Actualisation - 2000     Fiche actualisée 2005
 

LA TOXICOMANIE


dans la Drôme
 
 

  FICHE SANTÉ réactualisée en 2000 par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
 
 
  Le contexte national

 

La situation dans la Drôme
 

Dernières données disponibles
  Adresses utiles
 

 

     
 
Le contexte national
 
 
La connaissance de la toxicomanie est rendue difficile par l’illégalité de la plupart des produits consommés. Les données disponibles régulièrement concernent l’activité des services sanitaires et sociaux, mais aussi des services de police et des douanes. Bien que les définitions soient différentes d’une source de données à l’autre, l’augmentation des effectifs comptabilisés dans les deux cas est continue. Ainsi, entre 1987 et 1995, le nombre de toxicomanes pris en charge (en novembre) dans les services sanitaires et sociaux a augmenté de 124% (de 12 500 à 28 000). Pendant cette période, le nombre de personnes interpellées pour usage ou usage-revente de stupéfiants a augmenté de 142% (de 34 500 à 83 500).
La toxicomanie reste un phénomène qui concerne les jeunes adultes : 83% des prises en charge sanitaires et sociales concernent des personnes de 18 à 34 ans. Les femmes sont très minoritaires : elles ne représentent que 10% des personnes interpellées et 25% des personnes prises en charge. Le cannabis est à l’origine du plus grand nombre d’interpellations pour usage (67%), alors que l’héroïne occupe le premier rang des produits principaux de dépendance des toxicomanes pris en charge (47%). La polytoxicomanie est très fréquente et de nombreux autres produits sont en général consommés.
La morbidité infectieuse n’est pas toujours connue : 23% des toxicomanes pris en charge étaient infectés par le VIH en novembre 1995 (parmi les 70% de sujets au statut sérologique connu), 49% par l’hépatite C (parmi 58%).
En 1997, l’Office Central de Répression du Trafic Illicite de Stupéfiants (OCRTIS) a recensé 228 décès par surdose, chiffre vraisemblablement sous-estimé, mais en forte diminution depuis 3 ans.
En 1995, une importante évolution du système de soins a été décidée avec la possibilité pour tout centre d’accueil et de soins pour toxicomanes (CAST) de prescrire et délivrer de la méthadone si ses moyens en personnel le lui permettent. Les prescriptions peuvent, sous certaines conditions,être relayées par les médecins de ville qui peuvent aussi directement prescrire un autre produit de substitution, la buprénorphine.
 
 

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La situation dans la Drôme
 
 
Faits marquants

 
 
  187 toxicomanes pris en charge par les établissements sanitaires et sociaux en novembre 1997, et 500 personnes interpellées pour usage et usage-revente de stupéfiants en 1998.
     
    Entre 1996 et 1998, la consommation de matériels stériles (Stéribox) et de produits de substitution (essentiellement Subutex) a nettement progressé, témoin de l'augmentation de la prise en charge des toxicomanes par la médecine libérale.
     
    92% des interpellations effectuées en 1998 concernaient le cannabis, et 6% l’héroïne.
 
     
  Indicateurs

 
 
  Un taux important de toxicomanes pris en charge dans les établissements sociaux et hospitaliers
 
 

En novembre 1997, le nombre de toxicomanes pris en charge dans la Drôme s’élève à 187 (principalement dans les centres spécialisés, les établissements sociaux et les hôpitaux). Ce nombre correspond à un taux de prise en charge de 43 pour 100 000 habitants, taux supérieur à celui de Rhône-Alpes (41) mais inférieur à celui de la France (48).
Le nombre de personnes interpellées en 1998 dans la Drôme pour usage et usage-revente de stupéfiants est de 500, soit un taux de 115 pour 100 000 habitants, inférieur au taux national (145) et régional (125).
Ces taux doivent être comparés avec prudence puisque les toxicomanes ainsi que les usagers interpellés ne sont pas tous résidents du département ou de la région.

 
  Taux de prise en charge des toxicomanes en novembre 1997 et taux d'interpellation pour
usage-revente de stupéfiants en 1998
(taux pour 100 000 personnes)
 
 
  Sources : OCRTIS, DRASS-DREES, INSEE
 
     
 
Le dispositif spécialisé dans la Drôme

Prévention des conduites et consommations à risque
- Centre d’Information et de Ressources sur la Drogue et les Dépendances (CIRDD) à Valence, dont les missions sont l’information, la documentation, l’organisation d’échanges et de formations
- Permanences d’accueil, d’écoute et de dialogue (adolescents, parents, professionnels) :
. Point relais OXYGENE à Valence
. La PARENTHESE à Romans

Prise en charge médico-psycho-sociale
- Association TEMPO, qui prend en charge accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages et traitements de substitution, et qui est aussi centre de post-cure et gère des familles d’accueil
- Autres associations participant aux soins et à l’hébergement :
. Le Gué à Poët-Laval
. L’Escale à Valence
 
     
 
  Une prise en charge diversifiée
 
 

La prise en charge des toxicomanes est assurée par les médecins libéraux et les établissements sanitaires et
sociaux. En novembre 1997, 61% des toxicomanes pris en charge en établissements sont accueillis par les centres
spécialisés (centres d’accueil, centres de traitement et centres de post-cure). Les établissements hospitaliers accueillent pour leur part 14% des toxicomanes.
Les centres d’hébergement et de réadaptation sociale (CHRS) sont également très présents auprès de ce public. Ils ont accueilli dans la Drôme 24% des toxicomanes pris en charge en novembre 1997. Cette proportion est la plus élevée des départements rhônalpins.
Il faut noter que l’enquête de novembre ne prend pas en compte les toxicomanes pris en charge dans les services de long et moyen séjour, les urgences, les cliniques générales et les structures carcérales.

