| Le contexte national
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En 2002, en population générale, le cannabis est la drogue illicite
de loin la plus consommée : parmi les 15-75 ans, plus d’un
français sur 5 (21,7%) en a pris au moins une fois dans sa vie.
Environ deux fois plus élevés chez les hommes que chez les
femmes, ces taux d’expérimentation dépendent étroitement de
l’âge : 4 sur 10 ont essayé chez les 15-34 ans contre 1 sur
10 chez les 35-75 ans.
La consommation simultanée de plusieurs substances
(poly-consommation) se développe ainsi que les modes de
consommation dits « de fête » associés à l’usage des stimulants
(cocaïne, amphétamines, ecstasy), des hallucinogènes (LSD,
champignons) et du cannabis qui s’ajoute à la consommation plus
traditionnelle d’alcool.
Les toxicomanes, en raison de leurs pratiques d’injections sont
particulièrement confrontés au VIH et aux hépatites mais également
à d’autres infections, aux accidents et autres morts violentes
dont les suicides. L’enquête de novembre 2003 estime la
prévalence de la séropositivité au VIH chez les toxicomanes
utilisant la voie intraveineuse (UDVI) à 14,8%. La contamination
par le VHC (hépatite C) concernerait elle 58,8% des UDVI.
La politique française de lutte contre la toxicomanie présente
un double aspect : réprimer le trafic et l’usage des stupéfiants
et proposer une alternative thérapeutique aux toxicomanes en
assurant l’anonymat et la gratuité des soins dans les Centres de
Soins Spécialisés pour Toxicomanes (CSST). En 2002, le nombre
de patients recensés dans ces structures est de 62 304 soit
une hausse de +45% par rapport à 1998.
En raison de l’impact dévastateur de l’infection par le VIH,
les pouvoirs publics ont pris des mesures pour réduire les
pratiques à risque associées à l’injection de drogue : mise en
vente libre de seringues dans les pharmacies, vente en pharmacie
de trousses de prévention (Stéribox®), mise en place de
Programmes d’Echange de Seringues (PES), de programmes de
traitements de substitution par la méthadone dans les CSST,
mise sur le marché d’un autre produit de substitution aux
opiacés : la buprénorphine haut dosage (Subutex®). En 2002,
79 557 usagers d’opiacés bénéficiaient d’un traitement de
substitution : le nombre de personnes traitées par la
méthadone est de 13 500, le reste bénéficiant d’un
traitement à la buprénorphine. Cependant, l’usage de
buprénorphine est fréquemment détourné des protocoles médico-sociaux
(mésusage, vente sur le marché noir, initiation de la toxicomanie par ce
produit…).
L’éventail thérapeutique dans la prise en charge des toxicomanes s’est donc
diversifié au cours des dernières années. Cependant, le recul n’est pas encore
suffisant, des travaux d’évaluation manquent pour apprécier la qualité du suivi
des personnes sous Subutex®, l’impact du traitement dans la vie des individus
et les effets néfastes de la poly-consommation.
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| La situation dans la Drôme
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Faits marquants
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Plus de 1000 personnes sous traitement de substitution à la buprénorphine (Subutex) dans la Drôme en 2004.
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236 toxicomanes pris en charge dans les établissements et centres spécialisés de la Drôme en novembre 2003.
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Entre 2001 et 2003, la consommation de matériels stériles (Stéribox) et de buprénorphine est nettement supérieure à celle de la région et de la France, contrairement à celle de la méthadone.
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709 personnes interpellées pour usage et usage-revente de stupéfiants en 2004.
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Indicateurs
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Une vente de matériels d’injection stérile et de produits de substitution supérieure aux niveaux régional et national
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Les statistiques de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de Valence
dénombrent en 2004, pour le régime général, 1 073 bénéficiaires d’une prescription
de Subutex dans le département de la Drôme.
Les données de l’Institut de veille sanitaire permettent de connaître les ventes
en officines pharmaceutiques du matériel d’injection stérile (Stéribox) et des
médicaments de substitution (Subutex et méthadone) prescrits en ville.
