 1132
  26011 VALENCE CEDEX
  Tél. : 04-75-79-70-00 - Fax : 04-75-79-70-07
 
      Association Drômoise M.S.T. SIDA (A.D.M.S)
  Prévention, documentation
  Drôme Prévention Santé
  36 b, rue de Biberach
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-78-49-09 – Fax : 04-75-78-49-05
 
      Planing Familial
  Accueil, information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida
  1, place Mirabel Chambaud
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-56-03-09
 
      Centre de planification DS 26
  Accueil, consultation et information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida…
  36, bis avenue de Biberach
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-56-81-72
 
      Tous les centres de planification du département participent à la prévention du sida et à l’information. La liste est consultable sur la Fiche Santé "Autour de la grossesse"
 
      Espace Santé Jeunes
  Médecine préventive pour les étudiants et jeunes en recherche d’emploi
  2, rue Rossini
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-56-62-11
 
      Point Relais Oxygène
  Accueil et écoute pour toutes les questions liées à l’adolescence pour les jeunes, parents, professionnels
  13, rue Jonchère
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-42-05-54
 
      Tempo
  Lieu d’accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages et traitements de substitution, centre de post-cure et gestion de famille d’accueil.
  4, rue Ampère
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-40-17-70 – Fax : 04-75-40-12-55
  e-mail : contact@tempo.asso.fr
  site : http://www.tempo.asso.fr
 
      Arcades
  Accueil, accompagnement pour les personnes en situation ou en risque de prostitution
  1, rue Madier de Monjau
  26000 VALENCE
  Tél. : 04-75-78-03-86
 
      Dans tous les établissements d’hospitalisation publics ou privés de la Drôme, il est possible de prescrire un traitement d’urgence en cas d’exposition au VIH :
 
      Services d’urgence des principales villes du département :
  Hôpital de Valence - Tél. : 04-75-75-74-19
  Hôpital de Romans - Tél. : 04-75-05-75-06
  Hôpital de Montélimar - Tél. : 04-75-53-40-39
 
      Services hospitaliers référents (la journée sauf week-end et jours fériés) :
  Hôpital de Valence : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-75-75-71
  Service de dermatologie - Tél. : 04-75-75-75-49
  Hôpital de Montélimar : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-53-40-76
 
      Conseil et orientation :
 
      Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit su Sida et des hépatites et des MST (C.I.D.A.G.) :
  Valence (Hôpital) Tél. : 04-75-75-75-49
  Valence (Pôlygone) Tél. : 04-75-42-35-70
  Montélimar Tél. : 04-75-01-29-04
  Romans Tél. : 04-75-70-82-66
 
      Sida Info Service : 24h sur 24
  Appel confidentiel et gratuit d’un poste fixe
  Tél. : 0 800 840 800
 
   
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