FICHE SANTÉ
réactualisée en 2000 par l'Observatoire Régional
de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène
Sociale et la participation des partenaires
de santé publique de la Drôme.
La connaissance de la toxicomanie est rendue difficile
par lillégalité de la plupart des produits consommés.
Les données disponibles régulièrement concernent
lactivité des services sanitaires et sociaux, mais aussi
des services de police et des douanes. Bien que les définitions
soient différentes dune source de données à
lautre, laugmentation des effectifs comptabilisés dans
les deux cas est continue. Ainsi, entre 1987 et 1995, le nombre de toxicomanes
pris en charge (en novembre) dans les services sanitaires et sociaux a
augmenté de 124% (de 12 500 à 28 000). Pendant cette période,
le nombre de personnes interpellées pour usage ou usage-revente
de stupéfiants a augmenté de 142% (de 34 500 à 83
500).
La toxicomanie reste un phénomène qui concerne les jeunes
adultes : 83% des prises en charge sanitaires et sociales concernent des
personnes de 18 à 34 ans. Les femmes sont très minoritaires
: elles ne représentent que 10% des personnes interpellées
et 25% des personnes prises en charge. Le cannabis est à lorigine
du plus grand nombre dinterpellations pour usage (67%), alors que
lhéroïne occupe le premier rang des produits principaux
de dépendance des toxicomanes pris en charge (47%). La polytoxicomanie
est très fréquente et de nombreux autres produits sont en
général consommés.
La morbidité infectieuse nest pas toujours connue : 23% des
toxicomanes pris en charge étaient infectés par le VIH en
novembre 1995 (parmi les 70% de sujets au statut sérologique connu),
49% par lhépatite C (parmi 58%).
En 1997, lOffice Central de Répression du Trafic Illicite
de Stupéfiants (OCRTIS) a recensé 228 décès
par surdose, chiffre vraisemblablement sous-estimé, mais en forte
diminution depuis 3 ans.
En 1995, une importante évolution du système de soins a
été décidée avec la possibilité pour
tout centre daccueil et de soins pour toxicomanes (CAST) de prescrire
et délivrer de la méthadone si ses moyens en personnel le
lui permettent. Les prescriptions peuvent, sous certaines conditions,être
relayées par les médecins de ville qui peuvent aussi directement
prescrire un autre produit de substitution, la buprénorphine.
187 toxicomanes pris en
charge par les établissements sanitaires et sociaux en novembre
1997, et 500 personnes interpellées pour usage et usage-revente
de stupéfiants en 1998.
Entre 1996 et 1998, la
consommation de matériels stériles (Stéribox)
et de produits de substitution (essentiellement Subutex) a nettement
progressé, témoin de l'augmentation de la prise en
charge des toxicomanes par la médecine libérale.
92% des interpellations
effectuées en 1998 concernaient le cannabis, et 6% lhéroïne.
Indicateurs
Un taux important de toxicomanes
pris en charge dans les établissements sociaux et hospitaliers
En novembre 1997, le nombre de toxicomanes pris
en charge dans la Drôme sélève à 187
(principalement dans les centres spécialisés, les établissements
sociaux et les hôpitaux). Ce nombre correspond à un taux
de prise en charge de 43 pour 100 000 habitants, taux supérieur
à celui de Rhône-Alpes (41) mais inférieur à
celui de la France (48).
Le nombre de personnes interpellées en 1998 dans la Drôme
pour usage et usage-revente de stupéfiants est de 500, soit un
taux de 115 pour 100 000 habitants, inférieur au taux national
(145) et régional (125).
Ces taux doivent être comparés avec prudence puisque les
toxicomanes ainsi que les usagers interpellés ne sont pas tous
résidents du département ou de la région.
Taux
de prise en charge des toxicomanes en novembre 1997 et taux d'interpellation
pour
usage-revente de stupéfiants en 1998
(taux pour 100 000 personnes)
Sources : OCRTIS, DRASS-DREES,
INSEE
Le dispositif
spécialisé dans la Drôme
Prévention des conduites et consommations à risque
- Centre dInformation et de Ressources sur la Drogue et les
Dépendances (CIRDD) à Valence, dont les missions sont
linformation, la documentation, lorganisation déchanges
et de formations
- Permanences daccueil, découte et de dialogue
(adolescents, parents, professionnels) :
. Point relais OXYGENE à Valence
. La PARENTHESE à Romans
Prise en charge médico-psycho-sociale
- Association TEMPO, qui prend en charge accueil, soins et conseils
à lentourage, sevrages et traitements de substitution,
et qui est aussi centre de post-cure et gère des familles
daccueil
- Autres associations participant aux soins et à lhébergement
:
. Le Gué à Poët-Laval
. LEscale à Valence
Une prise en charge diversifiée
La prise en charge des toxicomanes est assurée par les médecins
libéraux et les établissements sanitaires et
sociaux. En novembre 1997, 61% des toxicomanes pris en charge en établissements
sont accueillis par les centres
spécialisés (centres daccueil, centres de traitement
et centres de post-cure). Les établissements hospitaliers accueillent
pour leur part 14% des toxicomanes.
Les centres dhébergement et de réadaptation sociale
(CHRS) sont également très présents auprès
de ce public. Ils ont accueilli dans la Drôme 24% des toxicomanes
pris en charge en novembre 1997. Cette proportion est la plus élevée
des départements rhônalpins.
