| Le contexte national
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En France (métropole et outre-mer), en 2003 selon l’Institut de Veille
Sanitaire, 1 323 nouveaux cas de SIDA ont été
notifiés portant le nombre de personnes atteintes de SIDA depuis
le début de l’épidémie jusqu’au 31 mars 2004* à
58 411 dont 25 000 sont encore vivantes (sans tenir compte de la
sous déclaration des cas et des décès).
Parmi les pays de la région Europe, en nombre de cas
diagnostiqués selon les données de l’OMS de l’année
1999, la France est précédée par l'Espagne et suivie
de l'Italie. En rapportant à la population, l'Espagne est largement
en tête (1426 cas par million d'habitants), suivie par la Suisse
(923), la France (845) et l'Italie (796). En terme de taux d’incidence le
Portugal (88,3 cas par million d'habitants) rejoint l'Espagne (71,1) devant
l’Italie (36,0) et la France (24,9).
Depuis l'apparition de la maladie, plus du tiers des personnes ayant
développé un sida sont des hommes âgés de 30
à 39 ans (35%). Sur l'ensemble des cas cumulés, 42% des
malades ont été contaminés lors de rapports
homosexuels, 22% lors d'un usage de drogue par voie intraveineuse et 23%
lors de rapports hétérosexuels. La part des malades
contaminés lors de relations hétérosexuelles n'a
cessé d’augmenter entraînant une féminisation des
nouveaux cas.
L’information épidémiologique sur la
séropositivité devrait s’améliorer en France. Pour
suivre la dynamique de l’épidémie, la France dispose depuis
2003 d’un système de surveillance plus efficient basé sur la
déclaration des nouveaux tests positifs par les laboratoires de
biologie médicale et par les médecins prescripteurs.
La sous déclaration du VIH, calculée par rapport aux
données de dépistage est de 35% ce qui permet d’estimer
à 6 000 le nombre de nouveaux diagnostics VIH en 2003.
En 2003, les rapports hétérosexuels représentent le
principal mode de contamination parmi les cas de sida (58%) et les nouveaux
diagnostics d’infection à VIH (64%).
La diminution des cas de sida chez les usagers de drogues qui se poursuit
depuis 1996 et la faible proportion des nouveaux diagnostics d’infection
à VIH en 2003 confirment que la politique de réduction des
risques a eu un impact positif sur la transmission du VIH. Cependant, la
transmission du virus responsable de l’hépatite C (VHC) se poursuit
dans cette population, il faut donc rester très vigilant d’autant
que la baisse des ventes de seringues, possible indicateur de comportement
de partage de seringue, est observée depuis 1999 en France. A noter
que les modes de transmission du VIH et du VHC sont identiques. Une vaste
enquête, appelée « Coquelicot », sera conduite en
2004 par l’InVS dans 6 villes afin d‘étudier les comportements
à risque des usagers de drogues vis à vis du VIH et du VHC.
Par ailleurs, les évolutions thérapeutiques et l’application
des trithérapies antirétrovirales ont bouleversé le
pronostic de la maladie en permettant dans la majorité des cas un
contrôle de l’infection. Ce changement est probablement à
l’origine d’un relâchement de la vigilance face à la prise
de risque, notamment sexuelle, constatée depuis quelques
années.
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| La situation dans la Drôme
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Faits marquants
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Les drômois sont relativement moins touchés par l’épidémie de Sida : 397 cas par million d’habitants au 30 juin 2003 depuis l’apparition de la maladie contre 560 en Rhône-Alpes et 980 en France.
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217 drômois étaient suivis pour une infection VIH en 2002 (cas déclarés et séropositifs compris) dont 16% dans un établissement hors du département.
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Le nombre de décès par Sida est en baisse : 13 décès annuels de drômois sur la période 1991-1996 contre 3 sur la période 1997-2000.
