| Le contexte national
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Le suicide constitue un réel problème de santé publique,
tant par les pertes en vie humaine qu’il provoque que par les problèmes
psychologiques et sociaux dont il témoigne. Prévenir le suicide est
l’une des dix priorités arrêtées par la Conférence
Nationale de Santé de 1996 et l’une de celles retenues par les
conférences régionales de santé dans 16 régions.
En termes de mortalité, 10 500 personnes sont décédées par
suicide en moyenne chaque année pendant la période 1998-2000, ce qui
représente environ 2% de la mortalité générale. Les
études sur ce sujet s’accordent pour dire que ce nombre est sous-estimé
de 20%. En effet, le suicide reste un sujet tabou, la condamnation des Eglises, les
problème d’assurances, et aussi le souci de ménager la douleur de
l’entourage, peuvent en partie expliquer cette sous-estimation. D’autre part, cette
sous-estimation peut également provenir parfois d’un manque d’information sur
les décès examinés par les Instituts médico-légaux.
Une étude de l’INSERM et de l’Institut médico-légal de Paris
menée en 1990 évalue à plus de 30% la sous-estimation du nombre
de suicides chez les parisiens de 15-44 ans.
Après une période d’augmentation au début des années 1990,
le nombre de décès par suicide a régressé, passant de
12 251 en 1993 à 10 800 en 2000. Depuis 1983, on enregistre plus de
décès par suicide que par accidents de la circulation.
Selon les statistiques Eurostat, la France se situe dans l’espace européen parmi
les pays qui présentent les taux de mortalité les plus élevés
par suicide. En 1998, elle se situe au 5e rang pour les hommes (derrière la
Finlande, la Belgique, l’Autriche et la Suisse) comme pour les femmes (derrière
la Belgique, la Finlande, le Danemark et la Suisse).
En ce qui concerne les tentatives de suicide, celles-ci ne sont pas
systématiquement recensées. Les derniers résultats de
l’Enquête nationale en milieu scolaire (ESPAD 99) montrent que 9% des 14-19
ans ont fait une tentative de suicide au cours de leur vie contre 7% en 1993.
Cette hausse est surtout du fait des jeunes filles. Parmi les jeunes suicidants,
un sur quatre est hospitalisé (dont 83% sont admis en urgence et 17% qui
quittent l’hôpital dans les 12 heures) L’enquête de morbidité
hospitalière du ministère chargé de la santé permet, en
1993, d’estimer à 164 000 le nombre de séjours effectués
dans les hôpitaux publics et privés pour une tentative de suicide. .
De nombreuses initiatives ont vu le jour depuis quelques années pour mettre la
prévention du suicide au premier plan des priorités de santé
publique. Depuis 1997, une journée nationale pour la prévention du
suicide, mobilisant l’ensemble des acteurs concernés, est organisée
chaque année. L’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation
en santé (ANAES) a établi des recommandations portant sur l’accueil
aux urgences hospitalières des jeunes suicidants, la réponse
hospitalière et le projet de sortie. Ces mesures nationales s’accompagnent
de nombreuses initiatives régionales. Dans onze régions, dont
Rhône-Alpes, des programmes régionaux de santé ont
été mis en place pour apporter des réponses concrètes
à la prévention du suicide et à la prise en charge des suicidants.
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| La situation dans la Drôme
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Faits marquants
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La mortalité par suicide des drômois en 1998-2000 est supérieure à celle de la région.
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La mortalité par suicide est une cause importante de décès chez les jeunes drômois : elle représente 24% des décès masculins entre 15 et 34 ans et 13% des décès féminins entre 1998 et 2000.
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Sur les 84 décès annuels sur la période 1998-2000 près de la moitié (39) ont lieu chez les personnes âgées de 35 à 54 ans.
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Indicateurs
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Une mortalité par suicide supérieure à celle de la région en 1998-2000
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Entre 1998 et 2000, 84 drômois par an sont décédés par
suicides. Ces données correspondent à un taux comparatif de 37
décès pour 100 000 hommes et 13 décès pour
100 000 femmes. La mortalité par suicides dans la Drôme chez
les hommes et chez les femmes est supérieure à celle de la
région. Sur l’ensemble des départements de Rhône-Alpes,
le taux de mortalité de la Drôme occupe le 4ème rang chez
les hommes et le 2ème chez les femmes.
Dans la Drôme, le taux de mortalité par suicides chez les hommes a
baissé au cours de la deuxième moitié de la décennie 90,
après avoir augmenté au cours de la première moitié. Chez
les femmes, il a très peu varié au cours de cette période.
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| Taux comparatifs annuels de mortalité par suicides en 1998-2000 *
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Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS
* Année centrale : 1989 est la moyennes de 1988, 1989 et
1990; 1990 est la moyenne de 1989, 1990 et 1991….
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| Evolution des taux comparatifs annuels de mortalité par suicides entre 1989 et 1999
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Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS
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Le taux comparatif de mortalité, ou taux standardisé
direct, est défini comme le taux que l’on observerait dans le
département si celui-ci avait la même structure par
âge que la population de référence (ici la
population française au recensement de 1999, les deux sexes
confondus).
