| |
|
|
LA TUBERCULOSE
|
dans la Drôme
|
| |
|
| |
 |
|
FICHE SANTÉ
réactualisée en mai 1999 par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène
Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme.
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
| |
En France, le suivi épidémiologique de
la tuberculose repose essentiellement sur le système de déclaration
obligatoire des cas.
6 832 cas ont ainsi été déclarés en 1997.
Cependant, une récente évaluation de la qualité de
ce système montre un degré important de sous-déclaration,
de 50% en moyenne, avec de grandes variations dun département
à lautre, devant inciter à la prudence dans linterprétation
des résultats.
1339 décès ont été recensés en France
en 1983, et 693 en 1997. La mortalité par tuberculose a diminué
de 50%, passant de 2,5 pour 100 000 habitants à 1,2 pour 100 000
habitants.
Après des décennies de forte décroissance, lincidence
de la tuberculose semble, depuis le début des années 90,
se stabiliser, voire augmenter en Europe de lOuest. La stabilisation
est sensible en France comme dans la plupart des autres pays ouest-européens.
En effet, en France, lincidence plutôt élevée
par rapport à dautres pays européens de lOuest,
a décru de 48 pour 100 000 habitants en 1975 à 15 en 1991,
pour se stabiliser à ce niveau en 1995. Cependant, cette incidence
cache de fortes disparités géographiques en raison des répartitions
différentes des populations à risque que sont les sujets
âgés, ceux en provenance des pays de forte endémie,
et ceux en situation de précarité ou immunodéprimés,
notamment par le VIH.
Depuis quelques années, on comptabilise avec précision les
souches de Mycobacterium tuberculosis (aussi appelées bacilles
de Koch ou BK), résistantes aux principaux antituberculeux. Ces
tuberculoses multirésistantes, difficiles à traiter, posent
avec acuité le problème de leur contagiosité. Toutefois,
en 1994, le taux de multirésistance parmi les souches isolées
en France demeure faible à 0,7%, niveau équivalent à
celui des autres pays européens (0,9% pour la Belgique ou 2% pour
le Royaume-Uni).
La vaccination par le BCG réalise une primo -infection à
germe atténué assurant une prévention des formes
graves de tuberculose chez lenfant, en particulier la méningite. |
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
Faits marquants
|
|
| |
 |
|
Près de 21 nouveaux
cas de tuberculose ont été déclarés
chaque année entre 1993 et 1997, soit 4,9 cas pour 100 000
habitants. |
| |
|
|
| |
|
Chaque année, une
quarantaine de personnes sont nouvellement admises en affection
de longue durée pour tuberculose dans le département. |
| |
|
|
| |
|
Le taux de mortalité
par tuberculose a fortement diminué depuis le début
des années 1990, passant de 2,4 à 1,2 décès
pour 100 000 habitants entre 1990-92 et 1994-96. |
| |
|
|
| |
|
La couverture vaccinale
du BCG chez les enfants de 2 ans est de 61% en 1996, pour une moyenne
nationale de 84%.. |
|
|
| |
|
|
| |
Indicateurs
|
|
| |
 |
|
21 nouveaux cas de tuberculose
déclarés chaque année entre 1993 et 1997 |
|
|
| |
Entre 1993 et 1997, environ 21 nouveaux cas de tuberculose
ont été déclarés chaque année dans
la Drôme, ce qui représente un taux de 4,9 nouveaux cas
pour 100 000 habitants
Ce taux est fortement inférieur aux moyennes régionale
(8,8) et nationale (14,2), mais les comparaisons sont rendues difficiles
par lexhaustivité très variable des déclarations
obligatoires selon les départements. Ce taux dincidence
sous-estime certainement le taux réel, car il est nettement inférieur
à celui des nouvelles admissions en affection de longue durée
pour tuberculose (voir plus bas).
Parmi les départements rhônalpins, la Drôme est celui
dont le taux de cas déclarés est le plus bas avec lArdèche
(5,4).
Le taux le plus élevé est celui du Rhône (11,5).
|
|
| |
Cas
de tuberculose déclarés en 1993-97
(taux annuel pour 100 000 habitants)
|
|
| |
 |
|
Les données présentées
concernent les personnes atteintes de tuberculose dont la maladie
a été déclarée aux médecins inspecteurs
de la santé des DDASS. Elles sont ensuite centralisées
et analysées par le Réseau national de santé
publique. Un cas doit correspondre à une tuberculose-maladie
ayant conduit à la mise en route dun traitement antituberculeux
(au moins 3 anti-tuberculeux).
La primoinfection sans localisation patente (simple virage des tests
tuberculiniques) et les infections à mycobactéries
autres que M. tuberculosis, bovis et africanum ne sont pas déclarées.