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Indicateurs
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173 drômois atteints de sida depuis l’apparition de la maladie
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Au 30 juin 2003, 173 drômois ont été atteints par le sida depuis le
début de l’épidémie. Ce nombre correspond à un taux de 397
cas de sida pour un million d’habitants, taux inférieur. aux moyennes
régionale (560) et nationale (980). A l’intérieur de la région,
la Drôme occupe avec la Savoie une position intermédiaire (5ème taux
le plus élevé), alors que deux départements se démarquent
par un taux relativement fort (Haute-Savoie et Rhône).
Rappelons qu’il s’agit du nombre de cas cumulés depuis le début de
l’épidémie (que ces personnes soient vivantes ou
décédées) rapporté à la population moyenne de
la période considérée (1986-1998).
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| Cas cumulés de Sida par départements diagnostiqués jusqu’au 30 juin 2003
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Rhône-Alpes : 3 144 - France : 57 224
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| Cas cumulés de Sida en Rhône-Alpes diagnostiqués jusqu’au 30 juin 2003 (taux par million d’habitants)
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Sources : DRASS, ARH, INSEE Exploitation ORS
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Baisse des nouveaux cas diagnostiqués depuis 1994
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Selon les données fournies par les fiches de
Déclarations Obligatoires de cas de Sida saisies par
l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), le nombre de nouveaux cas
domiciliés dans la Drôme a subi une baisse sur la
période 1994-1998, puis se stabilise autour de 6 cas annuels
entre 1998 et 2000 (au delà, les données restent
provisoires ,voir encadré). Sur la période avant
1994, le nombre de nouveaux cas diagnostiqués chaque
année avait une tendance à la hausse. Le nombre
maximal a été atteint pendant l’année 1994
(23 nouveaux cas). La baisse du nombre de cas est à mettre
sur le compte des nouvelles associations d’anti-rétroviraux
proposées avant l'apparition de la maladie.
Les relations homosexuelles et bisexuelles (29%), la toxicomanie
intraveineuse (28%) et les relations hétérosexuelles
(20%) sont les modes de contamination les plus fréquents
parmi les nouveaux cas diagnostiqués.
A noter l’activité des Centres de Dépistage Anonyme
et Gratuit (CDAG) qui, en 2004, ont effectué 1 057
tests VIH avec aucun cas positif et 534 tests VHC avec 1 cas
positif.
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| Nombre de nouveaux cas de sida diagnostiqués chaque année dans la Drôme entre 1995 et 2002
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Sources : DRASS, ARH Exploitation ORS
* Données provisoires non redressées
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217 drômois suivis pour infection à VIH dans un établissement hospitalier en 2002
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Le nombre de personnes suivies pour le VIH en 2002, domiciliées dans la Drôme,
est de 217 (cas déclarés de SIDA et séropositifs) : 16% d’entre elles
sont suivies dans un établissement hospitalier d’un autre département. Cette
file active est en hausse de 56% depuis 1996 (139 patients).
Le mode de contamination le plus important est constitué par les relations
homosexuelles (42%), suivies par les relations hétérosexuelles (30%) et
la toxicomanie intra-veineuse (18%). Pour 10% des cas, le mode de contamination n’est pas
connu.
La répartition par stade de la maladie fait apparaître, parmi les nouveaux
cas diagnostiqués entre 1984 et 2002, une grande majorité de patients
séropositifs (88%) et 16% de patients déjà atteints par le sida. |
| Patients suivis en 2002 domiciliés dans le département de la Drôme répartis selon le mode de contamination
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Sources : DRASS, ARH
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| Répartition des patients drômois selon le stade de la maladie par année à la première prise en charge dans un établissement hospitalier
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Sources : DRASS, ARH
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Une très forte baisse du nombre de décès par sida en 1997
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Après une relative stabilité au cours de la période 1991-1996
(autour de 13 décès annuels), la mortalité par sida a chuté
en 1997 (3 décès annuels entre 1997 et 2000). Cette baisse résulte
des nouvelles associations médicamenteuses retardant l’évolution de la
maladie.
