Fiche actualisée en Juillet 2005   Consulter la version 2000

L’AIR ET LA SANTE


dans la Drôme
 
  FICHE SANTÉ réactualisée en Mai 2005 par l'Observatoire Régional de la Santé (ORS), avec le soutien du Comité d'Hygiène Sociale et la participation des partenaires de santé publique de la Drôme.
  Le contexte national
 
La situation dans la Drôme
  Adresses utiles

Le contexte national
 
Depuis les années 1970, la pollution atmosphérique a connu une évolution radicale. Les mesures de contrôle et l’évolution des modes de production ont permis une réduction des émissions de polluants type dioxyde de souffre produits par les chauffages, les industries... Ce sont les émissions du trafic routier qui sont actuellement au premier plan (oxydes d’azote, particules fines) et l’ozone. Les pointes hivernales de pollution acido-particulaires ont laissé place à des pollutions plus complexes (composés oxydants, particules fines, hydrocarbures). Au cours des dix dernières années, grâce aux progrès de mesure de la qualité de l’air et des méthodes statistiques, les connaissances sur les impacts de la pollution ont augmenté. Des études montrent qu’il existe un impact significatif des polluants sur la santé, en particulier sur l’espérance de vie qui tend à diminuer. Même si les risques sont faibles, l’importance de la population touchée et le caractère ubiquitaire de la pollution atmosphérique font de cette dernière un enjeu de santé publique. Garantir une air de bonne qualité fait partie des priorités du Plan National Santé Environnement 2004-2008 : actions sur les transports (réduction de émissions de particules diesel par les sources mobiles), sur les industries (réduire les émissions toxiques), sur l’air du milieu de vie qu’il ne faut pas négliger (tabac, matériaux de construction, cuisinière à gaz…) et sur celui des locaux à usage professionnel. Il ne s’agit donc pas d’agir uniquement sur les pics mais sur la pollution de fond afin de diminuer le nombre de décès « évitables ». Le droit de chacun "à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé" est désormais reconnu par la loi du 30.12.1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie. Ses objectifs consistent à prévenir, surveiller, réduire ou supprimer les pollutions atmosphériques et à préserver la qualité de l'air. Le dispositif de surveillance de la qualité de l'air couvre aujourd’hui l'ensemble du territoire national. Il est confié localement à des organismes associatifs agréés (loi 1901). La loi prévoit une information du public concernant le dépassement des seuils d’alerte et la mise en place d’ actions (réduction du trafic, gratuité des transports en commun). En dehors de ces situations, l’information est assurée au quotidien par l’indice ATMO, construit à partir des mesures du dioxyde de soufre, dioxyde d'azote, ozone et poussières ; à 1, l’air est d’excellente qualité, à 10 elle est très mauvaise. D'autre part, des plans régionaux pour la qualité de l'air (PRQA) doivent être élaborés dans chaque région. Ils fixent des orientations permettant d’améliorer la qualité de l’air et de mieux connaître les impacts de la pollution atmosphérique. Ils sont renforcés par un plan de protection de l'atmosphère élaboré dans toutes les agglomérations de plus de 250 000 habitants ainsi qu’un plan de déplacements urbains dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.
 
 
   
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La situation dans la Drôme
 
Faits marquants

 
  Quatre sites de surveillance de la qualité de l’air sont installés dans la Drôme.

      La Drôme contribue à la pollution atmosphérique en ce qui concerne l’ozone.

      La Drôme fait partie des départements français les plus touchés par le pollen d’ambroisie.

Indicateurs

  Quatre sites de surveillance de la qualité de l’air mise en place par l’ASQUADRA dans la Drôme depuis 2000
L’ASQUADRA (Association de Surveillance de la Qualité de l’Air en Drôme et Ardèche) est créée depuis 1997. C’est la dernière à avoir vu le jour en Rhône-Alpes (1981 pour COPARLY dans le Rhône). Depuis 2000, 5 stations fixes de mesure de polluants ont été mises en place : 3 à Valence, 1 à Dieulefit et 1 à Annonay. Elle possède également une station mobile qui lui permet d’aller sonder de nombreux sites.

