| Le contexte national
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Depuis les années 1970, la pollution atmosphérique a connu
une évolution radicale. Les mesures de contrôle et
l’évolution des modes de production ont permis une
réduction des émissions de polluants type dioxyde de
souffre produits par les chauffages, les industries... Ce sont les
émissions du trafic routier qui sont actuellement au premier
plan (oxydes d’azote, particules fines) et l’ozone. Les pointes
hivernales de pollution acido-particulaires ont laissé place
à des pollutions plus complexes (composés oxydants,
particules fines, hydrocarbures). Au cours des dix dernières
années, grâce aux progrès de mesure de la
qualité de l’air et des méthodes statistiques, les
connaissances sur les impacts de la pollution ont augmenté. Des
études montrent qu’il existe un impact significatif des polluants
sur la santé, en particulier sur l’espérance de vie qui
tend à diminuer. Même si les risques sont faibles,
l’importance de la population touchée et le caractère
ubiquitaire de la pollution atmosphérique font de cette
dernière un enjeu de santé publique. Garantir une air de
bonne qualité fait partie des priorités du Plan National
Santé Environnement 2004-2008 : actions sur les transports
(réduction de émissions de particules diesel par les
sources mobiles), sur les industries (réduire les
émissions toxiques), sur l’air du milieu de vie qu’il ne faut
pas négliger (tabac, matériaux de construction,
cuisinière à gaz…) et sur celui des locaux à usage
professionnel. Il ne s’agit donc pas d’agir uniquement sur les pics mais
sur la pollution de fond afin de diminuer le nombre de décès « évitables ».
Le droit de chacun "à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé"
est désormais reconnu par la loi du 30.12.1996 sur
l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie. Ses
objectifs consistent à prévenir, surveiller,
réduire ou supprimer les pollutions
atmosphériques et à préserver la
qualité de l'air. Le dispositif de surveillance de la
qualité de l'air couvre aujourd’hui l'ensemble du
territoire national. Il est confié localement à
des organismes associatifs agréés (loi 1901). La
loi prévoit une information du public concernant le
dépassement des seuils d’alerte et la mise en place d’
actions (réduction du trafic, gratuité des
transports en commun). En dehors de ces situations,
l’information est assurée au quotidien par l’indice
ATMO, construit à partir des mesures du dioxyde de
soufre, dioxyde d'azote, ozone et poussières ; à
1, l’air est d’excellente qualité, à 10 elle est
très mauvaise. D'autre part, des plans régionaux
pour la qualité de l'air (PRQA) doivent être
élaborés dans chaque région. Ils fixent
des orientations permettant d’améliorer la
qualité de l’air et de mieux connaître les
impacts de la pollution atmosphérique. Ils sont
renforcés par un plan de protection de
l'atmosphère élaboré dans toutes les
agglomérations de plus de 250 000 habitants ainsi
qu’un plan de déplacements urbains dans les
agglomérations de plus de 100 000 habitants.
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| La situation dans la Drôme
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Faits marquants
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Quatre sites de surveillance de la qualité de l’air sont installés dans la Drôme.
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La Drôme contribue à la pollution atmosphérique en ce qui concerne l’ozone.
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La Drôme fait partie des départements français les plus touchés par le pollen d’ambroisie.
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Indicateurs
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Quatre sites de surveillance de la qualité de l’air mise en place par l’ASQUADRA dans la Drôme depuis 2000
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L’ASQUADRA (Association de Surveillance de la Qualité de l’Air en Drôme
et Ardèche) est créée depuis 1997. C’est la dernière
à avoir vu le jour en Rhône-Alpes (1981 pour
COPARLY dans le Rhône). Depuis 2000, 5 stations fixes de mesure de
polluants ont été mises en place : 3 à Valence, 1 à
Dieulefit et 1 à Annonay. Elle possède également une station
mobile qui lui permet d’aller sonder de nombreux sites.
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| Réseaux de surveillance de la qualité de l’air en Rhône-Alpes
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Les polluants de l’air et leurs effets sur la
santé.
Le dioxyde de soufre (SO2) est un gaz irritant,
émis par la combustion de produits
souffrés (fuel, charbon, gazole…). Les sources
sont les transports routiers, les systèmes de
chauffage et les industries. Il crée une
gène respiratoire chez les personnes sensibles.
Les oxydes d'azote (NOx) sont émis par des
combustions à haute température,
notamment les moteurs automobiles. Le NO2 est irritant
et pénètre dans les plus fines
ramifications des voies respiratoires et accroît
la sensibilité des bronches aux infections.
L'ozone (O3) se forme dans l'atmosphère sous
l'effet du soleil par des réactions chimiques
complexes à partir des hydrocarbures et des
oxydes d'azote émis par le trafic routier (il
n’est donc pas émis directement par le trafic),
il est agressif pour la respiration et les yeux. Le
monoxyde de carbone (CO), polluant d'origine
essentiellement automobile, est un gaz incolore,
inodore, non irritant, qui se fixe à la place
de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang,
provoquant un manque d'oxygénation des organes
(cerveau, coeur...). Les hydrocarbures et les autres
composés organiques volatils sont libérés
par évaporation ou formés lors de la combustion,
notamment des carburants ; leurs effets sur la santé vont
d'une gêne olfactive à une irritation et une diminution
de la fonction respiratoire, certains (benzène) ayant des effets
cancérogènes. Les poussières émises par le
trafic et les industries irritent les voies respiratoires ; certaines
d’entre elles sont cancérogènes.