Sources : DDASS-RNSP, INSEE (estimation 94) |
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
Une incidence croissante avec
lâge |
|
|
| |
Dans la Drôme comme en Rhône-Alpes et
en France, le taux dincidence croît avec lâge,
de manière particulièrement nette chez les personnes âgées,
ce qui témoigne de taux de primoinfection élevés
au début du siècle. Le taux des nouveaux cas de tuberculose
déclarés passe ainsi de 1,3 pour 100 000 pour les moins
de 25 ans, à 5,1 pour les 25-39 ans et à 8,6 chez les
personnes de 60 ans et plus.
|
|
| |
Incidence
par classe dâge des cas de tuberculose déclarés
en 1993-1997
(taux pour 100 000 habitants)
|
|
| |
 |
|
Sources : DDASS-RNSP, INSEE (estimation) |
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
Plus de 40 nouvelles prises
en charge par an en affection de longue durée |
|
|
| |
Plus de 40 assurés et ayants droit des régimes
général et agricole ont été admis chaque
année en affection de longue durée (ALD) pour tuberculose
en 1993-1995. La plupart des personnes nouvellement admises sont âgées
de 35 ans et plus.
|
|
| |
Les
admissions en affections de longue durée pour tuberculose dans
la Drôme* en 1993-1995
|
|
| |
 |
|
Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM
* Moyenne annuelle - estimation ORS (données manquantes) |
|
|
| |
|
|
| |
En cas
daffections comportant un traitement prolongé et une
thérapeutique particulièrement coûteuse,
le Code de la Sécurité Sociale prévoit la suppression
du ticket modérateur normalement à la charge de lassuré
dans le cadre du risque maladie. La liste de ces affections dites
de longue durée (ALD) est établie par
décret. Elle porte actuellement sur 30 affections ou groupes
daffections.
Les données figurant dans ce document concernent les assurés
et ayants droit des régimes général et agricole.
Ne sont pas comptés les assurés et ayants droit du
régime des professions indépendantes. Ces données
ont été fournies par les services médicaux
de la CNAMTS, de la CCMSA et de la CANAM, et sont présentées
sous forme de nombres annuels moyens de premiers avis favorables
entre 1993 et 1995.
Ce nombre dépend de la morbidité départementale,
mais aussi dautres paramètres comme la réglementation,
le comportement des assurés et de leurs médecins traitants
ou encore lavis des médecins conseils. Il ne sagit
donc pas dun nombre de nouveaux malades, comme dans le cas
dun registre de morbidité. |
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
Un taux de mortalité
en baisse depuis 1991 |
|
|
| |
La tuberculose demeure une cause relativement peu fréquente
de mortalité (6 décès par an, soit 0,2% des décès
dans la Drôme en 1993-1996).
Le taux brut de mortalité par tuberculose a connu une nette recrudescence
dans la Drôme entre 1986 (1,2 décès pour 100 000
habitants) et 1991 (2,4), après une période de forte baisse.
Depuis 1991, la mortalité est à nouveau en diminution,
et le taux a retrouvé en 1995 le niveau de 1986.
Cette baisse de la mortalité par tuberculose engagée depuis
le début des années 1990 sobserve au niveau national.
|
|
| |
Evolution
du taux brut de mortalité par tuberculose
(moyenne mobile sur 3 ans)
|
|
| |
 |
|
Sources : INSERM SC8, INSEE (estimations)
|
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
61% des enfants de 2 ans sont
vaccinés par le BCG |
|
|
| |
Le BCG est reconnu comme évitant lapparition
des formes graves de tuberculose chez lenfant. Dans la Drôme,
le BCG semble être appliqué plus tardivement que dans la
majorité des départements français : la couverture
vaccinale sélève en effet à 61% chez les
enfants de 2 ans (contre 84% en France) et à 81% chez les enfants
de 3-4 ans (contre 90%). Ces comparaisons doivent toutefois être
analysées avec prudence, le taux de réception des certificats
de santé du 24ème mois savérant très
variable entre les départements.
|
|
| |
Taux
de vaccination par le BCG en 1996
|
|
| |
 |
|
Source : SESI |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
 |
|
Conseil Général
Direction du développement social et de la santé
(D.S.26)
Sous direction Prévention Santé
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1132
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-70-00 - Fax : 04-75-79-70-07
Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales
(D.D.A.S.S.)
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1126
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-71-00 Fax : 04-75-79-71-12
http://rhone-alpes.sante.gouv.fr/missions/drome/26.htm |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
Pour
quitter cette fiche, fermer la fenêtre
|
|
| |
|
|