Réseaux de surveillance de la qualité de l’air en Rhône-Alpes
 
 
Les polluants de l’air et leurs effets sur la santé.
Le dioxyde de soufre (SO2) est un gaz irritant, émis par la combustion de produits souffrés (fuel, charbon, gazole…). Les sources sont les transports routiers, les systèmes de chauffage et les industries. Il crée une gène respiratoire chez les personnes sensibles. Les oxydes d'azote (NOx) sont émis par des combustions à haute température, notamment les moteurs automobiles. Le NO2 est irritant et pénètre dans les plus fines ramifications des voies respiratoires et accroît la sensibilité des bronches aux infections. L'ozone (O3) se forme dans l'atmosphère sous l'effet du soleil par des réactions chimiques complexes à partir des hydrocarbures et des oxydes d'azote émis par le trafic routier (il n’est donc pas émis directement par le trafic), il est agressif pour la respiration et les yeux. Le monoxyde de carbone (CO), polluant d'origine essentiellement automobile, est un gaz incolore, inodore, non irritant, qui se fixe à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang, provoquant un manque d'oxygénation des organes (cerveau, coeur...). Les hydrocarbures et les autres composés organiques volatils sont libérés par évaporation ou formés lors de la combustion, notamment des carburants ; leurs effets sur la santé vont d'une gêne olfactive à une irritation et une diminution de la fonction respiratoire, certains (benzène) ayant des effets cancérogènes. Les poussières émises par le trafic et les industries irritent les voies respiratoires ; certaines d’entre elles sont cancérogènes.
  Des niveaux importants d’ozone
Quatre stations fonctionnent dans la Drôme ; 3 à Valence (Trafic au bord de l’autoroute, au centre, au sud en périurbain) et une à Dieulefit (rural sud). L’ozone reste très présent (seuil d’information : 180µg/m3). Il est naturellement plus important en zone rurale, contrairement aux autres polluants. Ceci est du à ses conditions de formations et de dégradation. Les mesures de NO2 prises le long de l’autoroute sont directement liées au trafic, les 3 autres zones de mesure sont inférieures à la limite annuelle (40µg/m3). Les valeurs réglementaires concernant les poussières sont largement respectées (40µg/m3), on retrouve toujours une pollution plus importante en zone de transport.
Valeurs limites annuelles des mesures de NO2 et de poussières et moyenne horaire maximale de O3 en µg/m3 pour l’année 2004
Source : ASQUADRA
  Un département peu contributeur à la pollution atmosphérique (ozone exclu)
La pollution atmosphérique comprend 5 thèmes : acidification et pollution photochimique (SO2-NOx-COVNM (composés organiques non volatils)-NH3-CO), les gaz à effet de serre (CO2-CH4-N2O…), les métaux lourds, les particules ou poussières et les substances relatives à la contamination par les polluants organiques persistants (dioxines, furannes, PCB…). Selon les résultats 2000 du CITEPA, les effets des activités contribuant à cette pollution (industrie, transports, production d’énergie…) sont assez modérés dans la Drôme. Les 3 gaz à effet de serre se trouvent tous dans la moitié des départements les moins pollueurs. Concernant la pollution photochimique, 2 ou 3 des composés (suivant si on ramène à l’habitant ou à la superficie) sur les 5 font partie de cette même moitié. Enfin, qu’il s’agisse des métaux lourds ou des substances type dioxines, la Drôme fait pratiquement toujours partie du quart des départements les moins pollueurs.
Les émissions dans l’air de substances polluantes dans la Drôme en 2000
 Source: CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique de la Pollution Atmosphérique)/Format départements
 (*) Rang de la Drôme pour les émissions rapportée à la population (kilogramme ou kilotonne par habitant) ou à la superficie (kilogramme ou kilotonne par hectare) parmi les 96 départements de France métropolitaine. Le numéro 1 est attribué au département ayant les émissions les plus faibles.
 
  Un département fortement touché par le pollen d’ambroisie
La Drôme est un des départements français les plus touchés par l’ambroisie (plante appartenant communément aux «mauvaises herbes»), tout comme l’Ardèche, le Rhône et l’Isère. Deux sites de surveillance existent dans la Drôme, à Montélimar-Ancône et à Valence. L’augmentation de la concentration atmosphérique de ce pollen au cours de l’année est illustrée par le nombre de pollens par mètre-cube. Le taux maximum est souvent observé au cours de la 35 ou 36ème semaine de l’année. Il est alors responsable de rhinites allergiques et d’asthme. Le pic de 2003 est intéressant. En effet, pendant cet été de canicule, il était tout de même de 170 pollens/m3. C’est peu par rapport aux autres années mais étonnamment grand compte tenu des conditions climatiques ; on constate ainsi que l’ambroisie présente une bonne adaptation au stress hydrique. Ensuite, il n’est apparu qu’à la 37ème semaine, entraînant un décalage du risque allergique pour le patient. Pour illustrer cette pollinisation, on peut s’intéresser à la consommation d’anti-allergiques en Rhône-Alpes. On remarque alors un pic de printemps lié aux graminées et aux arbres et un pic d’automne lié à l’ambroisie.
Taux atmosphérique de pollens d'ambroisie au moment du pic sur le site de Montélimar-Ancône
 Source: Laboratoire des pollens et du microenvironnement de Valence
Répartition du pollen d’ambroisie en France
 On remarque une colonisation importante et maximale(points rouges) pour la région Rhône-Alpes et la Drôme.
Source:www.ambroisie.info
 
   
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Adresses utiles
 
 
Association de Surveillance de la QUalité de l’Air en DRôme Ardèche(A.S.Q.U.A.D.R.A)
Calcul et diffusion de l’indice atmosphérique
80, avenue Victor HUGO - 26 000 VALENCE
Tél. : 04-75-41-36-36 – Fax : 04-75-40-77-65
E mail : asquadra@atmo-rhonealpes.org
Site : http://www.atmo-rhonealpes.org/asquadra
 
    Groupement d’Allergologie et d’Immunologie Clinique du Rhône Moyen (G.A.I.C.R.M.)
Site : http://www.gaicrm.org/
 
    Laboratoire des pollens et du microenvironnement
13, rue Farnerie
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-82-65-79
 
    Horloge des Pollens
Tél. : 04-75-82-65-99
 
    Service Communal d’Hygiène et de Santé de Valence (S.C.H.S.)
1, place Louis Le Cardonnel
26000 VALENCE
Tél. : 04-75-79-22-11 – Fax : 04-75-79-22-19
 
    Service Communal d’Hygiène et de Santé de Romans (S.C.H.S.)
Espace Santé
42, rue Palestro B.P. 321
26107 ROMANS-SUR-ISERE
Tél. : 04-75-70-82-66 – Fax : 04-75-70-82-72
 
    Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales (D.D.A.S.S.)
13, avenue Maurice Faure
B.P. 1126
26011 VALENCE CEDEX
Tél. : 04-75-79-71-00 – Fax : 04-75-79-71-12
Site : http://rhone-alpes.sante.gouv.fr/missions/drome/26.htm
 
    Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales Rhône-Alpes (D.R.A.S.S.)
Service Santé Environnement
107, rue Servient
69418 LYON CEDEX 3
Tél. : 04-72-34-31-32
Site : http://www.rhone-alpes.sante.gouv.fr
 
    Pour plus d'information, voir aussi notre page consacrée à l'ambroisie.
 
   
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