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Des niveaux importants d’ozone
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Quatre stations fonctionnent dans la Drôme ; 3 à Valence
(Trafic au bord de l’autoroute, au centre, au sud en périurbain)
et une à Dieulefit (rural sud). L’ozone reste très présent
(seuil d’information : 180µg/m3). Il est naturellement plus important en
zone rurale, contrairement aux autres polluants. Ceci est du à ses
conditions de formations et de dégradation. Les mesures de NO2 prises le
long de l’autoroute sont directement liées au trafic, les 3 autres zones
de mesure sont inférieures à la limite annuelle (40µg/m3).
Les valeurs réglementaires concernant les poussières sont largement
respectées (40µg/m3), on retrouve toujours une pollution plus importante
en zone de transport. |
| Valeurs limites annuelles des mesures de NO2 et de poussières et moyenne horaire maximale de O3 en µg/m3 pour l’année 2004
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Source : ASQUADRA
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Un département peu contributeur à la pollution atmosphérique (ozone exclu)
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La pollution atmosphérique comprend 5 thèmes : acidification et pollution
photochimique (SO2-NOx-COVNM (composés organiques non volatils)-NH3-CO), les gaz à
effet de serre (CO2-CH4-N2O…), les métaux lourds, les particules ou poussières et
les substances relatives à la contamination par les polluants organiques persistants
(dioxines, furannes, PCB…). Selon les résultats 2000 du CITEPA, les effets des
activités contribuant à cette pollution (industrie, transports, production
d’énergie…) sont assez modérés dans la Drôme. Les 3 gaz à
effet de serre se trouvent tous dans la moitié des départements les moins
pollueurs. Concernant la pollution photochimique, 2 ou 3 des composés (suivant si on
ramène à l’habitant ou à la superficie) sur les 5 font partie de cette
même moitié. Enfin, qu’il s’agisse des métaux lourds ou des substances type
dioxines, la Drôme fait pratiquement toujours partie du quart des départements les
moins pollueurs.
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| Les émissions dans l’air de substances polluantes
dans la Drôme en 2000
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Source: CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique de la Pollution
Atmosphérique)/Format départements
(*) Rang de la Drôme pour les émissions rapportée à
la population (kilogramme ou kilotonne par habitant) ou à la
superficie (kilogramme ou kilotonne par hectare) parmi les 96
départements de France métropolitaine. Le numéro 1 est
attribué au département ayant les émissions les plus
faibles.
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Un département fortement touché par le pollen d’ambroisie
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La Drôme est un des départements français les plus touchés
par l’ambroisie (plante appartenant communément aux «mauvaises herbes»),
tout comme l’Ardèche, le Rhône et l’Isère. Deux sites de surveillance
existent dans la Drôme, à Montélimar-Ancône et à Valence.
L’augmentation de la concentration atmosphérique de ce pollen au cours de l’année
est illustrée par le nombre de pollens par mètre-cube. Le taux maximum est souvent
observé au cours de la 35 ou 36ème semaine de l’année. Il est alors
responsable de rhinites allergiques et d’asthme. Le pic de 2003 est intéressant. En
effet, pendant cet été de canicule, il était tout de même de 170
pollens/m3. C’est peu par rapport aux autres années mais étonnamment grand compte
tenu des conditions climatiques ; on constate ainsi que l’ambroisie présente une bonne
adaptation au stress hydrique. Ensuite, il n’est apparu qu’à la 37ème semaine,
entraînant un décalage du risque allergique pour le patient. Pour illustrer cette
pollinisation, on peut s’intéresser à la consommation d’anti-allergiques en
Rhône-Alpes. On remarque alors un pic de printemps lié aux graminées et
aux arbres et un pic d’automne lié à l’ambroisie.
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Taux atmosphérique de pollens d'ambroisie au moment du pic sur le site de Montélimar-Ancône
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Source: Laboratoire des pollens et du microenvironnement de Valence
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Répartition du pollen d’ambroisie en France
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On remarque une colonisation importante et maximale(points rouges) pour la région Rhône-Alpes et la Drôme.
Source:www.ambroisie.info
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| Adresses utiles
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Association de Surveillance de la QUalité de
l’Air en DRôme Ardèche(A.S.Q.U.A.D.R.A)
Calcul et diffusion de l’indice atmosphérique
80, avenue Victor HUGO - 26 000 VALENCE
Tél. : 04-75-41-36-36 – Fax : 04-75-40-77-65
E mail : asquadra@atmo-rhonealpes.org
Site : http://www.atmo-rhonealpes.org/asquadra
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Groupement d’Allergologie et d’Immunologie Clinique
du Rhône Moyen (G.A.I.C.R.M.)
Site : http://www.gaicrm.org/
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Laboratoire des pollens et du microenvironnement
13, rue Farnerie
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-82-65-79
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Horloge des Pollens
Tél. : 04-75-82-65-99
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Service Communal d’Hygiène et de Santé de Valence (S.C.H.S.)
1, place Louis Le Cardonnel
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-79-22-11 – Fax : 04-75-79-22-19
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Service Communal d’Hygiène et de Santé de Romans (S.C.H.S.)
Espace Santé
42, rue Palestro B.P. 321
26107 ROMANS-SUR-ISERE
Tél. : 04-75-70-82-66 – Fax : 04-75-70-82-72
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Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.)
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1126
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-71-00 – Fax : 04-75-79-71-12
Site : http://rhone-alpes.sante.gouv.fr/missions/drome/26.htm
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Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales Rhône-Alpes
(D.R.A.S.S.)
Service Santé Environnement
107, rue Servient
69418 LYON CEDEX 3
Tél. : 04-72-34-31-32
Site : http://www.rhone-alpes.sante.gouv.fr
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Pour plus d'information, voir aussi notre page consacrée à l'ambroisie. |
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