 
  Répartition des toxicomanes pris en charge dans la Drôme
en novembre 1997 selon le type de structure

 
 
 


 


Source : DRASS-DREES

 
     
 
  77% des toxicomanes pris en charge dans les établissements ont entre 20 et 34 ans
 
 

En novembre 1997, 77% des toxicomanes pris en charge dans la Drôme ont de 20 à 34 ans. Depuis 1994, la structure par âge des toxicomanes pris en charge s’est beaucoup modifiée, avec une proportion de mineurs
mutlipliée par 2,5 (2,3% des toxicomanes en 1994 et 5,9% en 1997), et une proportion de toxicomanes de plus de 30 ans en augmentation de 19 points (46% en 1997), alors que celle des 20-29 ans (43%) a diminué de 22 points .

 
  Répartition des toxicomanes pris en charge dans les établissements de la Drôme
en novembre 1997 selon l'âge

 
 
  Source : DRASS-DREES
 
     
 
  92% des interpellations concernent le cannabis
 
 

Le produit principalement impliqué dans les interpellations pour usage et usage-revente de stupéfiant effectuées dans le département en 1998 était le cannabis (92,3% des interpellations), suivi par l’héroïne (5,8%), la cocaïne
(0,5%) et l’ecstasy (0,5%), qui a donné lieu à des interpellations pour la première fois en 1997. Cette répartition est proche de celle observée sur l’ensemble de la France.
On constate une augmentation constante du taux d’interpellations entre 1996 et 1998 (de 375 à 431).
Toutefois, il s’agit de statistiques d’activité des services de police et de douane, reflétant imparfaitement l’évolution de la consommation réelle de produits stupéfiants.

 
  Taux d’interpellations pour usage et usage-revente de stupéfiants par produits *
 
 
  Sources : OCRTIS, INSEE (estimations)

(*) Taux d’interpellations pour 100 000 personnes
 
     
 
  Une nette augmentation de la vente de matériels d’injection stérile et de produits de substitution entre 1996 et 1998
 
 

Les données du système d’information SIAMOIS (cf encadré plus haut) permettent de connaître les ventes en officines pharmaceutiques du matériel d’injection stérile (Stéribox) et des médicaments de substitution (Subutex et Méthadone prescrite en ville).
Dans la Drôme, le nombre de Stéribox vendus en 1998 s’élève à 1 648 pour 10 000 habitants de 20 à 39 ans. Ce taux, supérieur aux moyennes nationale (1 587) et régionale (1 158), a été multiplié par deux entre 1996 et
1998.
Le Subutex vendu en officine au cours de l’année a également connu une forte augmentation, passant de 413 à 1 459 équivalents boîte de 10 mg pour 10 000 personnes de 20-39 ans (1 275 au niveau national).

 
  Vente de matériel d’injection stérile et de produits de substitution
 
 
  Source : InVS - SIAMOIS

(1) Nombre de kits (*)
(2) Nombre équivalent boîtes de 10 mg (*)
(3) Nombre équivalent flacons de 60 mg (*)

(*) pour 10 000 personnes de 20 à 39 ans
 
  Les données sur la méthadone ne comprennent pas les données de prescription hospitalière (non disponibles).  
 

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Dernières données disponibles
 
 
Interpellations par produit


Source : OCTRIS, INSEE
* Taux pour 100 000
 
 

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Adresses utiles
 
     
 
  Tempo
Lieu d’accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages et traitements de substitution, centre de post-cure et gestion de famille d’accueil.
4, rue Ampère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-40-17-70 – Fax : 04-75-40-12-55
e-mail : contact@tempo.asso.fr
site : http://www.tempo.asso.fr

Centre d’Information et de Ressources sur la Drogue et les Dépendances (C.I.R.D.D.)
(information, documentation, organisation d’échanges et de formations)
Locaux A.D.E.S.
36 bis rue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-49-00 – Fax : 04-75-78-49-05
e-mail : ades.26@wanadoo.fr

Point Relais Oxygène
(lieu d’écoute, de parole et de dialogue adolescents, parents, professionnels)
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54

Maison d’accueil Le Gué
(centre de soins avec hébergement)
Le vieux village
26160 POET-LAVAL
Tél. : 04-75-46-21-67

L’Escale
(logement, santé, insertion par l’économique, parcours et formation)
114, rue de la forêt
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-86-13-13 – Fax : 04-75-43-23-99
E-mail : escale@infonie.fr

Fil Santé Jeunes
de 8h à 00 h appels anonymes et gratuits
Tél. : 0-800-235-236

Drogues Alcool Tabac Info Service
Cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne, alcool, tabac…
7 jours sur 7 24 heures sur 24 appels anonymes et gratuits
Tél. : 113

Site Internet
: http://www.drogues.gouv.fr
des informations en ligne pour tous et pour les professionnels sur les drogues et les dépendances, ainsi qu’une rubrique questions-réponses

Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (O.F.D.T.)
105, rue Lafayette
75010 PARIS
Tél. : 01-53-20-16-16 – Fax : 01-53-20-16-00

Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (M.I.L.D.T.)
7, rue St Georges
75009 PARIS
Tél. : 01-44-63-20-50 – Fax : 01-44-63-21-00
e-mail : danielle.million@mildt.premier-ministre.gouv.fr
 
 

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