Il faut noter que lenquête de novembre ne prend pas en compte
les toxicomanes pris en charge dans les services de long et moyen séjour,
les urgences, les cliniques générales et les structures
carcérales.
Répartition
des toxicomanes pris en charge dans la Drôme
en novembre 1997 selon le type de structure
Source : DRASS-DREES
77% des toxicomanes pris en
charge dans les établissements ont entre 20 et 34 ans
En novembre 1997, 77% des toxicomanes pris en charge
dans la Drôme ont de 20 à 34 ans. Depuis 1994, la structure
par âge des toxicomanes pris en charge sest beaucoup modifiée,
avec une proportion de mineurs
mutlipliée par 2,5 (2,3% des toxicomanes en 1994 et 5,9% en 1997),
et une proportion de toxicomanes de plus de 30 ans en augmentation de
19 points (46% en 1997), alors que celle des 20-29 ans (43%) a diminué
de 22 points .
Répartition
des toxicomanes pris en charge dans les établissements de la Drôme
en novembre 1997 selon l'âge
Source : DRASS-DREES
92% des interpellations concernent
le cannabis
Le produit principalement impliqué dans les
interpellations pour usage et usage-revente de stupéfiant effectuées
dans le département en 1998 était le cannabis (92,3% des
interpellations), suivi par lhéroïne (5,8%), la cocaïne
(0,5%) et lecstasy (0,5%), qui a donné lieu à des
interpellations pour la première fois en 1997. Cette répartition
est proche de celle observée sur lensemble de la France.
On constate une augmentation constante du taux dinterpellations
entre 1996 et 1998 (de 375 à 431).
Toutefois, il sagit de statistiques dactivité des
services de police et de douane, reflétant imparfaitement lévolution
de la consommation réelle de produits stupéfiants.
Taux
dinterpellations pour usage et usage-revente de stupéfiants
par produits *
Sources : OCRTIS, INSEE (estimations)
(*) Taux dinterpellations pour 100 000 personnes
Une nette augmentation de la
vente de matériels dinjection stérile et de
produits de substitution entre 1996 et 1998
Les données du système dinformation
SIAMOIS (cf encadré plus haut) permettent de connaître
les ventes en officines pharmaceutiques du matériel dinjection
stérile (Stéribox) et des médicaments de substitution
(Subutex et Méthadone prescrite en ville).
Dans la Drôme, le nombre de Stéribox vendus en 1998 sélève
à 1 648 pour 10 000 habitants de 20 à 39 ans. Ce taux,
supérieur aux moyennes nationale (1 587) et régionale
(1 158), a été multiplié par deux entre 1996 et
1998.
Le Subutex vendu en officine au cours de lannée a également
connu une forte augmentation, passant de 413 à 1 459 équivalents
boîte de 10 mg pour 10 000 personnes de 20-39 ans (1 275 au niveau
national).
Vente
de matériel dinjection stérile et de produits de substitution
Source : InVS - SIAMOIS
(1) Nombre de kits (*)
(2) Nombre équivalent boîtes de 10 mg (*)
(3) Nombre équivalent flacons de 60 mg (*)
(*) pour 10 000 personnes de 20 à 39 ans
Les données sur la méthadone
ne comprennent pas les données de prescription hospitalière
(non disponibles).
Tempo
Lieu daccueil, soins et conseils à lentourage,
sevrages et traitements de substitution, centre de post-cure et
gestion de famille daccueil.
4, rue Ampère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-40-17-70 Fax : 04-75-40-12-55
e-mail : contact@tempo.asso.fr
site : http://www.tempo.asso.fr
Centre dInformation et de Ressources sur la Drogue et les
Dépendances (C.I.R.D.D.)
(information, documentation, organisation déchanges
et de formations)
Locaux A.D.E.S.
36 bis rue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-49-00 Fax : 04-75-78-49-05
e-mail : ades.26@wanadoo.fr
Point Relais Oxygène
(lieu découte, de parole et de dialogue adolescents,
parents, professionnels)
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54
Maison daccueil Le Gué
(centre de soins avec hébergement)
Le vieux village
26160 POET-LAVAL
Tél. : 04-75-46-21-67
LEscale
(logement, santé, insertion par léconomique,
parcours et formation)
114, rue de la forêt
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-86-13-13 Fax : 04-75-43-23-99
E-mail : escale@infonie.fr
Fil Santé Jeunes
de 8h à 00 h appels anonymes et gratuits
Tél. : 0-800-235-236
Drogues Alcool Tabac Info Service
Cannabis, cocaïne, ecstasy, héroïne, alcool, tabac
7 jours sur 7 24 heures sur 24 appels anonymes et gratuits
Tél. : 113
Site Internet : http://www.drogues.gouv.fr
des informations en ligne pour tous et pour les professionnels sur
les drogues et les dépendances, ainsi quune rubrique
questions-réponses
Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies
(O.F.D.T.)
105, rue Lafayette
75010 PARIS
Tél. : 01-53-20-16-16 Fax : 01-53-20-16-00
Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et
la Toxicomanie (M.I.L.D.T.)
7, rue St Georges
75009 PARIS
Tél. : 01-44-63-20-50 Fax : 01-44-63-21-00
e-mail : danielle.million@mildt.premier-ministre.gouv.fr