Les taux comparatifs éliminent les effets de structure par
âge et autorisent les comparaisons entre deux périodes,
deux sexes et entre territoires différents.
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Une cause importante de mortalité chez les jeunes adultes
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La part du suicide dans la mortalité générale varie fortement
avec l’âge.
Chez les hommes, le suicide représente 3% de l’ensemble des décès
tous âges confondus. La part des décès par suicide est la plus
élevée entre 15 et 34 ans (24% des décès), classe
d’âge pour laquelle les suicides représentent la première
grande cause de mortalité avant les accidents de la circulation. La part
des suicides est nettement moins élevée entre 45 et 54 ans (9%) et
descend à 1% à partir de 65 ans.
Par rapport à la France, la part des suicides dans la mortalité
générale dans la Drôme est supérieure pour toutes les
classes d’âge avant 55 ans.
Chez les femmes, le suicide représente 1,3% de l’ensemble des décès
tous âges confondus. La proportion de suicides sur l’ensemble des
décès se distribue de manière similaire à celle
des hommes selon les classes d’âge : de 13% des décès pour
les 15-34 ans, elle descend au delà de 65 ans.
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| Nombre annuel de décès par suicides et part (en %) dans l’ensemble des décès par tranche d’âge en 1998-2000
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Sources : INSERM CépiDc, INSEE Exploitation ORS
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Les taux masculins de mortalité dans la Drôme supérieurs à ceux de la France avant 55 ans
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Les taux de mortalité masculine par suicide sont les plus
élevés entre 35 et 54 ans, mais aussi chez les 65 ans et plus.
Par rapport à la France, les taux sont supérieurs dans la
Drôme avant 55 ans et inférieurs au delà de 55 ans.
Les taux de mortalité féminine par suicide sont les plus
élevés entre 45 et 54 ans, et chez les 65 ans et plus.
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| Taux de mortalité par suicide par tranche d’âge en 1998-2000 (Taux pour 100 000)
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Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM Exploitation ORS
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Le suicide représente 13% des années de vie perdues avant 65 ans chez les hommes et 8% chez les femmes
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Du fait de l’âge auquel les décès par suicide surviennent,
cette cause de décès est plus importante en termes d’années
potentielles de vie perdue (cf encadré). Le suicide totalise en effet 13%
des années de vie perdue avant l’âge de 65 ans chez les hommes et 8%
chez les femmes. Le pourcentage s’est stabilisé autour de ces chiffres à
partir de 1996, après avoir subi une augmentation régulière au
cours de la première moitié des années 90, traduisant pendant
cette période à la fois une augmentation des suicides chez les personnes
jeunes et une diminution de la mortalité prématurée pour toutes
les autres causes (y compris les accidents de la circulation).
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Part (en %) des années potentielles de vies perdues (APVP) des principales causes de décès
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Sources : CNAMTS, CCMSA, CANAM Exploitation ORS
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Les années potentielles de vie perdues (APVP) représentent le
nombre d’années qu’un sujet mort prématurément n’a pas
vécu avant un âge limite (ici 65 ans). Les décès
infantiles, dus à des causes spécifiques et présentant
une étiologie différente des décès aux âges
supérieurs, sont exclus du calcul. Les APVP sont présentées
ici en pourcentage par cause de décès : ainsi, en France, 10%
des APVP sont dues au suicide chez les hommes.
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| Adresses utiles
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Fil Santé Jeunes
de 8h à 00 h appels anonymes et gratuits
Tél. : 0-800-235-236
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Croix-Rouge Ecoute
Tél. : 0-800-858-858
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Point Relais Oxygène
lieu d’écoute, de parole et de dialogue adolescents, parents, professionnels
13, rue Jonchère
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-42-05-54
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La Parenthèse
Lieu d’écoute pour parents et adolescents
Service Communal d’Hygiène et de Santé de Romans (S.C.H.S.)
Espace Santé
42, rue Palestro B.P. 321
26107 ROMANS-SUR-ISERE
Tél. : 04-75-70-82-66 – Fax : 04-75-70-82-72
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Association Drômoise d’Education pour la Santé (A.D.E.S.)
Coordinatrice départementale du dispositif de prévention
36, bis rue de Biberach
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-78-49-02 – Fax : 04-75-78-49-05
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Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales Rhône-Alpes (D.R.A.S.S.)
Inspection Régionale de la Santé (I.R.S.)
Coordinateur du Programme Régional de Santé Suicide (P.R.S. Suicide)
107, rue Servient
69418 LYON CEDEX 3
Tél. : 04-72-34-31-32
Site : http://www.rhone-alpes.sante.gouv.fr
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Croix Rouge Ecoute
Tél. : 0-800-858-858 (appel gratuit d’un poste fixe)
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Autour du Deuil
Association pour l'accompagnement des familles endeuillées
11, allée René Cassin
26000 VALENCE
Tél. : 06-87-46-97-31
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Jonathan Pierres Vivantes
3, impasse du Château
26200 MONTELIMAR
Tél. : 04-75-01-27-68
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Union Nationale pour la Prévention des Suicides
site : http://www.unps-2002.org
site : http://www.infosuicide.org
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