Dans la Drôme, le nombre de Stéribox vendus en 2003 s’élève à 2 166 kits pour
10 000 habitants de 20 à 39 ans. Ce taux est supérieur aux moyennes nationale
(1 377) et régionale (1 618). Le Subutex vendu en officine a connu une augmentation
entre 2001 et 2003, passant de 2 466 à 2 990 boîtes de 10 mg pour 10 000 personnes
de 20-39 ans (1 614 en Rhône-Alpes et 2 152 au niveau national). Par contre, la vente
de méthadone dans la Drôme a également augmenté, mais le taux est inférieur à ceux
de la région et de la France.
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| Vente de matériel d’injection stérile et de produits de substitution
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Sources : Invs, INSEE Exploitation ORS
(1) Nombre de kits (*)
(2) Nombre équivalent boîtes de 10 mg (*)
(3) Nombre équivalent flacons de 60 mg (*)
(*) pour 10 000 personnes de 20 à 39 ans
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Les drogues illicites comprennent les produits stupéfiants (héroïne,
cocaïne, crack, cannabis) ainsi que certains produits détournés de leur
usage normal (colle, solvants, champignons hallucinogènes, médicaments, etc).
La toxicomanie se définit comme un « usage à problèmes » de drogue. Ce concept
renvoie aux notions de « dépendance » (désir compulsif de produit, difficulté
du contrôle de la consommation, place centrale prise par le produit dans la vie
du consommateur) et « d’usage nocif » (consommation qui implique des dommages
sanitaires et sociaux).
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Un taux relativement faible de toxicomanes pris en charge dans la Drôme.
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En novembre 2003, le nombre de toxicomanes pris en charge dans
la Drôme s’élève à 236 (principalement dans les centres
spécialisés, les établissements sociaux et les hôpitaux).
Ce nombre correspond à un taux de prise en charge de 52 pour
100 000 habitants, taux inférieur à celui de Rhône-Alpes (55)
et de la France (59). Par rapport à l’enquête de novembre 1997,
le nombre de prises en charge a augmenté de 20%
En 2004, le nombre d’interpellations dans la Drôme pour usage et
usage-revente de stupéfiants est de 709, soit un taux de 155 pour
100 000 habitants, taux inférieur au taux national (184) et régional
(177).
Ces taux doivent être comparés avec prudence puisque les toxicomanes
ainsi que les usagers interpellés ne sont pas tous résidents du
département ou de la région.
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Sources : OCTRIS, DRASS-DREES, INSEE Exploitation ORS
* Taux pour 100 000 personnes
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Une prise en charge diversifiée
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La prise en charge des toxicomanes est assurée par les médecins
libéraux et les établissements sanitaires et sociaux. En novembre
2003, 68% des toxicomanes pris en charge en établissements dans
la Drôme sont accueillis par les centres spécialisés (centres
d’accueil, centres de traitement et centres de post-cure). Les
établissements hospitaliers accueillent pour leur part 13% des
toxicomanes. Les centres d’hébergement et de réadaptation sociale
(CHRS) sont également très présents auprès de ce public. Ils ont
accueilli 19% des toxicomanes pris en charge. Cette proportion
est la 2ème plus élevée des départements rhônalpins après
l’Ardèche.
Dans la Drôme, 18 toxicomanes pris en charge ont moins de 20 ans
(soit 8% des patients), 147 ont entre 20 à 34 ans (62% des
patients), 71 ont plus de 35 ans (30%). Cette structure par âge
s’est modifiée dans le temps : la part des moins de 20 ans a
baissé de 3 points entre 1997 et 2003, celle des 35 ans et plus
a augmenté de 18 points (187 patients étaient pris en charge en
1997 contre 236 en 2003).
Il faut noter que l’enquête de novembre ne prend pas en compte
les toxicomanes pris en charge dans les services de long et moyen
séjour, les urgences, les cliniques générales et les structures
carcérales.
