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Historique

En 1925, le Comité d'Hygiène Sociale de la Drôme (C.H.S.) fut créé pour faire face aux fléaux sociaux et plus particulièrement à la tuberculose.

1927-1944 : La Tuberculose

 En 1927, deux ans après sa création, le CHS fut reconnu d'utilité publique. Pour mener à bien sa mission d'hygiène sociale, il mit en place des dispensaires dans tout le département dont il put assumer le fonctionnement grâce à la Campagne du Timbre Antituberculeux menée auprès d'un public généreux.Tous assuraient par leur service médical (médecins spécialistes, infirmières visiteuses) des consultations hebdomadaires gratuites et le cas échéant les formalités de placement des malades dans les établissements de cure. Ils participèrent également aux placements en famille saine, des enfants vivant en milieu tuberculeux.

En 1937, le CHS organisa aussi ses premières colonies de vacances.

1945-1947 : Nouvelle place du CHS

 Une série d’ordonnances visant à la réorganisation des services de Santé créa une Direction Départementale qui pris, alors, en charge la gestion de tous les dispensaires et personnel. Ces dispositions nouvelles retirèrent au CHS son activité la plus importante. On lui laissa, néanmoins, sa mission des aides, en collaboration avec les dispensaires, la poursuite des Campagnes du Timbre, ainsi que la gestion de la filiale Oeuvre Grancher.

 De même, l’organisation des colonies de vacances reprit à partir de 1946.

1947-1991 : La colonie de Cavalière

Privée de sa vocation principale, l'association drômoise chercha alors de nouvelles orientations. Grâce à ses fonds de réserves, elle put acquérir le vaste domaine de Cavalière, propriété située au Lavandou (83). L'objectif était double : créér un centre d'accueil pour enfants drômois déficients respiratoires (l'Aérium "la Mariène" fonctionna de 1950 à 1958) et un centre de colonies de vacances.

Autant d'infrastructures qui jusqu'à la vente du domaine de Cavalière en 1991, permirent ainsi l'accueil de colonies, de classes de mer, de stages sociaux éducatifs, de stages sportifs ou de séjours médicaux (handicapés, services d'hôpitaux, maisons de retraites...)

Voir aussi l'historique rédigé par Roger Mège figure incontournable du CHS de 1934 à 2012 PDF iconhistorique_chs_1927_1987.pdf

1992-1995 : Nouvelles adaptations et investissements importants

Suite à la vente du domaine de Cavalière, le C.H.S. décida de redéployer ses activités en faveur de la lutte des fléaux sociaux, par un soutien financier à diverses structures drômoises.

En 1994, il réalise d'importantes donations à :

la Ligue pour l'Adaptation du Diminué Physique au Travail (L.A.D.A.P.T.), association reconnue d'utilité publique depuis 1934 qui permet ainsi l'extension et la restructuration des locaux du Centre des Baumes, centre de rééducation fonctionnelle de Valence.

la Fédération des Oeuvres Laïques de la Drôme (F.O.L.) : pour rénovation du Centre de Montagne de la Jarjatte (26), centre de vacances.

l’Oeuvre St Jeannaise : pour la rénovation du Centre de Vacances de St Tropez (83), un centre de vacances pour tous (familles, groupes sportifs, enfants, personnes âgées...)

En 1995, il acquiert la propriété à rénover de "Château Pergaud" sur la commune d'Allex (26400) et la met à disposition de l'association l'Escale puis du Diaconat Protestant pour la réalisation du Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale "Regain". Il s'agit de réinsertion sociale de personnes désinsérées, en difficulté avec l'alcool. L'activité médico-sociale sous la forme d'origine a cessé en 2015.

1996-2016 : Ces vingt dernières années, le CHS a structuré ses actions sur 4 thématiques soutenues :

Le financement d'emplois aidés pour les jeunes (jusqu'à 5 ans) pour des associations de prévention agréées par l'Etat : Passerelle (prison), A.I.D.E.S., A.D.E.S. (aujourd'hui Education Santé Drôme), A.N.P.A.A..

La participation à des actions de promotion de la santé et de soutien à la parentalité, actions développées par divers intervenants locaux, notamment associatif. Les principales actions ont été dans les domaines des conduites addictives (alcool, tabac), l'équilibre alimentaire et la lutte contre l'obésité, la prévention du suicide...

La lutte contre l'ambroisie : Dès 1996, le C.H.S. s'est investi dans une action de santé environnementale contre l'ambroisie, mauvaise herbe très envahissante qui libère lors de sa floraison du pollen responsable de réactions allergiques.

  • Le C.H.S. a fait partie durant plusieurs années du Comité de pilotage départemental. Dans ce cadre, il a agi sur plusieurs axes: la mise en place dès 1997 et le fonctionnement pendant 10 ans du capteur de pollens d'Etoîle sur Rhône en lien avec le Groupement d'Allergologie et d'Immunologie Clinique du Rhône Moyen (G.A.I.C..R.M.).
  • Les frais de réalisation d'une étude locale de prévalence concernant l'allergie à l'ambroisie réalisée par le C.A.R.E.P.S en 1998 (Centre Alpin Recherche Epidémiologique Prévention Sanitaire) 
  • Le financement pour la Drôme d'une plaquette "grand public" réalisée par la D.D.A.S.S. et le Département.

          Vingt ans après les premières actions sur le département, l'ambroisie reste une préocupation en termes de santé publique et de prévention de son extension, mais le C.H.S. n'est plus directement actif dans ce programme.

          La mise à disposition de statistiques commentées permettant de connaître l'état de santé des drômois. La réalisation du premier tableau de bord sur la santé des drômois a été commencée en 1995 avec l'Observatoire Régional de la Santé Rhône Alpes et divers partenaires. En 2015-2016, le cinquième tableau de bord de la santé est en préparation. Il concerne la Drôme et l'Ardèche. Entre la parution des tableaux de bord, des dossiers thématiques d'observation de la santé ont été publiés