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Evolution du nombre de décès par sida entre 1995 et 2000
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Source : INSERM, CépiDC
* France métropolitaine
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Le SIDA fait partie des maladies dont la déclaration est obligatoire.
C’est au médecin qui établit le diagnostic qu’incombe la responsabilité
d’effectuer cette déclaration, de manière non nominative, auprès des
médecins inspecteurs de santé publique des DDASS. Il existe un délai
plus ou moins long entre la date du diagnostic et celle de la déclaration à
la DDASS. Pour tenir compte de ce délai, l’Institut de Veille Sanitaire (InVS), qui
gère les déclarations au niveau national, corrige les données récentes
en effectuant, quand cela est techniquement possible, des redressements sur les deux
dernières années de déclaration. Du fait des délais entre
la date du diagnostic du sida et la date où le cas est déclaré,
les nombres enregistrés en 2001, 2002 et 2003 sous-estiment les nombres réels
de cas. On dispose ainsi de données provisoires sans devoir attendre que tous les cas
diagnostiqués aient été déclarés. Les données
définitives peuvent être légèrement différentes de ces
estimations.
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| Adresses utiles
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Conseil Général
Direction du développement social et de la santé (D.S.26)
Sous direction Prévention Santé
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1132
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-70-00 - Fax : 04-75-79-70-07
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Association Drômoise M.S.T. SIDA (A.D.M.S)
Prévention, documentation
Drôme Prévention Santé
36 b, rue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-49-09 – Fax : 04-75-78-49-05
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Planing Familial
Accueil, information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida
1, place Mirabel Chambaud
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-03-09
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Centre de planification DS 26
Accueil, consultation et information sur la contraception, la sexualité, les MST Sida…
36, bis avenue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-81-72
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Tous les centres de planification du département
participent à la prévention du sida et
à l’information. La liste est consultable sur
la Fiche Santé "Autour de la grossesse"
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Espace Santé Jeunes
Médecine préventive pour les étudiants et jeunes en recherche d’emploi
2, rue Rossini
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-56-62-11
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Point Relais Oxygène
Accueil et écoute pour toutes les questions liées à l’adolescence pour les jeunes, parents, professionnels
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54
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Tempo
Lieu d’accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages et traitements de substitution, centre de post-cure et gestion de famille d’accueil.
4, rue Ampère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-40-17-70 – Fax : 04-75-40-12-55
e-mail : contact@tempo.asso.fr
site : http://www.tempo.asso.fr
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Arcades
Accueil, accompagnement pour les personnes en situation ou en risque de prostitution
1, rue Madier de Monjau
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-03-86
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Dans tous les établissements d’hospitalisation publics ou
privés de la Drôme, il est possible de prescrire un traitement
d’urgence en cas d’exposition au VIH :
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Services d’urgence des principales villes du département :
Hôpital de Valence - Tél. : 04-75-75-74-19
Hôpital de Romans - Tél. : 04-75-05-75-06
Hôpital de Montélimar - Tél. : 04-75-53-40-39
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Services hospitaliers référents (la journée sauf week-end et jours fériés) :
Hôpital de Valence : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-75-75-71
Service de dermatologie - Tél. : 04-75-75-75-49
Hôpital de Montélimar : Service de pneumologie - Tél. : 04-75-53-40-76
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Conseil et orientation :
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Centre d’Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit su Sida et des hépatites et des MST (C.I.D.A.G.) :
Valence (Hôpital) Tél. : 04-75-75-75-49
Valence (Pôlygone) Tél. : 04-75-42-35-70
Montélimar Tél. : 04-75-01-29-04
Romans Tél. : 04-75-70-82-66
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Sida Info Service : 24h sur 24
Appel confidentiel et gratuit d’un poste fixe
Tél. : 0 800 840 800
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