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| Répartition des toxicomanes pris en charge dans la Drôme en novembre 2003 selon le type de structure
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Sources : DRASS, DRESS Exploitation ORS
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| Répartition des toxicomanes pris en charge dans les établissements de la Drôme en novembre 2003 selon l'âge
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Sources : DRASS, DRESS Exploitation ORS
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92% des interpellations pour usage simple concernent le cannabis.
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Le produit principalement impliqué dans les interpellations pour usage simple
de stupéfiant effectuées dans la Drôme entre 2002 et 2004 est le cannabis
(91,7% des cas), suivi par l’héroïne (5,7%), la cocaïne (0,8%) et l’ecstasy (0,5%)
qui a donné lieu à des interpellations pour la première fois en 1997. Cette
répartition est proche de celle observée en France.
On constate une forte augmentation du taux d’interpellations en 2003. Toutefois,
il s’agit de statistiques d’activité des services de police et de douane,
reflétant imparfaitement l’évolution de la consommation réelle de produits
stupéfiants.
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Taux d’interpellations pour usage simple de stupéfiants par produits *
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Sources : OCRTIS, INSEE (estimations) Exploitation ORS
(*) Taux d’interpellations pour 100 000 personnes
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Le dispositif spécialisé dans la Drôme
Prévention des conduites et consommations à risque
- Association Drômoise d’Education à la Santé (ADES) à Valence
: les missions sont le soutien aux acteurs drômois dans la
mise en place d'actions en éducation pour la santé et en
prévention des conduites à risques, formations, information,
documentation.
- Permanences d’accueil, d’écoute et de dialogue
(adolescents, parents, professionnels) :
. Point relais OXYGENE à Valence
. La PARENTHESE à Romans
Prise en charge médico-psycho-sociale
- Association TEMPO, qui prend en charge accueil, soins et
conseils à l’entourage, sevrages et traitements de
substitution, et qui est aussi centre de post-cure et gère
des familles d’accueil
- Autres associations participant aux soins et à l’hébergement :
. Le Gué à Poët-Laval
. L’Escale à Valence
- Services d’addictologie des hôpitaux : Valence, Montélimar, Die...
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| Adresses utiles
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Consultations Jeunes Consommateurs
Accueil des jeunes et/ou de leur entourage
Valence – Romans - Montélimar
Pour tout renseignement
Tél. : 04-75-82-99-60 (A.N.P.A.A. Comité 26)
Tél. : 04-75-40-17-70 (Tempo)
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Tempo
Lieu d’accueil, soins et conseils à l’entourage, sevrages
et traitements de substitution, centre de post-cure et
gestion de famille d’accueil.
4, rue Ampère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-40-17-70 – Fax : 04-75-40-12-55
e-mail : contact@tempo.asso.fr
site : http://www.tempo.asso.fr
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Drogues Info Service
Tél. : 0 800-23-13-13 (7 jours sur 7 Appel gratuit depuis un poste fixe)
Tél. : 01-70-23-13-13 (pour les portables : coût d’une communication ordinaire)
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Point Relais Oxygène
(lieu d’écoute, de parole et de dialogue adolescents, parents, professionnels)
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54
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Maison d’accueil Le Gué
(centre de soins avec hébergement)
Le vieux village
26160 POET-LAVAL
Tél. : 04-75-46-21-67
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L’Escale
(logement, santé, insertion par l’économique, parcours et formation)
114, rue de la forêt
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-86-13-13 – Fax : 04-75-43-23-99
E-mail : escale@infonie.fr
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Fil Santé Jeunes
de 8h à 00 h appels anonymes et gratuits
Tél. : 0-800-235-236
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Ecoute Cannabis
Tél. : 0 811-91-20-20 (7 jours sur 7 Coût d’une communication locale depuis un poste fixe)
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Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies (O.F.D.T.)
105, rue Lafayette
75010 PARIS
Tél. : 01-53-20-16-16 – Fax : 01-53-20-16-00
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Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (M.I.L.D.T.)
7, rue St Georges
75009 PARIS
Tél. : 01-44-63-20-50 – Fax : 01-44-63-21-00
Site Internet : http://www.drogues.gouv.fr
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